Le single "never get old" est à ranger avec fashion, golden years ou ashes to ashes dans la catégorie des tubes de Bowie, ceux qui sont accrocheurs, entrainants, mais en même temps empreints de cette originalité incroyable et déroutante. Le reste de l'album est à cettte image. Varié tout en ayant un style joliment uniforme, c'est un des meilleurs disques de Bowie. Après heathen, qui contenait quelques chansons très rock, d'autres très belles mais dont le fil conducteur était des titres simples, lents et envoutants un brin gothiques, reality prouve une fois de plus le talent du caméléon en étant un album extrêmement différent. Les titres les plus énergiques sont délurés, délirants et expérimentaux comme les chansons de ses albums révolutionnaires genre Low ou Lodger. les plus calmes sont au contraires dépouilées au maximum pour faire venir l'émotion. Et le reste du CD se situe à mi-chemin, rythmé comme ses tubes les plus pops, dopés par des guitares bruyantes presque rock, avec un chant principal (et des choueurs) variés, tantôt étranges, festifs ou émouvants, toujours surprennants. Alors ce nouvel album ne va pas créer une mode comme Ziggy Stardust, révolutionner la musique comme Low, heroes, Lodger et Scary Monsters, ni même attirer les foudres des détracteurs comme earthling. mais ce n'est pas parce qu'il est moins inventif, au contraire. C'est parce que Bowie est le seul artiste à changer de style sans cesse, tout en ayant un style à lui, le seul à faire une musique aussi incroyable et il le fait depuis si longtemps qu'on y est habitués. pas grave. Bowie ne vieillit plus et c'est parti pour encore 20 ans de révolution musicale! Espérons...