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Rien ne s'oppose à la nuit
 
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Rien ne s'oppose à la nuit [Format Kindle]

Delphine (de) Vigan
4.3 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (101 commentaires client)

Prix éditeur - format imprimé : EUR 19,30
Prix Kindle : EUR 13,99 TTC & envoi gratuit via réseau sans fil par Amazon Whispernet
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Ce prix a été fixé par l'éditeur.

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Présentation de l'éditeur

« La douleur de Lucile, ma mère, a fait partie de notre enfance et plus tard de notre vie d’adulte, la douleur de Lucile sans doute nous constitue, ma sœur et moi, mais toute tentative d’explication est vouée à l’échec. L’écriture n’y peut rien, tout au plus me permet-elle de poser les questions et d’interroger la mémoire. 
La famille de Lucile, la nôtre par conséquent, a suscité tout au long de son histoire de nombreux hypothèses et commentaires. Les gens que j’ai croisés au cours de mes recherches parlent de fascination ; je l’ai souvent entendu dire dans mon enfance. Ma famille incarne ce que la joie a de plus bruyant, de plus spectaculaire, l’écho inlassable des morts, et le retentissement du désastre. Aujourd’hui je sais aussi qu’elle illustre, comme tant d’autres familles, le pouvoir de destruction du Verbe, et celui du silence. 
Le livre, peut-être, ne serait rien d’autre que ça, le récit de cette quête, contiendrait en lui-même sa propre genèse, ses errances narratives, ses tentatives inachevées. Mais il serait cet élan, de moi vers elle, hésitant et inabouti. » 

Dans cette enquête éblouissante au cœur de la mémoire familiale, où les souvenirs les plus lumineux côtoient les secrets les plus enfouis, ce sont toutes nos vies, nos failles et nos propres blessures que Delphine de Vigan déroule avec force.

Biographie de l'auteur

Née en 1966 à Boulogne-Billancourt, Delphine de Vigan a publié plusieurs romans, dont No et moi (révélation du magazine Lire 2007, prix des Libraires 2008 et prix Solidarité 2009), adapté à l’écran par Zabou Breitman, et Les Heures souterraines ( J-C.Lattès 2009, Audiolib 2010). Elle vit à Paris.

Marianne Epin, (Prix Gérard Philipe 1985), formée au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique dans la classe d’Antoine Vitez, a joué 5 ans à la Comédie Française et interprété les grands rôles du répertoire classique et contemporain avec les plus grands metteurs en scène . Elle alterne théâtre, cinéma et télévision. Récemment, elle a joué Tous les Algériens sont des mécaniciens, pendant 2 ans, aux côtés de Fellag. Elle a déjà enregistré pour Audiolib, Les heures souterraines, Rien ne s'oppose à la nuit et Purge.

Détails sur le produit

  • Format : Format Kindle
  • Taille du fichier : 462 KB
  • Nombre de pages de l'édition imprimée : 362 pages
  • Pagination - ISBN de l'édition imprimée de référence : 2356414223
  • Editeur : JC Lattès (17 août 2011)
  • Vendu par : Amazon Media EU S.à r.l.
  • Langue : Français
  • ASIN: B005PLVAOE
  • Moyenne des commentaires client : 4.3 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (101 commentaires client)
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Delphine de Vigan
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115 internautes sur 123 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 émouvant, 20 août 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rien ne s'oppose à la nuit (Broché)
Tout d'abord je tiens à remercier les éditions JC Lattès pour m'avoir permis de lire ce livre.

Delphine de Vigan est une auteur française dont le nom a émergé récemment auprès du public avec l'adaptation au cinéma de son roman No et Moi, roman émouvant et bouleversant.
Et bien ce roman ci m'a également profondément touchée. Il m'a émue au larmes, touchée, fait sourire, révoltée...Une palette de sentiments avec lesquels on n'est pas forcément à l'aise. Mais qu'importe. Cette lecture fut admirable, et je ne la regrette pas une seconde ! Merci pour cette histoire !

Pleine de pudeur, de craintes, de drames, de silence et de cris, de violence et de tendresse, ce roman qui tend à donner une dimension auto-biographique ne peut laisser indifférent. On aime ou on déteste ce genre.

L'auteur raconte sa mère. Sa mère telle qu'elle l'appréhende au travers des témoignages, oraux ou non, de ceux qui l'ont connu. Tout commence par son enfance, sa fratrie et ses parents, l'époque, puis sa vie d'adulte, ses déchéances et ses désespoirs.
C'est un témoignage bouleversant sur une femme qui a souffert de troubles psychiatriques qui l'ont éloignés des siens. Un témoignage d'une enfant qui a trop vite été confronté à la vie dans ce qu'elle a de plus dure : la perte - à tous les niveaux.

Ce livre provoque un sentiment de voyeurisme chez le lecteur - on veut en savoir plus - sentiment qui se mâtine d'un peu de honte dans mon cas "comment autant se plongée dans la vie de cette femme ?".
Mais les personnages sont changeants, et le récit, mouvant, nous révèle différentes facettes de l'époque, de la famille, des gens. Notre opinion évolue au fil du livre, au fur et à mesure des souvenirs et des révélations.
On a pas le même regard sur Liane et George au début et à la fin, comme si nous aussi nous grandissions, comme Lucile. Comme Delphine.

L'auteur a su illustrer dans ce roman le "classique" d'une famille, nombreuse ou pas. Les non-dits, les silences, les moments de joies, les souvenirs et les traditions, mais aussi les pertes et les haines, les chagrins et les blessures. Les rancunes et les incompréhensions.

Ce roman est magnifique, triste et pourtant porteur d'une certaine joie. La vie continue.
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53 internautes sur 58 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Rien ne s'oppose à la nuit, 18 septembre 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rien ne s'oppose à la nuit (Broché)
Delphine de Vigan, que l'on avait pu rencontrer avec "Jours sans faim" ou le plus récent "No et moi" signe un nouveau roman, consacré à la vie de sa mère: "Rien ne s'oppose à la nuit", titre emprunté à la célèbre chanson "Osez Joséphine" d' Alain Bashung.

Il est difficile, reconnaît humblement Delphine de Vigan, de faire un roman sur sa vie de famille, sur sa mère. Cette dernière, confessent les premières pages, s'est donné la mort a soixante-et-un an, et fut retrouvée par sa fille, après cinq jours, dans son appartement.

Difficile de traiter d'un sujet intime, qui soit assez général pour intéresser, assez personnel pour être sincère, assez authentique pour permettre à son auteur de sublimer réellement le choc de cette mort, qui quelque part, ne lui aura pas épargné cette rencontre terrible avec l'autre visage de l'être aimé, celui du cadavre.

C'est donc un livre que l'on aborde avec une hésitation qui est avant tout celle de son auteur.

Tout au long, l'auteur intercale des chapitres intermédiaires, ou elle revient sur ses difficultés à traiter d'un noeud si serré, si présent, et qu'il faut bien dénouer, malgré la peur de se tromper, de romancer, de décevoir ou de trahir sa famille, les survivants...

Mais nul doute, il s'agit d'un livre bouleversant, qui évoque la faille qui existe chez chacun, à sa façon. Chaque famille traîne ses fantômes familiers, et la douloureuse et indispensable sociabilité qui fait vivre l'homme en famille plutôt que seul, à la manière de la fable du porc-épic de Schopenhaueur, toujours désireux de se rapprocher de son semblable pour lutter contre la froideur de ce monde, mais toujours blessé, un mythe du Sisyphe de l'homme sociable.

Lucile Poirier vois le jour dans une famille de neuf enfants. Elle grandit dans le bruit, les chahuts, la compagnie, la fraternité, la peur, dans une famille qui perdra comme par une étrange malédiction trois de ses fils, et aura un dernier garçon trisomique. Car une fatalité terrible anime chacune de ses pages. Peut-être même ne nous plongerions nous pas autant dedans si on ne les ressentait pas comme terriblement vraies.

Après la mort accidentelle d'un tout jeune frère, la famille oscille entre précarité et abondance, entre les grossesses renouvelées de Liane, la mère, et les réussites professionnelles de Georges, le père. Liane est une mère totale, faite pour mettre au monde des bébés et s'occuper de sa maison. Conditionnée à faire tourner son foyer jusqu'à l'obsession et l'aveuglement. Georges est un homme avant d'être un père. Il aime les femmes, et les jeunes filles. Il est un personnage plus énigmatique, que la réserve et sûrement l'impossibilité de percer le mystère empêche l'auteur de cerner pleinement (Lucile écrira qu'elle avait été violée par lui "dans son sommeil", mais comme il en est d'usage dans les famille où l'on ne parle pas vraiment, aucun scandale n'éclatera, et Lucile ne sera pas entendue, emportant avec elle le souvenir de ce qui avait pu advenir).

Après le suicide de deux de ses frères, la raison de Lucile commence à vaciller. On la diagnostique bipolaire, comme la soeur de sa mère (la répétition est un thème fort de l'ouvrage, même si elle n'est pas détaillée, le livre n'est volontairement pas psychanalysant).

Pour ses deux filles, une vie de combat contre la folie et la précarité s'engage.

Ce livre est délicat. Il est pudique et respectueux, honnête et digne.

Par l'écriture, Delphine de Vigan essaie de se réconcilier avec celle qui l'a laissé sur un au revoir bien douloureux. L'écriture apparaît comme une manière de dompter un passé obscur, entremêlé à une histoire familiale obscure, mais de cette noirceur par bien des aspects toute puissante, l'auteur essaie de tirer une lumière, et s'en référant à l'artiste du Noir par excellence, Pierre Soulages qu'elle cite: " Mon instrument n'était plus le noir, mais cette lumière secrète venue du noir".

Rien ne s'oppose à la nuit, c'est la réconciliation avec la part des ténèbres en soi, qu'il faut bien accepter, pour ne pas sombrer dans la dichotomie. C'est le roman de la réconciliation dans le doute, dans l'obscur, l'ataraxie de celui qui accepte que rien ne peut plus s'opposer à la nuit tombée.

Emma Breton
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7 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 La nuit, je mens., 28 octobre 2011
Par 
Philisine Cave - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rien ne s'oppose à la nuit (Broché)
Témoignage magnifique sur la vie de Lucile, la mère de l'auteure : inspection de son enfance au sein d'une fratrie constituée de neuf enfants, de sa vie chaotique d'adulte et d'amoureuse. Fille splendide et hypnotique de Liane et Georges Poirier, titis parisiens régulièrement fauchés et dépendants de la fortune professionnelle paternelle, Lucile apprend vite à utiliser son ravissant visage en mannequinant très tôt. Souffrant d'un mal-être conséquent à des relations familiales ambiguës, à un état de survie permanent au sein du clan, à des deuils insurmontables et de douleur imprescriptible et inavouée, elle comprend rapidement que le suicide devient monnaie courante.
A travers cette véritable plongée en apnée en Lucile, le récit est entrecoupé de remarques et d'états-d'âme de l'auteure sur l'enquête, étayés par des faits relatés par différents protagonistes, aidant à cerner au mieux la personnalité complexe de l'héroïne.
Le titre provient d'une phrase de la chanson Osez Joséphine d'Alain Bashung. Pourtant, au cours de ma lecture, je n'ai cessé de fredonner La nuit, je mens du même chanteur, ode magnifique qui sied parfaitement à ma Lucile, celle que j'ai imaginée, celle qui m'a imprégnée à travers les écrits de son aînée. Delphine de Vigan gagne en sérénité à la fin de ce récit éprouvant tant il remue de souvenirs douloureux, de secrets inavoués, toujours sous-entendus. Jamais je n'ai détesté cette maman qui a survécu pour ses deux filles, une maman courage et admirable à sa façon. Dans le même registre mais en plus apaisé, Noëlle Châtelet dans le magnifique La dernière leçon traite du même thème avec une égale subtilité.
La couverture splendide représente Lucile en biais lors d'un repas de famille, cigarette entre les mains, au-dessus de tout, hors de tout... à son image.
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