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Reconnaître et conserver les photographies anciennes Broché – 13 avril 2007


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Extrait

Extrait de la préface de Michel Frizot Directeur de recherche au CNRS :

Pour les distinctions du regard

Les photographies sont des objets gui avant tout se regardent. On aimerait pouvoir dire qu'on les apprécie mieux encore en les touchant, mais le conservateur s'y opposerait farouchement, et il aurait raison. Ceci dit, rien n'est plus propice à l'acuité du regard qu'une photographie. Déjà, lors de l'invention du daguerréotype en 1839, on s'ébahissait de ce que des détails, même superflus, se laissent voir à l'aide d'une loupe. Il est dans le principe même de la photographie d'enregistrer ces riens minuscules que le photographe n'aura pas remarqués, et qui traverseront les siècles à son insu, conférant ainsi à l'image une qualité documentaire inégalable. Et l'on trouve toujours intérêt à revenir sur ce que l'on n'a pas encore assez regardé, pourvu que les détériorations de l'objet n'y fassent obstacle. Les photographies sont des surfaces, et d'abord des supports à peine recouverts d'une couche ultramince, ou seulement imprégnés d'une substance photosensible. Et l'état de surface d'une image est primordial pour l'exercice du regard. La brillance, la réflexion lumineuse, la tonalité nous renseignent, avec d'autres indices, sur la technique et l'ancienneté, sur l'usure du temps. Un même procédé présente des variations infinies en raison de la chimie locale et du tour de main individuel.
Et puis, on ne le redira jamais assez, la pho­tographie c'est par-dessus tout le négatif, image première, produit direct de l'action de la lumière pour la plupart des procédures photographiques. Le matériau, le support, les composants paraissaient transitoires (un état d'attente du tirage) et n'étaient pas prévus pour durer deux siècles. Et pourtant, c'est le négatif qui contient le plus d'informations, et d'autres fois, c'est tout ce qui nous reste d'une prise de vue.

Biographie de l'auteur

Bertrand Lavédrine est professeur, spécialiste de la recherche en conversation-restauration du patrimoine photographique, directeur du Centre de recherches sur la conversation des documents graphiques (CNRS). Jean-Paul Gandolfo est professeur à l'Ecole nationale supérieure Louis Lumière. Sibylle Monod, professeur de lettres, est responsable de la valorisation de la recherche et des publications au Centre de recherches sur la conversation des documents graphiques.


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