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Commentaires client les plus utiles
20 internautes sur 22 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
pfiou,
Par Rannou "http://www.madamecharlotte.com/livres" (Perpignan) - Voir tous mes commentaires (TOP 500 COMMENTATEURS) (VRAI NOM)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ravage (Poche)
Terrifant récit de ce qui pourrait être la fin du monde. Arrivée à un stade de son évolution où les machines et l'électricité sont partie prenante de la vie, l'humanité s'est éloignée depuis longtemps de la nature et des choses simples. Assistée par les derniers exploits de la science, elle dépend des inventions de l'homme, à tous les niveaux. Mais le jour où l'électricité ne rempli plus son rôle, le jour où tout s'arrête, l'humanité entame sa descente inéluctable, et doit survivre par elle-même. Ravagé par des catastrophes en chaîne et sans plus aucun moyen d'y faire face, le monde est plongé dans une ère apocalyptique où chacun cherche à sauver sa peau, à n'importe quel prix.
Le livre est passionnant, l'histoire vraiment cauchemardesque, le propos percutant. Comment renaitre après une chute si vertigineuse ? faut-il recommencer les mêmes erreurs en croyant mieux faire, ou tout rejeter en bloc pour préserver la vie ? Le dénouement m'a laissée sans voix, c'est un livre puissant et plein d'idées. Du très bon Barjavel. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
16 internautes sur 18 ont trouvé ce commentaire utile :
3.0 étoiles sur 5
"la violence est le dernier refuge de l'incompétence",
Par Agnes5 "agnes5" (France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ravage (Poche)
Paris 2052; dans une France où la Ville prospère , où le Progrès de l'homme éclate, où l'electricité, devenue indispensable, a même remplacé l'agriculture, tout semble possible et l'Homme n'a même plus peur de la mort. Pourtant, après une formidable panne électrique, la ville est brusquement plongée dans le chaos. Un panique effoyable prend les Parisiens, laissant les hommes en proie à leurs instincts les plus primaires: égoïsme, folie, pillages, tuerie, barbarie... Dans cet univers post-apocalyptique où règne la loi du plus fort, François devient le chef d'un groupe de quelques survivants et, au fil de nombreux périls, rejoint le sud de la France où l'agriculture a conservé toute sa place. Ecrit et publié en 1943, ce roman de science-fiction est un roman pessimiste, qui dénonce les travers et les dangers des "progrès" de la société. Surtout, rédigé pendant l'occupation allemande, certains parallélismes restent troublants (fuite vers le Sud de la France, exode difficile et dangereux, anéantissement des moyens de communication, lutte et violence pour la survie, faim...) et le livre n'est pas sans rappeler, dans l'esprit,la belle métaphore du Hussard sur le toit de Giono. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile :
2.0 étoiles sur 5
Une dystopie qui se finie par une utopie émétique,
Par O.H.E (Paris, France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Ravage (Poche)
Je pense la même chose que certains commentaires précédents.
Ravages se constitue de trois parties : une première assez longue qui plante le décor futuriste, un monde de technologies, de vanités, de superficie et de paresse physique autant qu'intellectuelle. Bien sûr, les descriptions peuvent parfois faire sourire du fait qu'elles sont marquées par le contexte historique de rédaction (par exemple la prédominance du charbon et de la sidérurgie...). La seconde raconte la survie désespérée dans un monde où la mort et la maladie laisse un sentiment indifférent tant il est le lot commun de tous. Mais surtout, la dernière partie est catastrophique! C'est la plus courte, elle est tout simplement bâclée. On tombe en effet dans un moralisme chrétien qui se voulait une utopie. C'est à en vomir par overdose de stéréotypes : châtiments divins qui tombent du ciel, société rurale fondée sur une dictature patriarcale, les femmes ne sont plus que des ventres selon l'impératif de l'adage chrétien "soyez fécond et prolifique, remplissez la Terre et dominez là" puisque l'existence de ces hommes n'a de sens que pour "repeupler le monde" d'une "race de maître", bref. C'est vraiment irritant de lire de pareilles absurdités et ne donne pas envie d'en lire d'avantage. D'ailleurs les personnages sont creux et très stéréotypés : la Blanchette superficielle, nunuche, qui ne sait qu'être belle et sourire, le François bien Français attachée à la terre, viril et autoritaire, etc. C'est dommage car il y avait de bonnes idées, notamment le petit épisode avec l'hôpital et les rayons miracles qui guérissent absolument tout pour une humanité bien homogène. Bref, du potentiel mais peu exploité. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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