Un Essentiel amazon.fr
S'il est un groupe phare issu de la vague contestataire qui se déploya contre les positions du gouvernement de George Bush au moment de la guerre du Golfe, c'est bien Rage Against The Machine. Toute sa rage contre la machine à broyer américaine est déjà inscrite dans le patronyme choisi par le groupe californien dont deux des membres savent ce que militer signifie : Tom Morello est un métis dont le père s'est battu contre la colonisation au Kenya, et Zack de La Rocha, un Chicano originaire de Los Angeles. Avec deux autres comparses, ils mettent sur pied un véritable gang dont la fusion entre le rap de Public Enemy, le punk des Clash et le metal de Pearl Jam fait vite le tour du monde. Dès la pochette de ce premier opus éponyme, Rage Against The Machine plante le décor avec la photo célèbre d'un bonze s'immolant pour protester contre la guerre du Viêt-Nam. Produit par un ex-collaborateur d'Ozzy Osbourne et des Red Hot Chili Peppers, Rage Against The Machine fait de larges emprunts à Martin Luther King, Malcolm X et au Che, porté par des accords évoquant le hard de Led Zeppelin et le rap urbain des Bad Brains. Dès sa sortie, ce premier enregistrement fut un véritable coup de poing sur la table, traduisant le ras-le- bol d'une jeunesse manipulée par un système dont le libéralisme ne s'avère être qu'un diktat de plus. --Philippe Robert
Critique
Premier essai discographique du groupe, cet album éponyme est considéré comme la pierre angulaire de l'œuvre de Rage Against The Machine. Portée par une rythmique impeccable, la musique du groupe se révèle être un savant mélange de metal et de flows Hip-Hop. Tout au long des douze morceaux, textes engagés et instrumentions percutantes sont déjà au rendez-vous. Les premières mesures de « Bombtrack » font ressortir ce qui sera l'essence du groupe : basse percutante, batterie chirurgicale et guitare virevoltante. Appuyées par un chant qui fait ressortir la rage d'un groupe en colère, chaque composition du groupe est un hymne à la prise de conscience collective.
A l'image de la pochette où un bonze s'immole pour protester contre les exactions du régime sud-vietnamien soutenu par les Etats-Unis, la politique tient une place prépondérante dans l'œuvre du groupe. Zack de la Rocha, charismatique frontman, y dénonce entre autres, la première Guerre du Golfe (« Know Your Enemy»), les ghettos de Los Angeles (« Township Rebellion ») ou encore les accusations dont fait l'objet le militant amérindien Léonard Peltier (le célèbre « Freedom »).
Avec ce premier album, Tom Morello, qui inspirera des générations de guitaristes, est révélé à la lumière du monde. Les parties de guitare jouent un rôle prépondérant dans le son et l'identité du groupe. Ici, pas de riffs répétés à l'infini, pas de solos stéréotypés. Tom Morello est dépositaire d'un son très rock'n'roll qui éloigne ses lignes mélodiques des clichés du metal des années 1990.
L'œuvre discographique du groupe est lancée de fort belle manière, le succès est au rendez-vous (longue présence dans le Billboard). Mais loin de paralyser l'esprit créatif de RATM, les retombées de cette première production vont ouvrir de nouvelles portes au groupe et doper leur énergie créative.
Guillaume Mougel - Copyright 2012 Music Story
A l'image de la pochette où un bonze s'immole pour protester contre les exactions du régime sud-vietnamien soutenu par les Etats-Unis, la politique tient une place prépondérante dans l'œuvre du groupe. Zack de la Rocha, charismatique frontman, y dénonce entre autres, la première Guerre du Golfe (« Know Your Enemy»), les ghettos de Los Angeles (« Township Rebellion ») ou encore les accusations dont fait l'objet le militant amérindien Léonard Peltier (le célèbre « Freedom »).
Avec ce premier album, Tom Morello, qui inspirera des générations de guitaristes, est révélé à la lumière du monde. Les parties de guitare jouent un rôle prépondérant dans le son et l'identité du groupe. Ici, pas de riffs répétés à l'infini, pas de solos stéréotypés. Tom Morello est dépositaire d'un son très rock'n'roll qui éloigne ses lignes mélodiques des clichés du metal des années 1990.
L'œuvre discographique du groupe est lancée de fort belle manière, le succès est au rendez-vous (longue présence dans le Billboard). Mais loin de paralyser l'esprit créatif de RATM, les retombées de cette première production vont ouvrir de nouvelles portes au groupe et doper leur énergie créative.
Guillaume Mougel - Copyright 2012 Music Story
Description du produit
Avec RATM, le rock fusion jusque-là mijoté aux petits oignons par les Red Hot Chili Peppers change de ton et prend des allures encore nettement plus épicées. En mixant rudement un rap incisif aux textes très politiques (dont une violente diatribe contre la guerre du Golfe, premier épisode !) avec les riffs d'un métal tétanisé (hérité des grands maîtres du genre) et les rythmiques d'un funk de tranchée, le chanteur Zack de la Rocha et le guitariste Tom Morello enregistrent en 1992 le manifeste d'un rock extrême qui va faire école et développer bien des avatars. Des années plus tard, ce disque incandescent reste une référence !
Descriptions du produit
Rage Against The Machine, Rage Against The Machine, CD S'il est un groupe phare issu de la vague contestataire qui se déploya contre les positions du gouvernement de George Bush au moment de la guerre du Golfe, c'est bien Rage Against The Machine. Toute sa rage contre la machine à broyer américaine est déjà inscrite dans le patronyme choisi par le groupe californien dont deux des membres savent ce que militer signifie : Tom Morello est un métis dont le père s'est battu contre la colonisation au Kenya, et Zack de La Rocha, un Chicano originaire de Los Angeles. Avec deux autres comparses, ils mettent sur pied un véritable gang dont la fusion entre le rap de Public Enemy, le punk des Clash et le metal de Pearl Jam fait vite le tour du monde. Dès la pochette de ce premier opus éponyme, Rage Against The Machine plante le décor avec la photo célèbre d'un bonze s'immolant pour protester contre la guerre du Viêt-Nam. Produit par un ex-collaborateur d'Ozzy Osbourne et des Red Hot Chili Peppers, Rage Against The Machine fait de larges emprunts à Martin Luther King, Malcolm X et au Che, porté par des accords évoquant le hard de Led Zeppelin et le rap urbain des Bad Brains. Dès sa sortie, ce premier enregistrement fut un véritable coup de poing sur la table, traduisant le ras-le- bol d'une jeunesse manipulée par un système dont le libéralisme ne s'avère être qu'un diktat de plus. --Philippe Robert