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Red


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Détails sur le produit

  • CD (1 janvier 1974)
  • Nombre de disques: 1
  • Label: Dgm
  • ASIN : B00065MDSQ
  • Autres éditions : CD  |  Cassette  |  Album vinyle  |  DVD
  • Moyenne des commentaires client : 4.9 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (33 commentaires client)
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1. Red
2. Fallen Angel
3. One More Red Nightmare
4. Providence
5. Starless

Descriptions du produit

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RED

Critique

Le titre claque comme un coup de fouet : rouge, zone d’alerte maximale du compteur (figurant très clairement au dos de la pochette, l’aiguille flirtant avec la graduation extrême, quand le bolide va trop vite, l’embardée fatale menaçant à chaque virage, et que l’on pressent, les freins à la limite, sauf à utiliser au plus vite le siège éjectable, ne pas devoir sortir indemne du crash final). C’est, sans conteste possible, le sentiment hantant en cette fin d’année 1974 le maestro Fripp qui, sentant proche la mort des dinosaures du prog (il est un des premiers à employer cette expression qui fera date) et la fin donc d’une époque, décide de quitter le devant de la scène pour se consacrer (et ceci, on s’en apercevra bien plus tard, pour longtemps) à des travaux plus confidentiels, sans laisser à personne d’autre que lui-même le soin d’immoler sa créature (qui ne le satisfait donc plus vraiment), mais sans manquer non plus l’occasion de lui rédiger le plus noir des codicilles testamentaires.

Car ce dernier album, avant fort longtemps, est bien l’œuvre au noir de King Crimson, d’un King Crimson ramassé sur ses forces vives (David Cross vient de claquer la porte et on ne laissera même pas le temps à Ian Mac Donald de retrouver sa place comme prévu), réduit donc à un trio en guise de symbole de sa disparition programmée, et en fait déjà effective à la sortie de l’album, structure lui permettant de décupler la véhémence de ses sombres ardeurs (on sait à quel point dans le rock en général, mais dans le rock progressif aussi, c’est ce type de formation qui permet la plus totale et dévastatrice cohésion), quand bien même les participations moins que négligeables des deux sus-nommés et autres partenaires d’antan (Mel Collins en particulier), permettent, pour autant, le bilan fastueux d’une aventure musicale pour le moins exceptionnelle.

Et la pochette là non plus ne fait pas dans le mystère : noir pour noir, tout y est noir, à l’exception du titre coloré comme il se doit, et ce n’est pas le vague sourire ornant les lèvres de John Wetton qui peut faire oublier le rictus fermé et le regard dur et obstiné du maître, dont le visage, à l’instar des deux autres, affrontant en gros plan l’objectif, est plongé dans un sombre et éclairant contre-jour.

Inutile de dire que les atmosphères élégiaques et mélancoliquement nostalgiques (même si un romantisme sombre s’inscrit toujours en filigrane) se font de plus en plus passagères. Et si les deux réelles mélodies éclairant l’album sont toujours aussi poignantes et magnifiquement timbrées par la voix chaude et sur l’instant (mais jamais très longtemps) rassurante de John Wetton, elles le cèdent donc à chaque fois très rapidement aux contrées arides et inquiétantes que l’animal blessé fréquente avec toujours plus d’angoissante assiduité. Avec cette différence qui caractérise en quelque sorte les deux faces de l’album.

Pour « Fallen angel » (première face où la formule trio donne toute sa puissance hallucinée) elle cède la place à un riff énergique, épais, obsédant et pourtant mélodique, entraîné par la batterie virevoltante du fantastique Bill Bruford où la guitare frippienne moins tranchante qu’à l’accoutumée se fond avec la basse de Wetton en un tellurique amalgame sonore sur lesquels s’époumonent désespérement John Wetton et le cornet dissonant de Marc Charig. Et «Red» en début de face (un pur instrumental uniquement composé par Fripp) et son riff étouffant, cahotique, et obsessionnel à peine interrompu par une brève et lugubre accalmie, ouvre plus que magistralement le bal de ce rock âpre et violent, d’une noire intelligence et d’une exceptionnelle profondeur, habité par cette sombre et farouche prégnance qui le fait ressembler à une sorte de heavy-metal métaphysique, repris avec encore plus d’intensité, si c’était possible, par «One more red nightmare» (au titre plus que bien choisi) et son solo de saxophone déchiré, pour clore une des page les plus virulement torturées de l’œuvre crimsonienne.

Quant à «Starless» (deuxième face où les chemins d’une expérimentation visionnaire sont de nouveau plus que magistralement explorés) qui suit «Providence» un pur, énigmatique et totalement déstabilisant instrumental, où s’illustre une dernière fois avant son départ définitif, plus crispant que jamais, le violon de David Cross, c’est à un de ces formidables crescendos (construit autour d’une boucle de guitare torturante à souhait, déflagration circulairement entre-retenue) dont le groupe a le secret que le mélodie (installée dans un premier temps sur de splendides et majestueuses nappes de mellotron) cède la place (avant que de ré-émerger du chaos, irréelle et superbe, au final) pour une pièce qui, à l’instar de « Lark’s tongue in aspic part 2 » et « Fracture » sur les albums précédents, emmène l’auditeur aux confins du jazz, de la musique contemporaine, dans une sarabande sonore toujours réinventée, d’une tension d’une insoutenable densité, où sont convoqués dans un apothéotique final tous les pouvoirs incantatoires du roi pourpre, laissant pantois et décomposé celui qui l’écoute pour la première fois, regrettant comme Bill Bruford que l’aventure ne se prolonge pas plus longtemps, mais convaincu d’avoir entendu une des les plus grandes œuvres que, toutes tendances confondues, le rock ait jamais produites.



Olivier Souane - Copyright 2014 Music Story

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24 internautes sur 25 ont trouvé ce commentaire utile  Par "chris_from_paris" sur 6 février 2003
Format: CD
Beaucoup de fans de Crimson ont un faible pour la période 73-74 du groupe et s'écharpent pour savoir quel disque est le meilleur de cette période. Moi j'ai choisi et c'est définitivement Red. La musique de Red est à l'image de sa pochette : d'un noir profond, sans issue, désespérée. Il faut dire que le disque est posthume, paru quelques semaines après l'annonce de la séparation du groupe. Un album de fin de règne... Mais avant de capituler, le monarque livre sa plus belle bataille.
Le morceau-titre est de la braise, un riff qui vous vrille la cervelle, lent, façon Panzerdivision qui écrase tout sur son passage. L'armée Crimson est en marche. Fallen Angel, une ballade que John Wetton chante impeccablement, raconte l'histoire d'un gars qui se prend des coups de lame dans une rue de New York. Le morceau alterne parties douces (couplets) et torturées (refrains et ponts), une formule qui sera recyclée à l'envi par la vague grunge (il paraît même que Kurt Cobain adorait ce disque...) One More Red Nightmare est presque un morceau funk, une chose aux paroles un tantinet absconses et aux claquements de mains un tantinet bizarroïdes. Providence est une de ces improvisations que le groupe tentait chaque soir sur scène ; celle-là a été enregistrée peu de temps avant le dernier concert de la tournée 74, dans le Rhode Island. Ambiance terrifiante, suggérée par les crissements du violon de David Cross. Et puis... et puis il y a Starless. Morceau magnifique, d'une beauté absolue, étoile noire de ce disque déjà sombre.
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26 internautes sur 29 ont trouvé ce commentaire utile  Par pcmusic sur 24 avril 2010
Format: CD
Cette édition comprenant un CD avec des bonus tracks + un DVD avec 2 options pour le 5.1 surround dont la technologie la plus récente, à savoir le MLP Lossless 5.1 surround censée reproduire la même qualité qu'en studio sans aucune perte (lossless).
Le résultat est évidemment à la hauteur de ce qu'on attend d'une restitution sonore d'un album datant de 1974.
Cependant cette édition comporte une arnaque qui pour moi est de taille : l'absence des lyrics des 3 morceaux chantés présents dans l'édition précédente (30th anniversary). Ce sera donc une étoile en moins. (La musique vaut, évidemment 5*)
En guise de conclusion, si vous n'avez pas d'équipement 5.1, si vous êtes allergiques aux bonus tracks (et il y en a...) et si vous en avez rien à cirer des extras vidéo du DVD et ne voulez QUE l'album original avec un son impeccable, choisissez sans hésiter l'édition 2000 du 30ème anniversaire. La différence entre le remaster 2000 et 2009 est anecdotique et moins de 10% des mélomanes se rendront compte que la dernière est meilleure en stéréo.
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18 internautes sur 21 ont trouvé ce commentaire utile  Par prince saphir TOP 1000 COMMENTATEURS sur 24 décembre 2008
Format: CD
Cet album est le premier de King Crimson que j'ai acheté et il est resté mon favori; c'est également le plus fameux, avec "In The Court...".
Cinq années seulement séparent la fracassante première "observation" du Roi Pourpre et ce "Red" sous haute-tension, mais il y a un monde entre les deux, même si une certaine analogie peut-être faite (cinq morceaux, une entrée violente, une ballade - même si de facture très différente -, un instrumental expérimental - si on excepte la première partie chantée de "Moonchild" -, et enfin une longue suite progressive en conclusion, plutôt pompeuse dans le premier cas et beaucoup plus aventureuse dans l'autre).
"Red" est aussi le volet final d'un tryptique ultra original, commencé avec le solaire et ésotérique "Lark's Tongue In Aspic" et poursuivi par le plus sombre et difficile et expérimental "Starless And Bible Black". C'est le plus accessible des trois, le plus électrique aussi, même s'il intègre quelques instruments à vent (moins nombreux néanmoins que dans les premiers albums; ils disparaîtront d'ailleurs complètement par la suite) : saxophones alto et soprano, cornet, hautbois, ainsi qu'un violon (génial David Cross). Par contre, aucun clavier, à part le mellotron dans "Starless" et "Fallen Angel".
Effectif : Robert Fripp, guitares/mellotron - John Wetton, basse/chant - Bill Bruford, batterie/percussions + musiciens additionnels.
Voici une brève description des cinq morceaux du dernier album du groupe avec cette formation :
1. Red (6'16) - Robert Fripp dans ses oeuvres.
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1 internautes sur 1 ont trouvé ce commentaire utile  Par Hervé J. COMMENTATEUR DU HALL D'HONNEURTOP 10 COMMENTATEURS sur 18 mai 2013
Format: CD
Pour commencer, la pochette est sympa, très classe, on dirait presque un disque de Police...

Il se dit qu'on aurait retrouvé "Red" dans le lecteur CD de Kurt Cobain le jour où...

Bien que d'une noirceur absolue, paradoxalement cet album m'a toujours filé la pêche, j'aime la tristesse quand elle est belle! Et puis quand c'est pas son jour...

A l'été 1974, Crimson va pratiquement se retrouver en trio. Sous la pression de John Wetton, le violoniste David Cross va se trouver éjecté, par manque de charisme et d'audace. Robert Fripp, qui vient de légèrement pêter les plombs, laisse les coudées franches à ses partenaires (surtout Wetton) pour la production du futur album. La différence avec le précédent(Starless And Bible Black) sera de taille!

L'album "Red" commence par l'instrumental éponyme. "Torrent de lave incandescente", "brûlot", " descente aux enfers", sont généralement les termes employés par les fans pour qualifier ce morceau. Avec une très belle intro, suite de mélodies espacées en tierces mineures, qui servira aussi de final, "Red" est un genre de blues heavy-métal qui emploie les tritons (les notes du diable, pas les batraciens!) à la place des accords I-IV-V traditionnels. La guitare de Robert Fripp, violente, saturée, incroyablement efficace, a perdu la stridence agaçante de l'album précédent. La basse de Wetton martèle comme une enclume et Bruford (bien qu'appréciant peu le morceau pour son côté basique) se livre à un festival insolent de viruosité et d'à propos.
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