Je l'attendais ce nouveau No One... Dieu sait que je l'attendais. Et pourtant, dès la première écoute, c'est plus ou moins le drame. La déception est là, inéluctable, et les premières questions surgissent ? Dont l'une, la plus frappante : « Mais où est passé le No One d'antan ? ». Ce No One qui, la rage au ventre, balançait l'un des albums les plus chauds du rock Français avec « Utopia », ce No One revendicateur qui riffait comme un beau diable et éructait ses slogans fédérateurs.... Perdu dans ce remodelage du groupe autour du seul membre d'origine, Marc Gulbenkian, voilà où est passé ce No One. Et que nous reste-t-il au final? Un ersatz du No One d'antan. Un ersatz gonflé de rythmiques dansantes pas toujours du meilleur goût pour qui repense aux « Chile » et autres « Nomenklatura ». Alors certes, il reste ces textes toujours bien sentis, ces quelques titres qui surnagent (« Us festival », « Revolution.com », « Où étions-nous ? ») et le plaisir de retrouver le timbre de voix de Gulbenkian. Mais surnage tout de même cette dérangeante sensation d'opportunisme afin de capitaliser sur « un nom » après l'échec commercial de « Prénom betty », l'album solo de Gulbenkian. Parce qu'il faut bien l'admettre, ce No One n'est pas le notre, ou du moins pas celui si cher à mon c½ur. « Revolution.com, comme ça manque de sueur » ? Je n'aurais pas dit mieux.