Ce documentaire sur les "riches heures" de la Révolution Cubaine commence comme un joli petit film de propagande. On y voit dans un collège portant le nom auréolé d'Antonio Maceo, une ribambelle de petits élèves en uniforme, réciter avec un enthousiasme de perroquet les louanges du paradis socialiste.
La suite est du même tonneau, sans qu'on sache bien en définitive quel message la réalisatrice avait pour but de faire passer. A entendre les témoignages qui constituent l'essentiel du film, la vie à Cuba aujourd'hui, est moins bonne qu'hier, dans les années 70 et 80. Pourtant qu'y a t-il de changé ? C'est le même régime, la même bureaucratie, les mêmes contraintes, la même asphyxie intellectuelle. Il n'y manque que l'aide que les Soviétiques apportaient à ce petit satellite emblématique des Antilles, et qui donnait l'illusion que la santé, l'éducation, le logement étaient gratuits, que le chômage n'existait pas, et que le peuple était heureux...