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Commentaires client les plus utiles
3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Vie de Richard Strauss,
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Intéressant pour bien connaitre la vie de R StraussInsuffisant pour celui qui veut approfondir son étude sur ses compositions Analyse réduite Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
5.0 étoiles sur 5
strauss,
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tres complet agréable a lire ou l'on découvre un strauss inconnu et moins diabolique qu on le dit l'ai revendu 3 j après l'avoir terminé
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2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Richard Strauss ou la dualité,
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Richard Strauss est un des compositeurs les plus dépréciés. Ses relations avec les nazis ont souvent été à l'origine d'interprétations délirantes, notamment aux Etats-Unis, où on a négligé le fait que d'avoir une belle-fille juive (et donc aussi des petits-enfants demi-juifs) l'ont obligé à des compromissions, mais en fait surtout avec les hiérarques qui protégeaient sa famille et lui-même de Bormann ou de Goebbels. Sa vanité réelle a pu être manipulée au départ par le régime, c'est bien certain. Mais il a exprimé son mépris pour "cette clique", parfois de façon dangereuse. En France, on le considérait parfois comme un simple épigone de Wagner, alors que quelques notes suffisent à le faire reconnaître.Plus profondément, sa musique semble particulièrement méprisée des adorateurs de l'Idéal ou de l'Absolu, Dieu et toute cette sorte de choses, entre lesquelles je me demande s'il faut placer le dodécaphonisme. Rigoureux et soucieux de clarté comme compositeur et interprète, Strauss ne choisit pourtant jamais entre deux aspects opposés, ainsi dans Ariane à Naxos où son librettiste, Hofmannsthal, lui reprochait de favoriser Zerbinetta et les bouffons italiens, au détriment de sa conception orientée, ascendante. Nous laissant dans l'ambiguïté, il nous accorde l'infini des possibilités, que nous pouvons prolonger à loisir, en nous-mêmes. Le Dieu jaloux, Lui, est infini, mais ne laisse à Son fidèle que le concept de Son infinité, dont Il garde la réalité pour Lui. La dualité de Richard Strauss, gérée de façon moins dangereuse que chez un autre Gémeau (Gémeau-jumeau), Schumann, lui a permis de mettre dans sa musique la chaleur et la générosité qui n'étaient pas forcément dans son comportement, froid, voire égoïste. Les plus critiques objecteront que la générosité dans ses opéras provient de ses librettistes, mais, outre que la musique, qui est bien sienne, l'exprime suffisamment, il est au moins un cas où l'idée est de lui, le dénouement de l'Amour de Danaé. Plus exactement, ce livre indique qu'il s'agit pour Jupiter de "résignation joyeuse", selon les mots de Strauss, mais la musique dit davantage. On excusera peut-être ce qui apparaît comme un essai personnel en miniature sur Richard Strauss, à propos de qui Michael Kennedy parle au début, d'"énigme", si je précise que la vie de l'auteur et la construction de son oeuvre, sujets de ce livre, nous permettent d'approfondir et d'éclairer ce que la musique développe, de façon bien énigmatique pour certains d'entre nous. Il s'agit d'un gros ouvrage très peu technique, très peu musicologique si l'on veut, ce que lui reproche un autre commentateur, évidemment plus expert que moi. La dualité du compositeur et la manière dont elle est vécue y sont éclaircies, sans théorie autre que ce qui est strictement nécessaire, l'auteur apparaissant comme un compagnon de lecture modeste, dévoué et sympathique. Un petit détail : page 456, la même phrase a été traduite deux fois, mais de façon différente, la réalisation de l'ouvrage ne méritant pas d'autres critiques, si mes souvenirs, récents, sont bons. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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