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Eternelle Arabellissima, Lisa della Casa s'est inscrite à la scène comme une voix particulièrement emblématique de l'univers opératique straussien (et mozartien). On a souvent tendance à oublier qu'elle s'est aussi essayé au registre du lied (en dehors des Quatre Derniers Lieders avec orchestre bien sûr, pour lesquels elle rivalise au sommet de la discographique avec sa rivale Elisabeth Schwarzkopf; le choix, inutile, étant affaire de goût).

Ainsi en 1957, l'année de son Arabella studio avec Solti, la suissesse donne un unique récital de lieders à Salzbourg (avec Arpad Sandor, un témoignage publié chez Orfeo). Dans une discographie assez peu étoffée en la matière, on notera aussi le magnifique récital 1956 publié chez Testament (avec Karl Hudez au piano), complété de fameux "Frauenliebe und Leben" de Schumann (en 1962 avec Sebastian Peschko). Toujours avec Peschko en 1962, on ira aussi chercher les 7 lieders straussiens, également disponibles chez Testament (en complément d'une sélection d'Ariane avec Alberto Erede et les berliners).

Lisa Della Casa nous propose ici un récital studio de 17 lieders straussiens (anciennement chez Eurodisc), enregistré à New-York en novembre et décembre 1963, l'année de son Arabella studio avec Keilberth (chez DG), et quelques mois avant son Octavian au Metropolitan, où elle retrouvait Schwarzkopf après "l'affaire" de Salzbourg.

Dans ce Strauss plus intime, on retrouve les mêmes qualités vocales qui ont fait de la suissesse une interprète singulière et irremplaçable : une voix naturellement distinguée, un timbre cristallin, une clarté proverbiale, une articulation précise aux intentions raffinées, et cette ligne de chant infinie toujours aussi fascinante. Le style, peut-être parfois un tout petit peu tendu (gênée par le studio ?), pourra aussi revêtir par moment comme un parfum légèrement suranné; mais jamais ne se rompra cette impression de charme et de séduction, car l'humanité et la musicalité qui se dégagent de ce chant demeurent définitivement troublants.

La soprano est accompagnée par le piano du hongrois Arpad Sandor, un élève de Kodaly et de Bartok qui se fit un nom (principalement aux Etats-Unis après son exil en 1933) dans l'accompagnement de voix (comme Josef von Manowarda, ou Lily Pons) ou d'archets (il eut notamment pour partenaire Jascha Heifetz ou même Fritz Kreisler). Agé ici de 67 ans, il se montre efficace mais discret, laissant toute la place à sa prestigieuse soliste (une impression renforcée par une prise de son un peu déséquilibrée).

Un disque réédité sans complément, donc assez court (43 minutes à peine), avec un léger souffle bien présent. A noter encore la présence des textes avec traduction en anglais (et une courte notice de 2 pages, en anglais seulement).
11 commentaire|12 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
Aucun discours ne saurait ajouter à la perfection de cette Olympienne. Il suffit de dire la formule magique : "Richard Strauss, Lisa Della Casa". Je profite de l'opportunité d'un prix avantageux pour racheter, sous étiquette RCA Red Seal, un CD de première génération dont je dispose sous étiquette Eurodisc. Presque plus rien du souffle de la bande et la voix qui, prise de très près, vous emporte très haut. Dix-sept Lieder qui vous donnent comme l'impression d'avoir affaire avec un cycle qui irait de 'Ständchen' à 'Ruhe, mein Seele' et, quelques quarante minutes plus tard, la conviction qu'il n'y a presque rien à ajouter. Auraient-ils été traduits en français que ces textes, qui figurent dans le livret en édition bilingue allemand/anglais, ne nous auraient pas plus donné le sentiment de la poésie que ne le fait cette voix ensorcelante.
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