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Commentaires client les plus utiles
32 internautes sur 32 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Isolde et Tristan, drame lyrique de Richard Wagner,
Par Denis Urval (Paris, France) - Voir tous mes commentaires (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR) (TOP 10 COMMENTATEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Richard Wagner - Tristan und Isolde / Meier, Storey, DeYoung, Grochowski, Salminen, Barenboim, Chereau (Teatro alla Scala 2007) (DVD)
Ce Tristan a été capté en 2007 à la Scala de Milan.Un critique perspicace, Pierre Lalo, écrivait dans le journal Le Temps le 28 décembre 1904 : « La fonction de la mise en scène est spéciale dans un ouvrage tel que Tristan, où l'action tout intérieure laisse peu de place au pittoresque. Il n'y faut pas de décorations somptueuses ni de costumes brillants ; mais il faut que sans cesse l'attitude et le jeu des acteurs, l'aspect du décor, le jeu des lumières et des ombres s'accordent avec les âmes des personnages et le moment de l'action ; il faut que la mise en scène et l'action intérieure ne fassent qu'un». Le meilleur compliment que je puisse faire à cette mise en scène de Patrice Chéreau, c'est qu'elle épouse constamment la progression d'une telle action intérieure. Jamais devant ses choix on n'est réticent comme on le serait devant des décisions arbitraires. Il n'est nul besoin d'avoir aimé la Tétralogie « politique » qu'il avait signée à Bayreuth pour admirer ce Tristan, aussi concentré sur les relations entre les êtres que peuvent l'être les films du même metteur en scène. L'orchestre est dirigé par un wagnérien expérimenté, Daniel Barenboim. Ian Storey n'est pas sur un plan strictement vocal un Tristan idéal, mais à partir de l'hymne à la nuit dans le second acte et pendant tout le troisième, il incarne le personnage de manière à la fois crédible et touchante. Dans cette distribution, j'aime beaucoup le Kurwenal de Gerd Grochowski. Je savais Waltraud Meier capable de soulever l'enthousiasme d'un public d'opéra par ses incarnations wagnériennes. Je ne savais pas en revanche que son jeu gagnerait encore à être vu de près, comme ici, ni que je trouverais si beau son visage de tragédienne. On ne peut rêver d'Isolde plus noble, plus expressive, plus souveraine. Elle est l'âme de ce spectacle, sa raison d'être première et dernière. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
26 internautes sur 26 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Bouleversante Isolde,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Richard Wagner - Tristan und Isolde / Meier, Storey, DeYoung, Grochowski, Salminen, Barenboim, Chereau (Teatro alla Scala 2007) (DVD)
Attiré par Barenboim et par le prix avantageux, j'ai découvert avec ce DVD une vision émouvante et accomplie de ce grand opéra wagnérien.Ce qui frappe le plus dans cette version est l'interprétation incomparable d'Isolde, tendue, bouleversante et lumineuse du début à la fin, irréprochable également - m'a-t-il semblé - sur le plan vocal, et très grande actrice dans la rage comme dans l'amour. La mise en scène de Chéreau, dépouillée, est parfaitement convaincante, notamment dans le dernier acte avec "l'incarnation physique", quasi christique, du Liebestod sur la personne d'Isolde (personnellement, je n'oublierai pas de sitôt les émotions ressenties dans cette dernière scène). A ce sujet, il est appréciable de pouvoir découvrir, dans le livret accompagnant les 3 DVD, les "notes" de Patrice Chéreau qui permettent de mieux comprendre ses choix. L'orchestre et sa direction sont également de premier plan, Barenboim étant à la hauteur de sa réputation méritée. L'interprétation n'est pas poussée vers des sommets paroxystiques, elle reste "classique" mais se maintient constamment au niveau de tension dramatique exigé par l'oeuvre. Enfin, la mise en images est de bonne qualité, en dépit de quelques effets - fondus ou mouvements de caméras - susceptibles d'apparaître "déplacés" ici ou là. Disposer ainsi d'une version "neuve" de l'opéra en très bonne qualité vidéo (et sonore), voilà aussi un fait appréciable. Au final, je n'hésiterais pas à recommander chaudement cette version à quiconque voudrait découvrir Tristan et Isolde ou bénéficier d'une interprétation récente et d'excellente qualité. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
14 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile
3.0 étoiles sur 5
Indispensable, mais...,
Par
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Richard Wagner - Tristan und Isolde / Meier, Storey, DeYoung, Grochowski, Salminen, Barenboim, Chereau (Teatro alla Scala 2007) (DVD)
Pour ne pas marcher sur les plates bandes des commentateurs précédents, je parlerai d'abord de quelques détails techniques : la réalisation de la RAI est exemplaire : intelligente, originale et belle, et avec cela toujours au service de la mise en scène et non le contraire comme cela arrive trop souvent.Les sous-titres français sont prosaïques, ce qui est un comble dans Tristan, et flirtent souvent avec le contresens. Il faut privilégier l'écoute en DTS, plutôt que la stéréo assez terne. Pour ce qui est de la représentation elle-même, le premier acte m'a paru un peu lent, et assez décevant dramaticalement, tandis que dans le troisième on souffre dans sa chair tant Ian Storey peine à assurer le minimum vocal exigé par le rôle, alors que Barenboim retient l'orchestre tant qu'il peut. Mais il y a le deuxième acte, l'acte le plus difficile à mettre en scène et que le talent de Chéreau a réussi à porter visuellement au même niveau que celui de la partition. Chapeau! Celui qui n'a pas les larmes aux yeux au baisser de rideau... Malgré toute l'admiration que j'ai pour Chéreau, immense directeur d'acteur, le seul de ce niveau que connaisse l'opéra, qu'il me soit permis de poser quelques questions qui fâchent : fallait-il réduire Tristan, héros admiré de tous, et Isolde, princesse désirée de tous, à ce paumé et à cette névrosée ? Doit-elle, cette héritiaire du trône d'Irlande, voyager à fonds de cale avec les ballots et les cordages, dans la promiscuité de marins faisant leurs ablutions ? Faut-il systématiquement réduire les personnages d'opéra à la dimension de l'homme de la rue, tuer le rêve, l'interdire même, alors qu'il est à la naissance de l'opéra, que c'est toujours lui que l'on vient y chercher, à savoir le récit de la destinée de personnages hors-normes qui, pour exprimer leur passion ont droit à un orchestre pour les soutenir. Humanisation ne veut pas dire misérabilisme. Que ce serait beau un directeur d'acteur du niveau de Chéreau qui mettrait son talent au service de l'oeuvre telle qu'elle a été conçue... Je sais que je vais encore me faire des ennemis avec ces remarques et recevoir des mauvais points, mais tant pis, il faut dire ce qu'on pense. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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