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Commentaires client les plus utiles
16 internautes sur 18 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
La terrifiante descente au Goulag,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Raspoutitsa (Cartonné)
Cet album est un des plus sombres qu'il m'ait été donné de lire. De la part de Dimitri, c'est sans doute le plus profond et le plus desespéré, loin devant Kursk. Tourmente d'acier.Il retrace l'itinéraire de vaincus de l'armée allemande après la bataille de Stalingrad, regroupés en colonnes pour rejoindre les camps de Sibérie. S'engage pour eux une de ces sinistres marches du "davaï" (en avant) au cours desquelles nombre d'entre eux trouveront la mort. Dans l'enfer sibérien, les soldats toucheront du doigt la réalité de l'enfer communiste après avoir été poussé dans les reins par le régime nazi. L'album atteint son paroxysme avec les scènes d'anthropophagie qui n'ont pas été inventées par l'auteur du soldat oublié. Dans son livre terrifiant traitant en partie de la retraite de Russie (Le Cheval rouge), le soldat italien que fut Eugenio Corti rapporte également de tels faits. L'album de Dimitri est coloré en tonalités sombres, nocturnes, que rien n'égaille. C'est un chant funèbre qui est composé. A lire pour connaître la réalité du Goulag, de la Russie stalinienne, du mépris de la vie humaine par les régimes totalitaires. Un maître album. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Glaciale tourmente,
Par Latour07 (Paris, France) - Voir tous mes commentaires (#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR) (TOP 500 COMMENTATEURS) (TESTEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Raspoutitsa (Cartonné)
Stalingrad. 1er février 1943. Une sortie de casemate pour signaler sa présence à un avion ami, explosions, des deux soldats allemands, un seul blessé survivra qui est fait prisonnier par un ennemi. Commence un périple aux enfers glacés où la malnutrition et les fatigues de la marche infinie poussent les hommes jusqu'à l'anthropophagie.Guy Sajer (alias Dimitri) écrit, dessine, ce qu'il a vécu. Lorrain, enrôlé -volontaire; il n'est pas un "malgré-nous"-, il combattra dans l'infanterie d'élite de la Wehrmacht sur le Front de l'Est et relatera ses mémoires dans un inoubliable ouvrage Le soldat oublié. Il a également rédigé plusieurs BD dont l'excellente Kursk. Tourmente d'acier. L'univers du combat désespéré, imprégné des odeurs de décomposition, de putréfaction des champs de bataille, de mort, de solitude extrême est celui qu'il connaît bien. Dimitri a le don de nous le faire partager. Ames sensibles s'abstenir. Précision complémentaire : l'auteur est resté fidèle à son engagement militaire passé. Son récit est donc univoque. S'il rappelle à raison que sur les 91.000 soldats allemands faits prisonniers à Stalingrad, seulement 6.000 revinrent en Allemagne (bien des années après la fin de la guerre), il oublie de mentionner les effrayantes conditions réservées aux prisonniers russes par les Allemands (extermination de ces "sous-hommes", camps de concentration, expériences médicales, etc.) ; aucun des deux belligérants n'ayant signé la Convention de Genève. Vous l'avez compris, je ne nourris aucune sympathie pour cet auteur. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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