Je ne suis pas un familier de Marcel Proust. J'ai toujours hésité à entré dans son œuvre, par crainte ou par paresse, que sais-je ? Pourtant, je tourne autour, essayant de capter des bribes de l'œuvre par des éclats qui en tombent par des commentaires avisés ou par des adaptations cinématographiques comme celle de Ruiz. Ils agissent plus comme un aimant que comme un repoussoir. Pour ma part, j'ai adoré le film de Ruiz malgré les complexités du montage et les flash-backs qui peuvent dérouter le spectateur. Pourtant, ceux-ci sont bien comme le fil rouge qui traverse un film dont le sujet tourne autour de la mémoire et de la vanité du monde. J'ai aimé les mouvements de caméras, amples ; le temps pris pour les scènes, laissant le spectateur s'installer dans les dialogues ; le parti pris d'avoir des éléments du décor qui se déplacent (le narrateur s'élevant contre les images projetées, les rangées de fauteuil qui se déplacent durant le concert, ...) ; le traitement de la lumière et le soin apporté aux décors. Le film se se laissent pas conquérir comme cela. Il faut avoir une certaine attention mais la récompense est là. Si on sent que le scénariste a dû faire des coupures, inévitables dans ce type d'adaptation, je pense (encore une fois, je ne suis pas lecteur de Proust) que l'essentiel est rendu.
Le DVD ne comporte pas de bonus dignes de ce nom. Dans ce coffret, un CD-ROM est joint comportant de nombreux ajouts sur Proust. Cependant, je suis sur une version Mac avec OS 10.6 et il m'est impossible de le lire !