Une fois passé le calamiteux premier titre (mais aussi malheureusement premier single), sûrement ultime concession faite à la maison de disque pour rendre sa musique plus facile d'écoute, ce nouvel album prend son rythme de croisière. A la première écoute, on pourrait croire qu'il est de facture classique et sans grande nouveauté. On retrouve Heather Nova non pas dans les eaux troubles de Storm (précédent album) mais plutôt dans celles de Siren (très bon album au demeurant). Mais une oreille attentive remarquera vite la grande nouveauté. C'est la sérennité dans les compositions de la chanteuse mais surtout dans sa voix. Il suffit pour s'en rendre compte d'écouter The Sun Will Always Rise, troublante berceuse composé pour son fils où son merveilleux vibrato n'est pas loin de nous rappeler celui de la passionaria des années soixante, Joan Baez. Autant Storm nous faisait partager son spleen, autant Red Bird fait souffler un vent chaud. La chanteuse apaisée ne signe peut-être pas ici son meilleur album mais il est tout de même traversé par de très beaux morceaux comme Motherland ou encore A Way To Live.