Renaud

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Biographie

Le blues de la Porte d'Orléans

Renaud Séchan naît à Paris le 11 mai 1952. Il a un frère jumeau. Un Mister Renard inconnu. Son père, Olivier Séchan est un intellectuel issu d'une famille d'artistes et d'écrivains. Il tente d'inculquer à ses enfants le goût de la littérature et de la grande musique. Sa mère, femme au foyer a des ancêtres mineurs dans le Nord de la France. En 1967, Renaud, adolescent au lycée Montaigne peine à s'intéresser à l'enseignement scolaire. Il crée un « comité d'action lycéen », sorte d'anti-chambre de ses premiers engagements. Il compose la chanson « Crève salope » ... Lire la suite

Le blues de la Porte d'Orléans

Renaud Séchan naît à Paris le 11 mai 1952. Il a un frère jumeau. Un Mister Renard inconnu. Son père, Olivier Séchan est un intellectuel issu d'une famille d'artistes et d'écrivains. Il tente d'inculquer à ses enfants le goût de la littérature et de la grande musique. Sa mère, femme au foyer a des ancêtres mineurs dans le Nord de la France. En 1967, Renaud, adolescent au lycée Montaigne peine à s'intéresser à l'enseignement scolaire. Il crée un « comité d'action lycéen », sorte d'anti-chambre de ses premiers engagements. Il compose la chanson « Crève salope » qui devient l'hymne des lycéens et étudiants de mai 68 ! A l'âge de dix-huit ans, Renaud poursuit sa métamorphose en « loulou » des boulevards périphériques. Cuir clouté, moto et bandes de jeunes. La mutation est sévère. Déscolarisé, il tente ses premières aventures de baroudeur. En 1971, il fait la connaissance d'une troupe en pleine ascension, celle du Café de la Gare avec Patrick Dewaere et Coluche. Il fait ses débuts sur scène en tant qu'acteur tout en alignant les petits boulots. Renaud tâtonne. Il n'a pas encore trouvé sa voie artistique.

Tu vas au bal ?

De nouveau sans le sou, Renaud décide d'aller chanter à tous les coins de rue en compagnie de Michel Pons. Ah Paname, c'est bien plus joli flanqué d'un accordéon ! Renaud prend la posture du poulbot parisien. Il reprend les standards de la chanson réaliste et du musette. Paul Lederman, producteur de Coluche propose aux deux larrons de faire la première partie de l'humoriste. Seulement, Renaud se retrouve en rade, casquette vissée sur le crâne. Jacqueline Herrenschmidt, une productrice indépendante le remarque. Elle lui fait enregistrer son premier album Amoureux de Paname. Nous sommes en 1975. L'album a un succès d'estime. Mais il contient deux chansons explosives : « Camarade bourgeois » et « Hexagone ». Ce titre, repris dans une compilation de rappeurs, tire à boulets rouges sur une France beauf, policière et raciste. Renaud commence à trouver son style : poésie argotique amère, guitare sèche et discours « révolutionnaire » ! L'opinion publique a d'ailleurs souvent reproché à Renaud d'avoir retourné son blouson, en devenant un bourgeois défroqué. Une manière d'oublier les origines modestes de sa mère longtemps ouvrière dans une usine de St-Etienne.

J'étais tranquille, j'étais pénard...

En 1977, Renaud enregistre son deuxième album surnommé Place de ma mob. Le chanteur a définitivement fait tomber sa casquette de Gavroche. Renaud porte le cuir. Il chante : « Je suis une bande de jeunes », « Les charognards » et l'inénarrable « Laisse béton » ! Renaud fait preuve d'un humour acide dans « Germaine » et « Adieu Minette ». Cette fois-ci, sa carrière prend son envol. Il se produit dans plusieurs lieux parisiens, des Blancs Manteaux à la Veuve Richard. Il monte également sur la scène du Théâtre de la Ville. A la fin des années 70, Renaud sort un nouvel album : Ma gonzesse. Une déclaration enflammée à Dominique, celle qu'il a cru longtemps être l'unique femme de sa vie. Renaud commence à avoir un sacré succès ! Et un problème d'image. Le public s'y perd un peu. Le loubard des pochettes a gagné des royalties. Il peut se payer autre chose qu'une mob d'occas' ! C'est le début de la lutte entre les pro et les anti-Renaud : est-il devenu un chanteur vendu comme ses camarades de la chanson « Société, tu ne m'auras pas » ? Pourtant, l'artiste démontre à plusieurs reprises la sincérité de ses engagements.

Gégé énervé !

 Renaud ne quitte plus les studios d'enregistrements. Il sort coup sur coup deux albums : Marche à l'ombre et Le retour de Gérard Lambert. Deux disques drôles et tendres que l'on écoute « It is not because you are » ou le magnifique « Manu ». Gérard Lambert devient un personnage culte. Renaud fait référence à Gérard Lanvin à qui il a piqué lors de son passage au Café de la Gare, Dominique, sa femme actuelle. Quelques années plus tard, Marche à l'ombre illustre le film du même nom avec le fameux Gérard ! Renaud écrit : « Lambert, c'est un héros, alors y peut pas mourir / avec lui, c'est l'retour de la grande aventure ». En 1980, Dominique donne naissance à une petite fille, sa muse, Lolita. Renaud lui clame tout son amour, dans un clip signé Serge Gainsbourg, le tube « Morgane de toi ». En 1984, la Chetron sauvage attaque le Zénith fraîchement inauguré par François Mitterrand. Celui-ci sera d'ailleurs souvent au coeur de chansons à la fois critiques et désillusionnées : « Tonton », « Socialiste » ou « Baltique ».

Chanteur énervant

Ces années-là, Renaud est devenu une sorte de symbole controversé du show-bizz. Néanmoins, il continue de soutenir de nombreuses causes humanitaires. En 1985, il co-écrit l'hymne de Chanteurs sans Frontières. Cette opération de charity-business, une première en France permet de récolter de l'argent pour les enfants atteints de famine en Ethiopie. Renaud sort également un de ses plus beaux albums : Mistral Gagnant. Il aligne des chansons inégalées : « Morts les enfants », « Mistral Gagnant » et « Petite conne ». Ce dernier titre fustige les ravages de la drogue. Un thème qu'il avait déjà abordé dans « La blanche ». Il s'adresse d'ailleurs dans cette chanson à un certain Michel. Or, un autre Michel vient de lui faire un coup de crasse inattendu : Coluche décède le 19 juin 1986 dans un accident de moto. Putain de camion...Renaud digère son deuil en chansons. L'album, sorti en 1988 est particulièrement noir. On tente encore de rire sur « La mère à Titi » mais le reste vous rattrape : « Putain de camion », « Me jette pas », « Cent ans »... La nostalgie du passé, les amis qui partent : Renaud fait un bilan de trente-six ans de vie. Ce blues si tenace, il l'emporte avec lui jusque dans les années 90, lors de son « passage à guichets fermés » dans les bars de Paris. Néanmoins, Renaud reprend vaillamment la route des concerts : Visage pâle rencontrer public.

Trois p'tits tours et puis s'en vont les p'tits voleurs

Après la déferlante des années 80, Renaud apparaît moins souvent sur la scène médiatique. Sans faire l'unanimité habituelle, Marchand de cailloux, sorti en 1991 reste un bon album : « Les dimanches à la con », « Dans ton sac », « P'tit voleur ». Autant de chansons inspirées. Renaud explose le Paris-Dakar, lorsqu'il dénonce les « 500 connards sur la ligne de départ »... En 1993, Renaud revient à ses premiers pas : la comédie. Il avait déjà joué dans un film, à l'âge de trois ans, Ballon Rouge d'Albert Lamorisse ! Cette fois-ci, Claude Berri l'entraîne dans les mines de Germinal. Il incarne le héros Etienne Lantier. Renaud retourne sur les traces de ses racines. Il sort alors un album en ch'ti : Renaud cante El' Nord. Après le Nord de la France, Renaud fait un arrêt à Marseille. L'album A la belle de Mai passe davantage inaperçu. C'est le dernier disque de chansons originales jusqu'à Boucan d'Enfer. En 1995, Renaud se produit à la Mutualité, fief des manifestations socialistes. Il fait beaucoup de scène, notamment lors d'une tournée dans les petites salles de France. Ce qui donne lieu au live Paris-Province. Renaud reprend également le répertoire de George Brassens, le seul artiste qui avait droit de citer dans l'appartement familial. Renaud chante le Nord, Brassens et son vieux répertoire. Et à part ça ?

Une gonzesse de perdue, c'est dix chansons qui r'viennent...

En 2001, Renaud reçoit une Victoire de la Musique pour l'ensemble de sa carrière. Un hommage ante mortem ? Affaibli, bouffi, à peine reconnaissable, Renaud tient son trophée, les mains tremblantes, comme un débutant. Sa femme Dominique l'a quitté. Sa fille unique a grandi. Renaud a sombré dans l'alcool et la dépression. Il est loin le Mistral Gagnant. De cette descente aux enfers, il reste un espoir : l'écriture. Renaud se met à faire de nouvelles chansons. Au bout de plusieurs mois, il sort un album : Boucan d'enfer. Un titre adapté à son succès phénoménal ! Le disque s'écoule à deux millions d'exemplaires ! Un record de vente depuis des années ! Renaud aborde avec pudeur, mais sans faux-semblants ses excès des années difficiles. La clé de cette rédemption inespérée ? Romane Serda. Cette jeune artiste a redonné à Renaud le goût de vivre. Et la libération artistique. Désormais, Renaud collabore avec sa future femme à son album solo, sorti à la fin de l'année 2004.

Renaud semble avoir retrouvé une sérénité à toute épreuve. Ces derniers mois, il s'est de nouveau engagé dans un combat important : obtenir la libération d'Ingrid Betancourt. Il écrit la chanson « Dans la jungle » en espérant qu'elle ait une quelconque influence sur le sort de la jeune femme détenue en Colombie. Le chanteur prépare également un nouvel album. Le temps de la saison sèche est révolu.

Je suis un voyou

Renaud, un voyou comme il le chantait dans l'album hommage à Brassens ? Pas vraiment. Plutôt un filou humaniste et sentimental. Renaud a-t-il vraiment révolutionné la chanson française ? Il y avait Bruant, Brassens et Brel. Ferré l'anar existait déjà. La force de Renaud ? Un savant mélange de sensibilité à fleur de peau et de canons de la colère. Un « grand coeur de grand con ». Comme son pote Manu. En 2007 sort l'album Rouge Sang avec l'hymne « Les Bobos ».

Le disque suivant de Renaud est consacré au répertoire populaire irlandais. Molly Malone - Balade Irlandaise, paru en novembre 2009, est enregistré au pays et joué par des musiciens du cru, sous la supervisation de Pete Briquette. Il comprend les adaptations « Vagabonds » (premier single) et la « Ballade nord-irlandaise ». Petit à petit, Renaud retombe dans la dépression et le recours à l'alcool, ses rapports avec sa jeune épouse se détériorent inexorablement jusqu'à la conclusion d'une procédure de divorce le 23 septembre 2011. Le couple a eu un fils, Malone né le 14 juillet 2006. Copyright 2014 Music Story Paula Haddad

Le blues de la Porte d'Orléans

Renaud Séchan naît à Paris le 11 mai 1952. Il a un frère jumeau. Un Mister Renard inconnu. Son père, Olivier Séchan est un intellectuel issu d'une famille d'artistes et d'écrivains. Il tente d'inculquer à ses enfants le goût de la littérature et de la grande musique. Sa mère, femme au foyer a des ancêtres mineurs dans le Nord de la France. En 1967, Renaud, adolescent au lycée Montaigne peine à s'intéresser à l'enseignement scolaire. Il crée un « comité d'action lycéen », sorte d'anti-chambre de ses premiers engagements. Il compose la chanson « Crève salope » qui devient l'hymne des lycéens et étudiants de mai 68 ! A l'âge de dix-huit ans, Renaud poursuit sa métamorphose en « loulou » des boulevards périphériques. Cuir clouté, moto et bandes de jeunes. La mutation est sévère. Déscolarisé, il tente ses premières aventures de baroudeur. En 1971, il fait la connaissance d'une troupe en pleine ascension, celle du Café de la Gare avec Patrick Dewaere et Coluche. Il fait ses débuts sur scène en tant qu'acteur tout en alignant les petits boulots. Renaud tâtonne. Il n'a pas encore trouvé sa voie artistique.

Tu vas au bal ?

De nouveau sans le sou, Renaud décide d'aller chanter à tous les coins de rue en compagnie de Michel Pons. Ah Paname, c'est bien plus joli flanqué d'un accordéon ! Renaud prend la posture du poulbot parisien. Il reprend les standards de la chanson réaliste et du musette. Paul Lederman, producteur de Coluche propose aux deux larrons de faire la première partie de l'humoriste. Seulement, Renaud se retrouve en rade, casquette vissée sur le crâne. Jacqueline Herrenschmidt, une productrice indépendante le remarque. Elle lui fait enregistrer son premier album Amoureux de Paname. Nous sommes en 1975. L'album a un succès d'estime. Mais il contient deux chansons explosives : « Camarade bourgeois » et « Hexagone ». Ce titre, repris dans une compilation de rappeurs, tire à boulets rouges sur une France beauf, policière et raciste. Renaud commence à trouver son style : poésie argotique amère, guitare sèche et discours « révolutionnaire » ! L'opinion publique a d'ailleurs souvent reproché à Renaud d'avoir retourné son blouson, en devenant un bourgeois défroqué. Une manière d'oublier les origines modestes de sa mère longtemps ouvrière dans une usine de St-Etienne.

J'étais tranquille, j'étais pénard...

En 1977, Renaud enregistre son deuxième album surnommé Place de ma mob. Le chanteur a définitivement fait tomber sa casquette de Gavroche. Renaud porte le cuir. Il chante : « Je suis une bande de jeunes », « Les charognards » et l'inénarrable « Laisse béton » ! Renaud fait preuve d'un humour acide dans « Germaine » et « Adieu Minette ». Cette fois-ci, sa carrière prend son envol. Il se produit dans plusieurs lieux parisiens, des Blancs Manteaux à la Veuve Richard. Il monte également sur la scène du Théâtre de la Ville. A la fin des années 70, Renaud sort un nouvel album : Ma gonzesse. Une déclaration enflammée à Dominique, celle qu'il a cru longtemps être l'unique femme de sa vie. Renaud commence à avoir un sacré succès ! Et un problème d'image. Le public s'y perd un peu. Le loubard des pochettes a gagné des royalties. Il peut se payer autre chose qu'une mob d'occas' ! C'est le début de la lutte entre les pro et les anti-Renaud : est-il devenu un chanteur vendu comme ses camarades de la chanson « Société, tu ne m'auras pas » ? Pourtant, l'artiste démontre à plusieurs reprises la sincérité de ses engagements.

Gégé énervé !

 Renaud ne quitte plus les studios d'enregistrements. Il sort coup sur coup deux albums : Marche à l'ombre et Le retour de Gérard Lambert. Deux disques drôles et tendres que l'on écoute « It is not because you are » ou le magnifique « Manu ». Gérard Lambert devient un personnage culte. Renaud fait référence à Gérard Lanvin à qui il a piqué lors de son passage au Café de la Gare, Dominique, sa femme actuelle. Quelques années plus tard, Marche à l'ombre illustre le film du même nom avec le fameux Gérard ! Renaud écrit : « Lambert, c'est un héros, alors y peut pas mourir / avec lui, c'est l'retour de la grande aventure ». En 1980, Dominique donne naissance à une petite fille, sa muse, Lolita. Renaud lui clame tout son amour, dans un clip signé Serge Gainsbourg, le tube « Morgane de toi ». En 1984, la Chetron sauvage attaque le Zénith fraîchement inauguré par François Mitterrand. Celui-ci sera d'ailleurs souvent au coeur de chansons à la fois critiques et désillusionnées : « Tonton », « Socialiste » ou « Baltique ».

Chanteur énervant

Ces années-là, Renaud est devenu une sorte de symbole controversé du show-bizz. Néanmoins, il continue de soutenir de nombreuses causes humanitaires. En 1985, il co-écrit l'hymne de Chanteurs sans Frontières. Cette opération de charity-business, une première en France permet de récolter de l'argent pour les enfants atteints de famine en Ethiopie. Renaud sort également un de ses plus beaux albums : Mistral Gagnant. Il aligne des chansons inégalées : « Morts les enfants », « Mistral Gagnant » et « Petite conne ». Ce dernier titre fustige les ravages de la drogue. Un thème qu'il avait déjà abordé dans « La blanche ». Il s'adresse d'ailleurs dans cette chanson à un certain Michel. Or, un autre Michel vient de lui faire un coup de crasse inattendu : Coluche décède le 19 juin 1986 dans un accident de moto. Putain de camion...Renaud digère son deuil en chansons. L'album, sorti en 1988 est particulièrement noir. On tente encore de rire sur « La mère à Titi » mais le reste vous rattrape : « Putain de camion », « Me jette pas », « Cent ans »... La nostalgie du passé, les amis qui partent : Renaud fait un bilan de trente-six ans de vie. Ce blues si tenace, il l'emporte avec lui jusque dans les années 90, lors de son « passage à guichets fermés » dans les bars de Paris. Néanmoins, Renaud reprend vaillamment la route des concerts : Visage pâle rencontrer public.

Trois p'tits tours et puis s'en vont les p'tits voleurs

Après la déferlante des années 80, Renaud apparaît moins souvent sur la scène médiatique. Sans faire l'unanimité habituelle, Marchand de cailloux, sorti en 1991 reste un bon album : « Les dimanches à la con », « Dans ton sac », « P'tit voleur ». Autant de chansons inspirées. Renaud explose le Paris-Dakar, lorsqu'il dénonce les « 500 connards sur la ligne de départ »... En 1993, Renaud revient à ses premiers pas : la comédie. Il avait déjà joué dans un film, à l'âge de trois ans, Ballon Rouge d'Albert Lamorisse ! Cette fois-ci, Claude Berri l'entraîne dans les mines de Germinal. Il incarne le héros Etienne Lantier. Renaud retourne sur les traces de ses racines. Il sort alors un album en ch'ti : Renaud cante El' Nord. Après le Nord de la France, Renaud fait un arrêt à Marseille. L'album A la belle de Mai passe davantage inaperçu. C'est le dernier disque de chansons originales jusqu'à Boucan d'Enfer. En 1995, Renaud se produit à la Mutualité, fief des manifestations socialistes. Il fait beaucoup de scène, notamment lors d'une tournée dans les petites salles de France. Ce qui donne lieu au live Paris-Province. Renaud reprend également le répertoire de George Brassens, le seul artiste qui avait droit de citer dans l'appartement familial. Renaud chante le Nord, Brassens et son vieux répertoire. Et à part ça ?

Une gonzesse de perdue, c'est dix chansons qui r'viennent...

En 2001, Renaud reçoit une Victoire de la Musique pour l'ensemble de sa carrière. Un hommage ante mortem ? Affaibli, bouffi, à peine reconnaissable, Renaud tient son trophée, les mains tremblantes, comme un débutant. Sa femme Dominique l'a quitté. Sa fille unique a grandi. Renaud a sombré dans l'alcool et la dépression. Il est loin le Mistral Gagnant. De cette descente aux enfers, il reste un espoir : l'écriture. Renaud se met à faire de nouvelles chansons. Au bout de plusieurs mois, il sort un album : Boucan d'enfer. Un titre adapté à son succès phénoménal ! Le disque s'écoule à deux millions d'exemplaires ! Un record de vente depuis des années ! Renaud aborde avec pudeur, mais sans faux-semblants ses excès des années difficiles. La clé de cette rédemption inespérée ? Romane Serda. Cette jeune artiste a redonné à Renaud le goût de vivre. Et la libération artistique. Désormais, Renaud collabore avec sa future femme à son album solo, sorti à la fin de l'année 2004.

Renaud semble avoir retrouvé une sérénité à toute épreuve. Ces derniers mois, il s'est de nouveau engagé dans un combat important : obtenir la libération d'Ingrid Betancourt. Il écrit la chanson « Dans la jungle » en espérant qu'elle ait une quelconque influence sur le sort de la jeune femme détenue en Colombie. Le chanteur prépare également un nouvel album. Le temps de la saison sèche est révolu.

Je suis un voyou

Renaud, un voyou comme il le chantait dans l'album hommage à Brassens ? Pas vraiment. Plutôt un filou humaniste et sentimental. Renaud a-t-il vraiment révolutionné la chanson française ? Il y avait Bruant, Brassens et Brel. Ferré l'anar existait déjà. La force de Renaud ? Un savant mélange de sensibilité à fleur de peau et de canons de la colère. Un « grand coeur de grand con ». Comme son pote Manu. En 2007 sort l'album Rouge Sang avec l'hymne « Les Bobos ».

Le disque suivant de Renaud est consacré au répertoire populaire irlandais. Molly Malone - Balade Irlandaise, paru en novembre 2009, est enregistré au pays et joué par des musiciens du cru, sous la supervisation de Pete Briquette. Il comprend les adaptations « Vagabonds » (premier single) et la « Ballade nord-irlandaise ». Petit à petit, Renaud retombe dans la dépression et le recours à l'alcool, ses rapports avec sa jeune épouse se détériorent inexorablement jusqu'à la conclusion d'une procédure de divorce le 23 septembre 2011. Le couple a eu un fils, Malone né le 14 juillet 2006. Copyright 2014 Music Story Paula Haddad

Le blues de la Porte d'Orléans

Renaud Séchan naît à Paris le 11 mai 1952. Il a un frère jumeau. Un Mister Renard inconnu. Son père, Olivier Séchan est un intellectuel issu d'une famille d'artistes et d'écrivains. Il tente d'inculquer à ses enfants le goût de la littérature et de la grande musique. Sa mère, femme au foyer a des ancêtres mineurs dans le Nord de la France. En 1967, Renaud, adolescent au lycée Montaigne peine à s'intéresser à l'enseignement scolaire. Il crée un « comité d'action lycéen », sorte d'anti-chambre de ses premiers engagements. Il compose la chanson « Crève salope » qui devient l'hymne des lycéens et étudiants de mai 68 ! A l'âge de dix-huit ans, Renaud poursuit sa métamorphose en « loulou » des boulevards périphériques. Cuir clouté, moto et bandes de jeunes. La mutation est sévère. Déscolarisé, il tente ses premières aventures de baroudeur. En 1971, il fait la connaissance d'une troupe en pleine ascension, celle du Café de la Gare avec Patrick Dewaere et Coluche. Il fait ses débuts sur scène en tant qu'acteur tout en alignant les petits boulots. Renaud tâtonne. Il n'a pas encore trouvé sa voie artistique.

Tu vas au bal ?

De nouveau sans le sou, Renaud décide d'aller chanter à tous les coins de rue en compagnie de Michel Pons. Ah Paname, c'est bien plus joli flanqué d'un accordéon ! Renaud prend la posture du poulbot parisien. Il reprend les standards de la chanson réaliste et du musette. Paul Lederman, producteur de Coluche propose aux deux larrons de faire la première partie de l'humoriste. Seulement, Renaud se retrouve en rade, casquette vissée sur le crâne. Jacqueline Herrenschmidt, une productrice indépendante le remarque. Elle lui fait enregistrer son premier album Amoureux de Paname. Nous sommes en 1975. L'album a un succès d'estime. Mais il contient deux chansons explosives : « Camarade bourgeois » et « Hexagone ». Ce titre, repris dans une compilation de rappeurs, tire à boulets rouges sur une France beauf, policière et raciste. Renaud commence à trouver son style : poésie argotique amère, guitare sèche et discours « révolutionnaire » ! L'opinion publique a d'ailleurs souvent reproché à Renaud d'avoir retourné son blouson, en devenant un bourgeois défroqué. Une manière d'oublier les origines modestes de sa mère longtemps ouvrière dans une usine de St-Etienne.

J'étais tranquille, j'étais pénard...

En 1977, Renaud enregistre son deuxième album surnommé Place de ma mob. Le chanteur a définitivement fait tomber sa casquette de Gavroche. Renaud porte le cuir. Il chante : « Je suis une bande de jeunes », « Les charognards » et l'inénarrable « Laisse béton » ! Renaud fait preuve d'un humour acide dans « Germaine » et « Adieu Minette ». Cette fois-ci, sa carrière prend son envol. Il se produit dans plusieurs lieux parisiens, des Blancs Manteaux à la Veuve Richard. Il monte également sur la scène du Théâtre de la Ville. A la fin des années 70, Renaud sort un nouvel album : Ma gonzesse. Une déclaration enflammée à Dominique, celle qu'il a cru longtemps être l'unique femme de sa vie. Renaud commence à avoir un sacré succès ! Et un problème d'image. Le public s'y perd un peu. Le loubard des pochettes a gagné des royalties. Il peut se payer autre chose qu'une mob d'occas' ! C'est le début de la lutte entre les pro et les anti-Renaud : est-il devenu un chanteur vendu comme ses camarades de la chanson « Société, tu ne m'auras pas » ? Pourtant, l'artiste démontre à plusieurs reprises la sincérité de ses engagements.

Gégé énervé !

 Renaud ne quitte plus les studios d'enregistrements. Il sort coup sur coup deux albums : Marche à l'ombre et Le retour de Gérard Lambert. Deux disques drôles et tendres que l'on écoute « It is not because you are » ou le magnifique « Manu ». Gérard Lambert devient un personnage culte. Renaud fait référence à Gérard Lanvin à qui il a piqué lors de son passage au Café de la Gare, Dominique, sa femme actuelle. Quelques années plus tard, Marche à l'ombre illustre le film du même nom avec le fameux Gérard ! Renaud écrit : « Lambert, c'est un héros, alors y peut pas mourir / avec lui, c'est l'retour de la grande aventure ». En 1980, Dominique donne naissance à une petite fille, sa muse, Lolita. Renaud lui clame tout son amour, dans un clip signé Serge Gainsbourg, le tube « Morgane de toi ». En 1984, la Chetron sauvage attaque le Zénith fraîchement inauguré par François Mitterrand. Celui-ci sera d'ailleurs souvent au coeur de chansons à la fois critiques et désillusionnées : « Tonton », « Socialiste » ou « Baltique ».

Chanteur énervant

Ces années-là, Renaud est devenu une sorte de symbole controversé du show-bizz. Néanmoins, il continue de soutenir de nombreuses causes humanitaires. En 1985, il co-écrit l'hymne de Chanteurs sans Frontières. Cette opération de charity-business, une première en France permet de récolter de l'argent pour les enfants atteints de famine en Ethiopie. Renaud sort également un de ses plus beaux albums : Mistral Gagnant. Il aligne des chansons inégalées : « Morts les enfants », « Mistral Gagnant » et « Petite conne ». Ce dernier titre fustige les ravages de la drogue. Un thème qu'il avait déjà abordé dans « La blanche ». Il s'adresse d'ailleurs dans cette chanson à un certain Michel. Or, un autre Michel vient de lui faire un coup de crasse inattendu : Coluche décède le 19 juin 1986 dans un accident de moto. Putain de camion...Renaud digère son deuil en chansons. L'album, sorti en 1988 est particulièrement noir. On tente encore de rire sur « La mère à Titi » mais le reste vous rattrape : « Putain de camion », « Me jette pas », « Cent ans »... La nostalgie du passé, les amis qui partent : Renaud fait un bilan de trente-six ans de vie. Ce blues si tenace, il l'emporte avec lui jusque dans les années 90, lors de son « passage à guichets fermés » dans les bars de Paris. Néanmoins, Renaud reprend vaillamment la route des concerts : Visage pâle rencontrer public.

Trois p'tits tours et puis s'en vont les p'tits voleurs

Après la déferlante des années 80, Renaud apparaît moins souvent sur la scène médiatique. Sans faire l'unanimité habituelle, Marchand de cailloux, sorti en 1991 reste un bon album : « Les dimanches à la con », « Dans ton sac », « P'tit voleur ». Autant de chansons inspirées. Renaud explose le Paris-Dakar, lorsqu'il dénonce les « 500 connards sur la ligne de départ »... En 1993, Renaud revient à ses premiers pas : la comédie. Il avait déjà joué dans un film, à l'âge de trois ans, Ballon Rouge d'Albert Lamorisse ! Cette fois-ci, Claude Berri l'entraîne dans les mines de Germinal. Il incarne le héros Etienne Lantier. Renaud retourne sur les traces de ses racines. Il sort alors un album en ch'ti : Renaud cante El' Nord. Après le Nord de la France, Renaud fait un arrêt à Marseille. L'album A la belle de Mai passe davantage inaperçu. C'est le dernier disque de chansons originales jusqu'à Boucan d'Enfer. En 1995, Renaud se produit à la Mutualité, fief des manifestations socialistes. Il fait beaucoup de scène, notamment lors d'une tournée dans les petites salles de France. Ce qui donne lieu au live Paris-Province. Renaud reprend également le répertoire de George Brassens, le seul artiste qui avait droit de citer dans l'appartement familial. Renaud chante le Nord, Brassens et son vieux répertoire. Et à part ça ?

Une gonzesse de perdue, c'est dix chansons qui r'viennent...

En 2001, Renaud reçoit une Victoire de la Musique pour l'ensemble de sa carrière. Un hommage ante mortem ? Affaibli, bouffi, à peine reconnaissable, Renaud tient son trophée, les mains tremblantes, comme un débutant. Sa femme Dominique l'a quitté. Sa fille unique a grandi. Renaud a sombré dans l'alcool et la dépression. Il est loin le Mistral Gagnant. De cette descente aux enfers, il reste un espoir : l'écriture. Renaud se met à faire de nouvelles chansons. Au bout de plusieurs mois, il sort un album : Boucan d'enfer. Un titre adapté à son succès phénoménal ! Le disque s'écoule à deux millions d'exemplaires ! Un record de vente depuis des années ! Renaud aborde avec pudeur, mais sans faux-semblants ses excès des années difficiles. La clé de cette rédemption inespérée ? Romane Serda. Cette jeune artiste a redonné à Renaud le goût de vivre. Et la libération artistique. Désormais, Renaud collabore avec sa future femme à son album solo, sorti à la fin de l'année 2004.

Renaud semble avoir retrouvé une sérénité à toute épreuve. Ces derniers mois, il s'est de nouveau engagé dans un combat important : obtenir la libération d'Ingrid Betancourt. Il écrit la chanson « Dans la jungle » en espérant qu'elle ait une quelconque influence sur le sort de la jeune femme détenue en Colombie. Le chanteur prépare également un nouvel album. Le temps de la saison sèche est révolu.

Je suis un voyou

Renaud, un voyou comme il le chantait dans l'album hommage à Brassens ? Pas vraiment. Plutôt un filou humaniste et sentimental. Renaud a-t-il vraiment révolutionné la chanson française ? Il y avait Bruant, Brassens et Brel. Ferré l'anar existait déjà. La force de Renaud ? Un savant mélange de sensibilité à fleur de peau et de canons de la colère. Un « grand coeur de grand con ». Comme son pote Manu. En 2007 sort l'album Rouge Sang avec l'hymne « Les Bobos ».

Le disque suivant de Renaud est consacré au répertoire populaire irlandais. Molly Malone - Balade Irlandaise, paru en novembre 2009, est enregistré au pays et joué par des musiciens du cru, sous la supervisation de Pete Briquette. Il comprend les adaptations « Vagabonds » (premier single) et la « Ballade nord-irlandaise ». Petit à petit, Renaud retombe dans la dépression et le recours à l'alcool, ses rapports avec sa jeune épouse se détériorent inexorablement jusqu'à la conclusion d'une procédure de divorce le 23 septembre 2011. Le couple a eu un fils, Malone né le 14 juillet 2006. Copyright 2014 Music Story Paula Haddad


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