2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Des étoiles mais des critiques, 20 août 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les Reptiles de France, Belgique, Luxembourg et Suisse : Avec un cahier d'identification (Broché)
Un beau livre, dans une collection s'annonçant de façon un peu tapageuse comme l'inévitable nouvelle "référence" (mais il y a ici de fait peu de concurrence, et elle semble attendue férocement dans les recensions professionnelles du petit cercle de l'herpétologie nationale).
Un livre cher en tout cas, souvent peu lisible dans sa mise en page (encore moins que celui des amphibiens), et avec finalement beaucoup de remplissage et peu de vrai nouveau "concret".
L'ouvrage (comme les publications scientifiques globales grand public actuelles) offre par exemple une pléthore de photos superbes : mais les commentaires n'y révèlent pas une grande richesse de sens, et les légendes restent résolument ("scientifiquement") factuelles-ponctuelles comme si l'attribution d'un type régional par exemple était déjà un péché taxonomique (les variations des vipères se juxtaposent ainsi sans commentaire sur leur représentativité régionale...).
Et avec les considérations écologiques, historiques, paléo-sociologiques de bon ton mais ici surabondantes, cela devient du remplissage (sans parler des petites photos "il n'habite pas ici").
Les cartes de répartition à l'échelle départementale sont une régression malgré le jeu des couleurs (surtout, ne pas donner de concret !).
Les clés (de cet ouvrage comme de celui des amphibiens) s'appuient elles-mêmes trop sur les photos, elles auraient mérité d'être affinées.
Sur le fond et au-delà du livre et de ses auteurs, on ose regretter les incessantes évolutions purement taxonomiques qui touchent (et retouchent) jusqu'aux genres d'un grand nombre d'espèces (autant de "publications" et d'expertises uniques et incontournables). Censées rendre tout totalement caduc tous les quinze ans, elles masquent mal l'absence de fécondité de beaucoup de recherches réduites à des décomptes statistiques de détails factuels groupés en catégories formelles, et de l'analyse protéinique de laboratoire.
Ici comme ailleurs (en orchidophilie en particulier), il serait temps de revenir au courage de la synthèse, et du concret "global", significatif par rapport à la vie de l'espèce étudiée.
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