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6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
A l'EPREUVE DU TEMPS, 25 août 2006
Et pourtant, qu'est-ce que j'ai pu l'écouter ! Pas un seul morceau de remplissage, tous des hits, des chansons imparrables entêtantes aux mélodies plutôt difficiles à fredonner. Ce reggae blanc m'a donner des frissons, et pourtant je trouve qu'il ne vieillit pas si bien que çà. Cet album est sans doute celui qui tient le plus la distance, pourtant "Roxanne", "Can't stand loosing you", (extraits du premier album) s'écoutent toujours avec plaisir, mais je n'arrive pas à définir ce qui me dérange un peu à l'écoute de leurs disques, très novateurs pour l'époque. Une senation indéfinissable de passer-de-mode-définitivement ? la voix de Sting assez monocorde ?? le son syncopé ?? Pourtant Police reste un groupe essentiel de la fin des années 70-début 80, alliant le reggae, et style jazzy (passion des trois musiciens) à l'énergie punk. 5 étoiles de toutes façons pour le choc à la première écoute, Bring on the night, et les souvenirs.
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16 internautes sur 19 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Un album incontournable !, 27 août 2004
The Police a cette image de groupe à succès, style "Téléphone", avec des morceaux tels que "Roxanne" ou "Message In The Bottle". Leur génie est un peu oublié ces temps-ci, et pourtant il s'agissait bien de 3 musiciens hors pair... Une écoute de cet album vous rafraichira la mémoire: du rock débridé ("Contact", "Deathwish", "Alright For You"...), des ballades magnifiques ("Bring On The Night" et surtout "The Bed's Too Big"), et bien sûr des tubes en puissance (les morceaux les moins appréciables forcément). Le jeu du batteur est saisissant (extraordinaire Stewart Copeland que vous pourrez retrouver dans le groupe "Oysterhead" notamment), les influences diverses (parfois on sent une lointaine saveur Reggae)... bref indémodable. Un must.
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6 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
SANS COMPLEXE, 12 septembre 2008
Lieu de mélange de styles et d'influences, chaque disque de Police s'aborde comme l'on part à la rencontre de l'espace d'un créateur à l'écart des modes. D'abord labyrinthe, c'est ensuite que l'on découvre la logique, l'audace, comme l'extraordinaire faculté de celui-ci à nous transporter au-delà de nos références, tout en nous rendant sensible à son univers. En ce sens, si Outlandos d'Amour avait réussit à démontrer la capacité du groupe à faire se réunir dans la même pièce, relents punks, saveurs reggae, élégance jazz et rock intrépide, Reggatta de Blanc dépasse la stratégie pour faire de l'aeuvre un partage. Séducteur, ajoutant à sa partition quelques velours lunaires et une bouteille à la mer sur coussins de soie, le trio s'installe cette fois-ci définitivement dans l'air du temps, non sans avoir perdu une certaine innocence.
Pour devenir un modèle international, il n'existe pas de recette miracle, tout est question de cohérence, d'unité et de sensibilité. Et si le Police de Reggatta de Blanc se fond parfaitement dans l'exercice de style, c'est surtout parce que chacun s'y livre avec talent, sans qu'il soit encore trop question de prise de pouvoir. Sur cet album, onze chansons, comme onze peintures pour mettre nos sens en éveil, nous ouvrir à la tentation de la nouveauté. Ainsi, à l'image de ces silences devant lesquels la basse de Sting se dérobe, tout est parlant dans ce disque. À commencer par cette guitare qui, tout en flirtant entre rage et exploration, ne s'interdit aucune limite lorsqu'il s'agit de prendre de l'altitude. A la fois mosaïque, arbre à musique dont le décor se teinte parfois de couleurs d'Afrique, cette nouvelle intrigue policière fait preuve d'une étonnante maturité.
Véritable parcours sans faute, Reggatta de Blanc est également un objet de luxe. Pas du genre apprivoisé, mais de ceux dont on se rappelle, en bien ou en mal, pour leur authenticité. Pour cette vérité capturée sur l'instant, qui fera que l'on se souvienne du jeu tout en finesse de Stewart Copeland sur The Bed's Too Big Without You, ainsi que de quelques pas en apesanteur. Sans complexe, certainement plus ambitieux que son prédécesseur, on notera aussi avec quel enthousiasme l'album cultive prise de risque expérimentale ou s'élance à notre conquête par quelques originalités, telles Contact ou Does Everyone Stare. Bien sur, tout ceci n'est que du rock. Mais du rock à l'état sincère. Tellement palpitant qu'on en adopte immédiatement la matière, ainsi que les espaces dédiés aux silences.
Toujours associés volontaires, pas encore sujets à des querelles d'egos qui feront de l'avenir une pénombre dans laquelle chacun aura fort à faire pour retrouver l'éclat du passé - seul Sting rencontrera la seconde carrière que l'on sait - Police lance un message à l'amer, en sachant déjà que l'avenir lui appartient.
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