undrgrnd Cliquez ici RLit nav-sa-clothing-shoes Cloud Drive Photos FIFA16 cliquez_ici Rentrée scolaire Shop Fire HD 6 Shop Kindle Paperwhite cliquez_ici Jeux Vidéo Bijoux Montres Montres

Commentaires client

19
4,6 sur 5 étoiles
Retour à Reims
Format: PocheModifier
Prix:8,20 €+Livraison gratuite avec Amazon Premium
Votre évaluation :(Effacer)Evaluez cet article


Un problème s'est produit lors du filtrage des commentaires. Veuillez réessayer ultérieurement.

20 sur 20 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 6 février 2010
Un livre écrit par un intellectuel, avec quelques références savantes que je n'ai pas toujours bien suivies. Surtout un livre plein d'émotions, de sincérité et de lucidité d'un auteur qui s'est arraché seul d'un milieu ouvrier qu'il a longtemps renié (trahi selon ses mots) et qu'il regarde maintenant en face après la mort de son père. Une auto-analyse doublée d'une analyse sociale vraiment touchante.
0CommentaireCe commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonEnvoi de commentaires en cours...
Merci de votre commentaire.
Malheureusement, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
Signaler un abus
13 sur 13 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 2 juillet 2011
Comme plusieurs autres lecteurs, je me sens personnellement concerné et presque impliqué dans le récit de Didier Eribon: mêmes origines, parcours similaire, contradiction vécue au plus intime entre un fort sentiment d'appartenance de classe et volonté d'échapper à un destin déjà tracé. Avec aussi des différences importantes et des divergences politiques: la classe ouvrière que j'ai connue, en région parisienne, était plus diversifiée, plus politisée, et le racisme y était marginal. L'ouverture aux questions sociétales y était réelle, quoique limitée. Pourtant, je ne vois pas dans ce livre une quelconque caricature, mais le compte-rendu, sobre et précis, sur la base d'un exemple typique, des cadres sociaux dans lesquels une classe sociale se perçoit et perçoit le monde quand il n'est pas question pour elle de "rôle dirigeant" ou de valeur, mais simplement de se reconnaître et de se perpétuer en maintenant ferme la conscience d'une division majeure entre "nous" et "eux". L'auteur montre avec pertinence en quoi la conscience de ce clivage n'est pas en soi porteur de valeurs progressistes et peut au contraire exposer à toutes les dérives populistes. Il nous laisse à penser l'articulation entre sa "conscience de classe" et l'éveil de sa "conscience homosexuelle". Les pages sur "l'injure" appellent réflexion, tout comme celles sur l'avenir de la gauche et sur l'importance fondamentale du langage dans la constitution du champ perceptif, même s'il y manque, me semble-t-il, une analyse du désir.
Ce livre, qui se conclut sur la constat de l'impossibilité d'un "retour" après tant de ruptures, mais sur la possibilité apaisante d'une "mesure d'exil", montre fort bien comment le centre de gravité d'une vie se déplace, doit se déplacer, de façon significative, ce déplacement étant au fond en ce domaine la condition de possibilité de toute signification.
0CommentaireCe commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonEnvoi de commentaires en cours...
Merci de votre commentaire.
Malheureusement, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
Signaler un abus
12 sur 12 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
Avec Retour à Reims, Didier Éribon, professeur de philosophie et de sociologie à l’université d’Amiens, et l'auteur d'une biographie de Michel Foucault fort appréciée, livre une autoanalyse aux premières pages absolument remarquables.

Se donnant pour un miraculé, le disciple de Pierre Bourdieu veut dire comment il est devenu ce qu’il était (un homosexuel) en rejetant ce qu’il aurait dû être (un prolétaire) :

« Je maudissais ma famille d’être ce qu’elle était. »

Entre mélancolie et jubilation, il y a du Annie Ernaux chez D. Éribon, qui évoque toutes ces années comme autant de Je me souviens. La cabane à lapins au fond du jardin, le club d’aviron, le Solex, l’urinoir près du théâtre…

Mais de longues considérations sur les raisons de la montée du Front national s’avèrent modérément convaincantes, et c’est un peu à regret que l’on découvre chez cet universitaire atypique une part d’exécration. En font les frais deux publications auxquelles il apporta longtemps son concours, Libération (« l’un des principaux vecteurs de la révolution conservatrice »), et Le Nouvel Obs, coupable de « dérive vers la pensée réactionnaire ».

Passons sur la haine des prêtres (pédophiles, « comme il se doit »), et sur une hostilité sans bornes à l’égard de Raymond Aron (« Sartre eut mille fois raison de l’insulter en Mai 68 »), le meilleur étant réservé aux psychanalystes, tout bonnement accusés, de façon passablement délirante, de travailler à perpétuer une folie dont ils vivent.

Ce supposé travail sur soi, qui paradoxalement escamote la question du désir, et occulte la question du lien, ne va pas sans rancœur, chez Éribon. Son double échec à l’agrég de philo lui est manifestement resté sur l’estomac.
0CommentaireCe commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonEnvoi de commentaires en cours...
Merci de votre commentaire.
Malheureusement, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
Signaler un abus
27 sur 28 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 2 mars 2010
J'ai fait connaissance avec Didier Eribon dans l'excellente émission "les Mots de minuit". J'ai tout de suite adoré, le mot n'est pas trop fort, sa tolérance, sa qualité d'écoute, son intelligence et son humilité. Ah, si tous les philosophes étaient comme lui, cette discipline n'aurait surement pas été la grande déception de ma scolarité.
Mon parcours a été semblable au sien : fille d'ouvrier dont au moins l'un des parents s'est "saigné" pour que sa progéniture ait accès à une vie meilleure. J'ai pleuré quand il évoque la cabane à lapins au fond du jardin pour améliorer l'ordinaire des menus du dimanche.
Le sentiment de honte est très prégnant chez Didier Eribon. Contrairement à lui, je me suis drapée dans la fierté de mes origines, immigrée et pauvre. Malheureusement, c'est lui qui bien involontairement je pense, a eu raison. Il a réussi son intégration dans un milieu intellectuel, peut-être grâce au réseau homosexuel. J'espère qu'une foule d'intellectuels issus de milieux très populaires entendront sa voix.
Il faut absolument lire Didier Eribon, pour retrouver un peu d'espoir.
0CommentaireCe commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonEnvoi de commentaires en cours...
Merci de votre commentaire.
Malheureusement, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
Signaler un abus
3 sur 3 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 29 juin 2013
Reçu rapidement comme d'habitude.
Livre que je recommande car l'auteur explique de façon magistrale les déterminismes sociaux ainsi que le mécanisme qui perpétue les mécanismes des inégalités.
0CommentaireCe commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonEnvoi de commentaires en cours...
Merci de votre commentaire.
Malheureusement, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
Signaler un abus
2 sur 2 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 29 juin 2014
Une étude parfaite sur la difficulté d'être des classes sociales populaires et la tentation FN,de la trahison des gauches vers le néo-conservatisme .De l'affirmation de son homosexualité dans un milieu formaté et hostile.....à lire absolument
0CommentaireCe commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonEnvoi de commentaires en cours...
Merci de votre commentaire.
Malheureusement, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
Signaler un abus
1 sur 1 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 6 septembre 2014
La sincérité et la minutie de sa "confession" m'ont frappé au plus haut point, même si ayant avec lui en commun le fait d'être homosexuel -mais appartenant plutôt à la génération de ses parents- je n'ai pas souffert les déboires qu'il décrit avec un tel talent littéraire au point qu'on arrive à les vivre avec lui. Sa souffrance en tant que jeune homosexuel confronté à un milieu hostile devrait être connue par tout le monde, mais en particulier par les parents d'enfants homosexuels. Son libre et d'autres de ses ouvrages ont été pour moi une vraie révélation. C'est un auteur admirable et je n'ai aucune critique à lui faire.
0CommentaireCe commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonEnvoi de commentaires en cours...
Merci de votre commentaire.
Malheureusement, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
Signaler un abus
10 sur 13 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 9 janvier 2010
Je recommande le livre (déjà lu) à tous ceux qui sont issus d'un milieu ouvrier et qui ont fait quelques études.
On peut en pleurer d'émotion et mieux se comprendre.
0CommentaireCe commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonEnvoi de commentaires en cours...
Merci de votre commentaire.
Malheureusement, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
Signaler un abus
2 sur 3 personnes ont trouvé le commentaire suivant utile
le 2 novembre 2011
A mettre entre toutes les mains.

Un témoignage de la violence sociale, reçue du monde et tournée contre soi-même, par un homme qui l'a prise en pleine face. Qui peut parler des rapports sociaux sans avoir au moins pris connaissance de cette opinion-là, exprimée par quelqu'un qui vient de tout en bas, et qui s'est battu contre cette part de lui-même pour atteindre la maturité ?

A noter : si Didier Eribon, par ailleurs, combat la psychanalyse, il utilise ici bon nombre des outils qu'elle met à la disposition des hommes. Comme quoi ce dispositif ne doit pas être si néfaste...
0CommentaireCe commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonEnvoi de commentaires en cours...
Merci de votre commentaire.
Malheureusement, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
Signaler un abus
le 8 juillet 2015
C'est certes parfois un peu savant. Mais c'est aussi beau, intelligent, instructif et émouvant. A mettre en toutes les mains.
0CommentaireCe commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonEnvoi de commentaires en cours...
Merci de votre commentaire.
Malheureusement, nous n'avons pas réussi à enregistrer votre vote. Veuillez réessayer
Signaler un abus
     
 
Les clients ayant consulté cet article ont également regardé
En finir avec Eddy Bellegueule
En finir avec Eddy Bellegueule de Edouard Louis (Broché - 7 mai 2015)
EUR 6,90

Michel Foucault
Michel Foucault de Didier Eribon (Poche - 9 février 2011)
EUR 11,20

La honte
La honte de Annie Ernaux (Poche - 2 février 1999)
EUR 4,60