La majorité des thèmes abordés ont en commun le ton dénonciateur et la rime acide de vérité; Immortal parle d'argent, de drogue, de quotidien, mais sans les clichés d'un rap bas de gamme : L'argent, c'est celui que le gouvernement americain reverse aux talibans, injecte dans le trafic de drogue et dépense en armement. La drogue c'est celle qui fait son chemin de l'Amérique du Sud aux Etats-Unis: Immortal invite sur Peruvian Cocaine C-Rayz Walz, Loucipher, Diabolic, Tonedeff, Pumpkinhead, et Poison Pen à jouer le rôle de personnages clef jalonant ce périple. La vie, c'est celle manipulée par un gouvernement peu désireux de se pencher sur certaines fanges de la population. Harlem Streets, Internal Bleeding et The Cause Of Death sont autant de morceaux au goût d'édutainement à la KRS-One ryhtmés par des vérités dont Immortal se fait l'écho. L'industrie du disque et le milieu hip-hop ne sont pas à l'abri de la fureur parfois délurée du MC : La rageuse plaidoirie d'Industrial Revolution contraste avec le ton sarcastique et leger d'Obnoxious, retrouvé dans Freedom of Speech, qui s'articule autour de samples de ''Pinocchio''. L'émotion est également présente sur cet album, notamment dans You Never Know où Jean Grae participe au morceau le plus poignant de la tracklist, en prêtant sa voix au refrain.