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Format: Broché|Commentaire d‘un membre du Club des Testeurs( Qu'est-ce que c'est ? )
De Thierry Beinstingel je gardais un assez bon souvenir de "Central", paru il y a dix ans ; mais je dois avouer que "Retour aux mots sauvages" ne m'a pas laissé la même impression favorable. Certes, ce roman a pour lui un style maîtrisé et cohérent de la première à la dernière page, cohérence qui devient rare dans la production éditoriale actuelle. Cependant ce style est assez morne, fait essentiellement de phrases courtes et, paradoxalement, un peu trop tapageuses dans leur volonté affichée de simplicité. On note aussi l'abondance des chapitres brefs, pénible symptôme de la littérature de l'heure. On s'ennuie assez vite à lire cette langue trop simple, prenant le parti d'être "proche des gens" qu'elle décrit mais, prix cruel à payer, ne décollant presque jamais au-dessus de l'oubliable. La description qui est faite de l'univers professionnel d'une grande entreprise (France Télécom/Orange) sonne juste, mais là encore, quel ennui ! C'est probablement le grand échec formel de ce livre : il ne suffit pas d'écrire simple pour décrire une réalité simple.

Enfin, la persistance de l'auteur à présenter ses personnages comme de pures victimes d'un système économique plus grand qu'eux en vient à les décrédibiliser totalement. Il est assez facile, et, pour tout dire, démagogique, de présenter les petits salariés *uniquement* comme des pions sur l'échiquier des forces du travail et de l'argent, cependant que les "grands chefs" sont nécessairement présentés *uniquement* comme des entités nuisibles ou hostiles. À aucun moment l'écrivain ne confère à ses personnages, à ses "petites gens", la moindre responsabilité dans l'état du monde dans lequel ils évoluent. On devrait toujours se souvenir, comme un Sartre l'a bien montré, qu'on n'y est jamais "pour rien" concernant le monde dans lequel on vit, et sa situation dans ce monde. C'est là toute la différence entre une gauche sartrienne et la néo-gauche déresponsabilisante, tout à fait d'époque, dont Thierry Beinstingel se fait assez visiblement un des nombreux porte-parole. Le résultat littéraire en est un roman où les camps du bien et du mal, malgré toutes les précautions prises, ne sont que trop clairement marqués. Dommage pour le réel.
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Je souhaitais découvrir l'écriture de Thierry Beinstingel à travers ce livre, puisque je ne connaissais pas du tout. Et bien "Retour aux motos sauvages" et j'en suis désolé ne m'a pas donné envie d'aller plus loin. Entre nous je n'ai toujours pas compris la signification du titre, ça vient surement de moi.
Dans ce roman d'entreprise, on se rend très vite compte de quoi il s'agit, ça c'est sur, on est "plongé" dans "l'enfer" des téléopérateurs de chez France Telecom à la veille de la vague des suicides. Mais la façon dont l'auteur décrit cet enfer ne m'a pas parlé même pas ému. J'ai été ennuyé du début à la fin par le style trop répétitif, il y a un nombre de mots répétés inutilement je ne sais combien de fois. Dommage, le sujet était intéressant, il aurait été certainement possible de le traiter avec plus de passion.
Je ne vous le conseille pas.
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Format: Broché|Commentaire d‘un membre du Club des Testeurs( Qu'est-ce que c'est ? )
Cela fait plusieurs mois que j'ai lu ce livre... Ma déception est peut-être la raison à mon incapacité à rédiger une critique de suite.

Le résumé est prometteur. Une personne venant d'un centre d'appels va enfreindre les règles de conduite... Je connais les lois de ce poste, donc je me réjouissais du débouché de cette histoire. J'ai dû placer la barre trop haute malgré moi. Je fus bien déçue par ce que je me suis efforcée de lire. Un quinquagénaire ayant toujours travaillé avec ses mains se voit relégué à un poste de chargé d'appels dans une compagnie de téléphone. Et suite à une injustice qu'il a constatée, il décide d'enfreindre une importante règle... J'étais très motivée durant cette découverte, puis l'histoire s'est doucement essouflée. On reconnait bien là l'histoire de France Telecom avec tous les suicides évoqués, mais la lecture du livre ne nous apporte rien de plus qu'une constatation déjà établie par cette affaire il y a quelques années. Quant à la suite de l'histoire de notre chargé d'appels, elle est selon moi bien fade. Peu de relief, peu d'intérêt, d'autant plus que l'écriture est spéciale... Les phrases sont bien courtes, la lecture s'en ressent saccadée, ce qui ne sera pas déplaisant pour tout le monde, bien entendu. Quant au titre, "Retour aux mots sauvages", je fais partie des gens qui cherchent toujours le rapport avec l'histoire... Je remercierai les personnes qui pourront m'éclairer !
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Format: Broché|Commentaire d‘un membre du Club des Testeurs( Qu'est-ce que c'est ? )
Ce livre m'a beaucoup touchée. Evidemment, j'ai pensé au livre de Florence Aubenas (le quai de Ouistreham), mais là, pas de narration journalistique, un récit de l'intérieur, un homme, un technicien, obligé par une hiérarchie sourde et aveugle d'abandonner son savoir-faire pour devenir un téléopérateur. Là, il découvre le discours pré-rédigé qu'il doit rabâcher à tous les clients, le prénom qu'il doit changer, les objectifs marketing qu'on leur assène toutes ces éléments contre nature qui pourraient tous les rendres fous ou désespérés... d'ailleurs, dans cette entreprise, les suicides se succèdent... toute ressemblance avec des évènements ayant existé...
Pas de militantisme manichéen, si peu de rage, pas de pleurnicheries non plus... "Eric" (puisque c'est le prénom qu'il s'est choisi) essaie juste de faire consciencieusement son travail, comme il l'a toujours fait, en lui donnant un sens, en essayant de ne pas perdre son humanité...
L'écriture est limpide, agréable. La peinture de l'entreprise est si juste qu'on a l'impression que c'est un témoignage vécu, l'analyse des rouages très pertinente, une vraie réussite, j'espère que ce livre aura le succès qu'il mérite amplement.
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Format: Broché|Commentaire d‘un membre du Club des Testeurs( Qu'est-ce que c'est ? )
Lecteur, ne te laisse pas séduire comme je le fus, par les sirènes de l'éditeur, car c'est la déception qui pourrait être au rendez-vous.
Ce livre, ayant pour cadre la plate-forme d'un grand opérateur téléphonique, n'a rien d'un ouvrage à suspense, ni à énigme.

Il s'agit d'un roman très sérieux traitant de la déshumanisation au sein des grandes entreprises et des troubles comportementaux (comme le suicide) qui sont la conséquence d'une robotisation rampante.

L'auteur, dans un style très vif, nous brosse en de très courts chapitres un tableau plutôt sombre d'un univers méconnu du grand public: celui des plateaux téléphoniques où s'activent les télé-opérateurs anonymes.
Le ton est juste, la plume est acérée, et l'on convient rapidement que le sujet est maîtrisé.

Pour autant j'aurais aimé connaître les personnages, rentrer dans leur intimité pour mieux ressentir le poids de leur souffrance, et être à même de compatir plus intensément aux pressions qu'ils subissent.
Mais ce n'est pas le choix de Beinstingel qui dessine une esquisse au fusain, allant à l'essentiel pour un portrait en noir et blanc.
On ne s'attache pas. On constate et on déplore, pestant contre une société dont la dérive inexorable nous jette droit sur les récifs. C'est presque déprimant.

Je n'ai pas trouvé ce livre passionnant, mais lui accorde un certain crédit pour la justesse d'un portrait que j'aurais souhaité plus achevé.
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MEMBRE DU CLUB DES TESTEURSle 11 septembre 2010
Ce roman de Thierry Beinstingel, au demeurant très facile à lire, ne peux pas laisser le lecteur insensible à ce qu'endure Eric, héros malgré lui dont nous ne connaitrons jamais le vrai prénom.
Victime de l'évolution socio-professionnelle, Eric, à la veille de ses cinquantes ans, se voit mentalement et physiquement diminué par cette obligation de se tourner vers un métier à l'opposé de sa conception du travail.
L'auteur décrit une situation qui pourrait celle de mr Dupont ou mr Durant, qui après s'être investi pendant des années dans des activités de contacts physiques et de services, se retrouve sur un plateau d'appel.
Oui, ces fameux plateaux d'appels que tout le monde a connu au moins 1 fois, avec tout d'abord ce robot qui aiguille votre appel sur le bon service en fonction des touches que vous utilisez sur votre téléphone; cette voix numérisée, déjà impersonnelle, que l'on accepte, car l'on sait bien qu'il ne s'agit que d'une machine. Puis l'opérateur, ou l'opératrice, qui s'annonce sous son nom d'emprunt, avant de réciter sa litanie apprise par coeur, et à qui l'on demande de respecter au mot près le discours type, avant même de savoir si le problème du client a bien été résolu. Cette voix aussi impersonnelle, mais cette fois, on sait qu'elle émane d'un être humain.
Puis ces offres commerciales, qu'il faut absolument essayer de placer à chaque appel:" Nous ne sommes plus dans un service public. Maintenant, nous devons rendre des comptes à nos actionnaires...".Parce que oui, sans le citer, l'auteur prend bien en exemple un grand opérateur de téléphonie qui connait depuis quelques mois une vague de suicide des plus inquiétants. Et si certains d'entre vous avaient encore quelques incompréhensions concernant ces gestes malheureux que certains utilisent comme délivrance face à leurs souffrances, ce livre finira de leur expliquer.
On voit bien Eric essayer de trouver un exutoire à son sentiment d'inutilité dans le footing, jusqu'au jour où il se décide à se lier avec des clients ayant des problèmes de paiement. Grâce à eux, il va renouer avec ce besoin et cette satisfaction de rendre service, comme lorsqu'il était électricien.
Seule petite remarque: l'auteur explique qu'à l'occasion de l'anniversaire d'une collègue d' Eric, le responsable ferme le service et déroute les appels vers un autre centre afin de fêter cet évènement. En réalité, cela ne se déroule pas du tout ainsi, et si une telle réunion est acceptée, les personnes sont conviées par petits groupes afin de continuer à assurer le service, et pendant un temps très limité.
En résumé, ce livre est une bonne description de la vie sur les plateaux d'appels, de ces sentiments d'inutilité, de robotisation, d'infantilisation (Monsieur, je peux aller aux toilettes?), d'impersonnalisation...bref...de déshumanisation que le personnel travaillant sur ces plateformes peut ressentir.
Un livre bien sombre comme peut le devenir notre environnement socio-professionnel, avec comme seul satisfaction de pouvoir dire: "Je ne dois pas me plaindre, car moi, au moins, j'ai un job !!!".
Salut à tous les amazoniens.
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Format: Broché|Commentaire d‘un membre du Club des Testeurs( Qu'est-ce que c'est ? )
Au préalable et pour situer ce commentaire je dirais que l'auteur s'efforce de faire découvrir une nouvelle donne du monde du travail ..
Un monde qui a commencer d'émerger il y a une quinzaine d'années ..
C'est une bonne chose que la littérature s'empare de ces vies brisées et de la description d'un univers dont les épiphénomènes relèvent quasiment du concentrationnaire ou du carcéral ..
C'est je pense le moment de s'interroger sur des stratégies de gestion de personnels qui reposent sur la dépersonnalisation .. la standardisation ... la dénarcissisation ..
Cette thématique est peu mobilisatrice en fait et cela contraste fortement avec le cadre législatif qui lui à commencer d'évoluer sous les coups de boutoirs de l'évolution sociétale ..
Par exemple il à fallu légiférer pour empêcher de harceler moralement .. n'est ce pas de la folie que la violence fasse partie des méthodologies de managing ... ??
C'est un roman à thèse .. si on y pense c'est un exercice difficile en littérature ..( comme en peinture d'ailleurs ).
Le fond et la structure ( personnages emblèmes .... ) priment sur les formes stylistiques traditionnelles et sur le cadre ..
Si on y prend garde la critique de ce type de roman dérape facilement et à tort ...
La problématique est bien comprise par l'auteur qui pose des personnages signifiants ( reconversion des seniors .. dépersonnalisation .. somatisation .. perte de l'estime de soit même .. dépression lourde .. )
Les mots sont bien choisis mais le fond prime sur la forme et la construction lui est subordonnée ..
Le reconnaître ne me porte pas à décréter que c'est pour autant un mauvais roman ..
Un aspect qui m'a beaucoup séduit est la quasi absence de cadre idéologique ...
Cela pose de fait ce roman à sa place : L'ÉTHIQUE ..
Il est grand temps en effet que l'opinion publique rattrape et dépasse le législateur car la loi n'est en cette matière que le point de départ et l'instrument ..
Le fonctionnement des centres d'appels est digne des heures les plus noires de la condition ouvrière ( 19e siècle ) ...
La violence produit des effets d'autant plus graves que le mouvement ouvrier est en voie de disparition ..
J'ose espérer que des formes nouvelles d'organisation des salariés sont en gestation ( moins idéologiques et plus éthiques et philosophiques que celles qui ont précédées ... )
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D'abord, on peut commencer par saluer l'originalité de ce roman.

Une plate-forme téléphonique, en France ( rare en ces temps de délocalisation ... ) et ses employés ( surtout un, Eric - prénom d'emprunt ), déshumanisés, réduits à répondre de façon stéréotypée aux malheureux abonnés qui les contactent pour des modifs de contrat ou des contestations de facture ( beaucoup de lecteurs vont se reconnaître dans ce genre de situation )
Eric se rebelle contre cet ordre trop bien établi.
Et là, l'auteur nous livre une savoureuse étude sociologique tel un Zola du XXIème siècle. On jubile.

Ce qui coûte la 5ème étoile au roman ?
Un petit détail : j'ai simplement regretté que Beinstingel abuse un peu trop systématiquement d'énumérations fastidieuses d'adjectifs voire de verbes dans ses descriptions. Effet de style qui n'était sans doute pas nécessaire à telle dose car cela finit par enlever de la fluidité du récit.

Cela reste un bon roman que je recommande.
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Format: Broché|Commentaire d‘un membre du Club des Testeurs( Qu'est-ce que c'est ? )
Une plongée dans le monde de l'entreprise à travers la vie d'un plateau téléphonique. Le Nouveau : un électricien en reconversion. Il doit s'adapter. C'est un taiseux aux mains calleuses qui doit maintenant travailler non plus avec ses mains mais user de la parole, abusant sous influence et contrainte de messages formatés, d'arguments pré-mâchés à recracher à la demande pour quelques contrats à placer et des objectifs en horizons obligatoires... Comment tenir, comment vivre, comment exister dans cet univers ? Telle est la question de l'auteur ici abordée de manière implacable.

Style fluide et facile à lire, sujet lourd, ambiance plombée avec en périphérie une petite étincelle d'espoir.

Un conseil : de préférence à ne pas lire le soir après une dure journée de travail. L'auteur est si efficace dans sa manière de dépeindre le sombre environnement et la machine de l'entreprise auxquels le héros est confrontés que cela nous envahit. Alors il faut être en forme et se tenir prêt pour cette histoire et ce système univers qui est aussi le monde dans lequel nous évoluons.

Et la dernière phrase, comme une invitation en flottement : " Le Monde ? Faire avec, vivre autour, s'abandonner aux mots sauvages... "

Chris Alyde (sur Amazon.fr)
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Format: Broché|Commentaire d‘un membre du Club des Testeurs( Qu'est-ce que c'est ? )
Histoire tristement banale de notre monde moderne. Un technicien subit une reconversion professionnelle due à une restructuration de son entreprise et se retrouve téléopérateur sur un plateau d'un centre d''appels, affublé comme ses collègues d'un prénom d''emprunt, Éric.
À travers le témoignage de ce rescapé d''un plan social, on suit avec une étonnante profondeur les splendeurs et misères de ce quotidien qui rappelle parfois celui d''une société moderne de téléphonie' On y rencontre des collègues parfois désabusés, on y découvre les techniques opératoires déshumanisées de ces êtres à qui on demande de devenir des sortes de créatures impersonnelles mais productives et à qui l''on confie une identité de fiction pour préserver la société qui les emploie de toute empathie avec le client qui n''est qu'un numéro parmi une liste d''appels en attente.
Au fil de ce récit continu, toujours à la limite de l''essoufflement, mené à la première personne, au cœur de cet « Éric », on s''étonne de ressentir intimement une réelle empathie avec cet homme perdu, déraciné, qui assiste indirectement au suicide de certains de ses collègues alors que lui cherche à se recréer une stabilité et ne trouve d''exutoire que dans la course à pieds.

Au-delà de l''évidente et forte évocation tragique du quotidien professionnel d''aujourd'hui pour un certain nombre de personnes ' et qui invite à une réflexion pressante sur les absurdités auxquelles conduisent les excès de notre société ', on est frappé par la force littéraire de ce texte qui transcende cette critique sociale.
La course du narrateur qui cherche à déverser sa tension dans l''exercice physique et qui inscrit ses performances et réactions dans un petit carnet personnel, reçoit un écho dans le style même de l''écriture qui se cherche, s''essouffle, se pose et repart. Les mots qui se cherchent dans l''écriture sont ceux que l''homme silencieux aux mains dures de technicien doit apprendre à manipuler pour devenir le locuteur efficace qu''on lui demande d''être à présent. Néanmoins, les mots vont dépasser rapidement leur valeur performative pour vite redevenir ces « mots sauvages », riches et parfois violents qu''ils sont intrinsèquement. La sécheresse de la bouche de l''opérateur, le bruit des conversations insipides de sa journée, se transcendent dans le silence au monde du monologue intérieur du narrateur. Le seul client qu''il rencontrera et qui transpercera cette carapace professionnelle qu''on lui impose, - faille par laquelle l''humain brise le mécanique du quotidien parfaitement rendu par l''art du récit - sera un tétraplégique alité dont le seul moyen d'action est le verbe et les quelques doigts qui lui permettent d''écrire sur son écran de téléphone'.
En réalité, la course éperdue qui le sauve, celle qu''il mène grâce aux mots, cette recherche d''une préservation de l''humain, c''est la littérature.
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