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20 internautes sur 21 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Une somme d'histoire économique,
Par DILLENSCHNEIDER (LA LOUPE France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Richesse et pauvreté des nations (Broché)
Bien-pensant, s'abstenir !Ce livre va à l'encontre de ce qu'on lit à longueur de colonnes, de ce qu'on entend sur les ondes radios et hertziennes. David S. Landes, professeur d'histoire économique démonte les idées reçues sur l'état du monde. Richesse et pauvreté ne sont pas le résultat d'un rapport de domination mais la conséquence d'une histoire souvent millénaire. Certains pays ont su profiter des avantages fournis par la nature, d'autres faire de leurs faiblesses des atouts...pour rebondir. Car sans volonté et sans travail - d'où l'importance de la culture (des mentalités pour les historiens européens)dans le développement économique - point de salut. Ainsi peut-on réussir, même quand on ne dispose pas de richesses naturelles, voire lorsque la nature est totalement contraignante. C'est la grande leçon d'espoir de ce livre enthousiasmant et intellectuellement motivant. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
9 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Du rôle de la culture et des institutions,
Par Jules Alexandre Théophraste de Corvée de Ch.... (Aix-en-Provence, France) - Voir tous mes commentaires (TOP 500 COMMENTATEURS) (TESTEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Richesse et pauvreté des nations (Broché)
La richesse des nations ne dépend pas de leur dotation en facteurs de production, de leur situation géographique ou de quelque autre déterminisme. D. Landes montre que c'est la culture, qui va se traduire en institutions, qui permet de mettre à profit les opportunités de la technologie.La puissance économique est donc la fille de la puissance politique, du génie des peuples et de la capacité à faire évoluer un cadre institutionnel en fonction du contexte d'un lieu et d'une époque. La performance économique est donc fille de l'Etat. Une vérité historique utile à rapeler, ce que fait D. Landes avec talent, de nombreux exemples et une une grande capacité d'analyse. C'est le seul historien économique de l'école évolutionniste anglo-saxonne, - qui a succédé à l'école française des Annales - qui soit traduit en français, nonobstant Douglass North dont le dernier livre vient d'être traduit, et que l'on pourra lire en parallèle avec intérêt. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
8 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Moins original qu'il y paraît,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Richesse et pauvreté des nations (Broché)
Le livre est remarquable (je n'ai pas lu la traduction française mais, en anglais, il y a un peu trop de passages où il utilise des expressions ou des anecdotes empruntées à la culture populaire américaine), surtout par son érudition éblouissante. Sur le fond, la thèse me paraît un peu trop marquée par les idées de Max Weber et par une tendance très anglo-saxonne au complexe de supériorité (par exemple vis-à-vis de l'Europe "latine"). J'ai particulièrement apprécié son analyse (dispersée au fil du texte) de la fameuse théorie des "avantages comparatifs". Avec beaucoup de finesse, Landes relève qu'on ne peut pas se soustraire aux déterminations naturelles et environnementales, mais que si on s'y soumet totalement, on se condamne à la stagnation. Le volontarisme est nécessaire, mais il faut "vouloir" de façon réaliste. En tout cas, l'auteur démonte de manière très convaincante la thèse "tiers-mondiste" expliquant l'arriération par l'impérialisme européen, en démontrant que c'est au contraire l'arriération des uns, confrontée à l'avance relative des autres dans des domaines-clefs, qui est à la source de la division impérialiste entre nations dominantes et peuples dominés. En cela, et de manière assez paradoxale, Landes est très "marxiste" (alors qu'il dénonce à plusieurs reprises l'idéologie marxisye) en faisant ressortir la primauté des "rapports de production" parmi les facteurs du devenir historique.
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