Chaque fois qu'Angot commet un bouquin, on pense (et on espère) que, soit elle ne pourra pas faire pire à l'avenir, soit elle ne trouvera pas d'éditeur. Eh bien, si! Elle se surpasse, notre scribouillarde nombriliste. Elle gagne à chaque fois quelques degrés dans la platitude, elle approfondit sa nullité (si celle-ci était un puits, Angot finirait pas atteindre les antipodes), elle parvient à régresser encore et toujours. Quel tour de force! Elle arrive à se faire éditer; forcément, puisqu'elle trouve des écrivains aussi mauvais qu'elle (Sollers, par exemple) pour l'encenser. Et des lecteurs. A la première rencontre, on se fait pigeonner. Après, c'est la curiosité qui vous pousse. Vous voulez savoir si elle est capable d'être plus mauvaise que la dernière fois. Et, elle peut le faire! Ah, elle est forte, la bougresse. Surtout quand on sait qu'elle n'a rien à raconter et qu'elle le fait mal, en plus. Cette fois, elle a vraiment mis le paquet. Parce qu'en plus, son pensum est épais. Il faut éviter ce "rendez-vous".