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5.0 étoiles sur 5
un film contestataire incorrect, qui a crée la rambomania, 28 avril 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rambo 2 [Blu-ray] (Blu-ray)
c'est un film "historique", pas dans le sens de relater la guerre du Vietnam pas à pas, mais historique des années 80, dans la mesure où ce volet a partagé radicalement l'opinion publique, créant des pro et anti-stallone beaucoup plus fortement que par la série des Rocky Balboa. Le film lui même rappelle aujourd'hui plus un banal film de guerre et d'action qu'un film polémique, mais à l'époque, le film se voulait redonner le moral aux soldats de la nation colonisatrice, synonyme d'anathème pour les héritiers de la génération contestataire des années 68.
Clint Eastwood avait déjà dans les années 70 contesté les mouvements bien pensants de l'époque avec les méthodes musclées de son inspecteur Harry; Ici, bien sur qu'en apparence, John Rambo s'en prend à l'administration américaine dans le scénario, mais personne n'est dupe à l'époque, et le fait d'agir en Rambo signifie, "se faire justice soi même par des méthodes expéditives", être un anticommuniste primaire (nous sommes en France en pleine orthodoxie Mitterandienne et l'affreux Ronald Reagan symbolise l'Impérialisme américain, surtout pour notre intelligensia parisienne: qu'un individu seul superhéros déchu triomphe de tous les dangers et écrase l'Armée rouge aux tropiques irrite nos collectivistes, si férus de troupes de, de groupes de ou rassemblements de.. Tout les irrite dans son comportement: il fout une raclée aux troupes soviétiques car elles ont tuées sa petite amie, il impose finalement une sorte de retour du Western sauce Ketchup contemporaine, (Reagan n'était il pas lui aussi un ancien acteur de western?)... il liquide une compagnie entière de fantassins vietnamiens, alors que face aux populations indigènes, nous sommes dans la rédemption coupable orchestrée par les tiers-mondistes, qui ont alors le vent en poupe...
************************* Alors je conteste cette relecture contemporaine du film totalement anachronique que certains internautes sont tentés de faire pour satisfaire leurs convictions personnelles: à l'époque, il s'agit d'une critique virulente contre l'administration J.Carter notamment pour son immobilisme compulsif, notamment illustrée par la prise d'otage de l'ambassade américaine en Iran...Ce film marque la revanche des nationalistes américains, d'une union renouée entre la nation et son armée, car "bordel, ce sont nos hommes"dixit dans le film. Stallone ne prône pas un esprit "va t-en guerre", mais veut une union de fierté et de défense des intérêts américains entre le bidasse et son état major, ses dirigeants.
Vous l'avez compris, le film est "lourdement" politique, et on aime ou n'aime pas en fonction de ses convictions, et engagements à l'époque; Le succès commercial de l'époque froisse aussi bien la sphère intellectuelle légitimée par le pouvoir français, que les supporters de l'abrogation de la peine de mort, qui nous avaient quelques années auparavant pris en otage sans aucun débat démocratique; C'est un film profondément anti-coppola par rapport à Apocalypse Now, car il présente plus que des bons ou des méchants, des justes et des injustes avec une notion de châtiment bien loin de l'esprit de films antérieurs: fin du fouillis perpétuel couronné par la notion de "Vietnam", comme synonyme de pourriture des esprits et de l'érosion inexorable des corps et des têtes des combattants abandonnés à eux-même.
bien sur, le film date un peu aujourd'hui dans sa mise en scène, ou par son synopsis , mais il mérite d'être connu comme un élément de l'Histoire contemporaine, un phénomène médiatique de contrepouvoir populaire, qui a marqué les générations de l'Époque.
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4.0 étoiles sur 5
Deuxième grande gifle pour les USA, 18 décembre 2009
Encouragés par le succès du premier volet, les producteurs eurent naturellement l'idée de poursuivre l'aventure. Lorsque le film sortit en 1985 il était attendu de pied ferme par le public et devait déclancher la "Rambomania" aux USA.
En France, le film connût le même succès public mais fût massacré par une certaine presse, accusant le personnage de raciste et de fasciste. Ces journalistes n'avaient soit pas vu le film, soit rien compris. Rambo n'a rien de fascisant ni de raciste(il s'amourache même d'une jeune Viet-namienne) et s'il retourne au Viet-nam ce n'est pas par revanche mais pour prendre des photos de camps de prisonniers.
Il sera en fait victime d'une machination de l'état, les camps étants en fait vides, les photos devaient prouver aux familles des disparus qu'il n'y avait plus d'espoir de les retrouver. Mais Rambo trouve des prisonniers et les délivre, ce qui n'était bien-sûr pas prévu. Il est alors lâché par sa hiérarchie et capturé par les viets. Torturé, il comprends la trahison grâce à un enregistrement radio.
Il s'évade aidé par son amie viet-namienne. Après de violentes péripéties, Rambo ramène les prisonniers à la base où il laisse encore exploser sa colère détruisant tout le système informatique et menaçant le responsable de la mission. Rambo hurle sa colère, il a tout compris: les prisonniers américains n'ont pas été libérés après la guerre car leur pays n'a pas voulu payé les dédommagements et la mission consistait donc à prouver qu'il n'y avait plus de captifs au Viet-nam.
L'abandon des prisonniers américains est un fait réel et il est ici dénoncé explicitement. Au contraire d'être un film revanchard et patriotique(comme "portés disparus") "RamboII: la mission" est encore une grande gifle à l'administration américaine.
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