Ce bouquin est fascinant par ce dont il parle : de l'art d'aller dans le mur, et par la façon dont il en parle : une hauteur de vue remarquable, exprimée dans un discours très élitiste, avec une coquetterie exaspérante, mais qui ne tue pas le contenu.
Il me fait penser au sous-titre du film Dr Folamour de Stanley Kubrick : comment j'ai appris à aimer la Bombe et à ne pas m'en faire.
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Il est aussi très intéressant à deux égards :
1. il fournit une information crédible à ceux qui comme moi aimeraient savoir si en fin de compte, Tchernobyl a fait plutôt 39 morts, comme le prétend le rapport final de l'ONU, ou plutôt un million, comme évoqué par exemple dans le livre La supplication. Il me semble qu'en démocratie, et à la veille de relancer le programme nucléaire français, ce genre de détail compte un peu...
2. il fournit une espèce de guide méthodologique pour penser ce genre de choses, qui me passe un peu au-dessus de la tête, mais mérite au moins qu'on tente de le comprendre.
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Le Canard Enchaîné moquait un certain film sous le titre "Un crétin au Tibet", je surnommerai celui-ci "Un coquet à Pripyat", mais je suis quand même bien content de l'avoir lu et le recommande à quiconque s'intéresse au sujet.
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Il ne traite cependant pas du tout la question importante de savoir si le sacrifice des "éradicateurs" a effectivement servi à éviter une explosion nucléaire subséquente à la "simple" explosion de chaudière qui a eu lieu ou à pas grand-chose. Dans le premier cas, l'Europe aurait été gravement affectée, et nous leur devons une fière chandelle, dans le second, c'est moins net.