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| 1. The sea and sinbad's ship - Fritz Reiner, Sidney Harth |
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| 2. The story of the kalender prince - Fritz Reiner, Sidney Harth |
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| 3. The young prince and the young princess - Fritz Reiner, Sidney Harth |
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| 4. Festival in bagdad; the sea; the ship goes to pieces on a rock surmounted by a bronze warrior (shipwreck); conclusion - Fritz Reiner, Sidney Harth |
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| 5. Presto - Fritz Reiner |
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| 6. Chinese march - Fritz Reiner |
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| 7. Song of the nightingale - Fritz Reiner |
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| 8. [the mechanical nightingale] - Fritz Reiner |
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| 9. [the emperor's displeasure at the departure of the real nightingale] - Fritz Reiner |
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| 10. [the emperor's sickroom] - Fritz Reiner |
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| 11. [the real nightingale returns to thwart death] - Fritz Reiner |
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| 12. [funeral march and finale] - Fritz Reiner |
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Commentaires client les plus utiles
4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Un déploiement de maîtrise orchestrale,
Par Savinien (Liège, Belgique) - Voir tous mes commentaires (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR) (TOP 10 COMMENTATEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rimski-Korsakov : Shéhérazade - Stravinski : Le Chant du Rossignol (CD)
Cela fait un demi siècle que cet enregistrement du Shéhérazade de Rimsky-Korsakov trône au sommet de la discographie (aux côtés de Kondrashin). Comme à son habitude, Reiner tient son orchestre du bout de la baguette, sous une direction à la fois souple et tendue, pleine de passion contrôlée et de suavité sans excès, avec une qualité de phrasés et une clarté des pupitres (les vents de Chicago !) absolument exceptionnels. En complément le Chant du Rossignol de Stravinsky, autre enregitrement devenu un classique de la discographie; rarement cette pièce aura revêtu de telles couleurs, avec une telle ligne narrative soutenue de bout en bout, qui confère à cette version une unité peu commune.Depuis cinquante ans, ces enregistrements magnifiques n'ont toujours pas pris une ride, servis par une prise de son splendide, à la hauteur de la réputation du label américain. On ne peut que s'incliner respectueusement devant un tel déploiement de maîtrise orchestrale. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Rigueur et discipline ne luttent-ils pas contre la sensualité des ambiances orientalistes de ce conte des Mille et une nuits ?,
Par Mélomaniac (France) - Voir tous mes commentaires (#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR) (COMMENTATEUR N° 1)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rimski-Korsakov : Shéhérazade - Stravinski : Le Chant du Rossignol (CD)
...se demanderait-on a priori en écoutant cette interprétation de "Schéhérazade" captée le 8 février 1960.Fluidité rythmique, cursivité du dessin, autorité de la caractérisation propulsent ici le bateau de Sinbad en neuf minutes, gonflant les voiles du navire. Même l'épisode Tranquillo ne voit pas les vents faiblir. Voguant avec une incroyable assurance, le marin semble préservé contre tous les coups du sort. Reiner agrège ce tableau comme de la musique pure, parfois au prix d'une certaine raideur, mais en l'expurgeant de toute emphase, manifestant cette « cohésion introuvable et grandeur de la vision rarement atteinte » que vantait le Guide Fayard des Indispensables du disque compact, désignant cette version comme une référence prioritaire. Cette prodigieuse interprétation du "Récit du Prince Kalender" est une leçon tant elle triomphe de tous les écueils qu'on reproche habituellement aux autres baguettes. Après ces basson et hautbois qui narrent des solos parmi les plus réussis qu'on puisse imaginer, écoutez la hargne de l'Allegro molto (mesure 112, 3'51) : ces altos, violoncelles et contrebasses froidement déterminés. A 4'23 (mesure 132), le parfait unisson des trois trombonistes. A 4'37, idem pour les triolets alignés au cordeau pour l'ensemble des cuivres ! Voilà une prouesse : réécoutez toutes les versions que vous voudrez, je ne connais pas plus net ! Lors de précédents commentaires, j'ai parfois pesté contre des pizzicati inaudibles dans le passage Moderato assaï. Constatez ici comme ils sont charnus (4'47) ! Puis le scintillement du Vivace Scherzando (5'18) : on y entend battre les ailes du féerique oiseau Rokh qui survole la scène. Puis l'articulation très détachée des altos et violoncelles (mesure 244, 5'59) : voilà comment on doit aiguiser le suspense ! Puis ces archets pulpeux dans les tirés-poussés du Spiccato assaï (9'01-) Le reste est à l'avenant, magistral autant qu'intense. Et sensible quand il faut : le Poco meno mosso qu'introduit la flûte à 9'59... Hélas, voici bien mon unique regret, le chef hongrois succombe à une excessive lenteur pour le "Prince et la Princesse" étalé en douze minutes. Les soixante-huit mesures de l'Andante s'assoupissent à noire pointée=31 (52 selon la partition). Le lyrisme apparaît alors chaleureux mais trop dilué, comme moiti par la torpeur du sérail. Ce qui permet en tout cas de soigner les arcs arpégés par la clarinette et la flûte, et de déployer de délectables sonorités, très léchées. Autre détail hédoniste : l'onctueuse friction de la caisse claire dans le passage central. On retrouve toute la poigne souhaitable pour la "Fête à Bagdad". Après vérification, les choix de tempo s'avèrent quasi identiques à ceux de Stokowski en 1975-du moins jusqu'au Poco piu tranquillo (8'57) car Reiner ne laisse aucunement fléchir la tension narrative après le naufrage. L'occasion de comparer le charisme spectaculaire, l'imagination débordante de celui-ci à l'exécution plus neutre que nous entendons ici : des prodiges de simple virtuosité (quel oxymore !) dont cette phalange de Chicago était coutumière sous le règne de Reiner. Oubliez les Orients de pacotille et les sultanes dépenaillées : venez retrouver l'oeuvre dans sa stature aristocratique et le noble éclat de son instrumentation. Etant dit que le violon de Sidney Harth prête à la narratrice une majesté à peu d'égale. Quant à ce "Chant du Rossignol" capté en novembre 1956, c'est l'un des deux seuls enregistrements que Reiner consacra jamais à Stravinsky (l'autre étant le "Baiser de la Fée"). Reste aux mélomanes à regretter de ne pouvoir entendre aucun "Sacre du Printemps" ni "Petrouchka" sous cette intransigeante férule... Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Le rigide Reiner défie les langueurs et aventures de l'Orient... somptueux !!,
Par claude toon "Juge ou avocat ??" (paris) - Voir tous mes commentaires (TOP 500 COMMENTATEURS) (TESTEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rimski-Korsakov : Shéhérazade - Stravinski : Le Chant du Rossignol (CD)
Ce qui surprend d'emblée en écoutant ce disque, c'est la clarté de la prise de son de 1960, la respiration entre les pupitres, défi difficile dans cette orchestration riche de cuivres et de percussions, sans compter la forêt de cordes. Et puis la dynamique rappelle celle des meilleurs vinyles. Le livret explique comment les ingénieurs choisirent une salle de concert à la scène large pour favoriser l'effet stéréophonique, et réglèrent les trois micros en faisant exécuter un passage pianissimo puis un autre fortissimo...1 - Les cuivres nous agressent ! Fritz Reiner nous dresse le portrait d'un Sinbad viril. Je ne sais pas si vous vous rappelez ce vieux film en technicolor avec Douglas Fairbanks en 1947, un héros plutôt bellâtre mais prêt à affronter mille périls pour les beaux yeux d'une joli princesse. Ici, c'est tout à fait cela, le maniérisme en moins. Le chef adopte une direction à la fois farouche, pour souligner le coté aventureux de l'histoire, et ondulante pour nous faire voguer sur cette mer. À travers les dialogues des hautbois et des clarinettes avec les cordes tournoyantes, et par les interventions du violon solo de Sidney Harth, on déguste cette alternance entre la douceur poétique orientale et la fureur des développements orchestraux tempétueux exposant le bateau de Sinbad aux éléments et au vent. Fritz Reiner joue la carte de la musique pure. Je parlais plus haut des talents d'orchestrateur de Rimski-Korsakov. La démonstration de sa maîtrise des couleurs sonores a lieu dès les premières mesures. 2 - Le violon solo et la harpe introduisent avec simplicité et tendresse le second mouvement. Fritz Reiner décide de contraster avec vigueur le dessin orchestral de ce conte. Il y a entre les cordes et les bois comme un jeu de cache-cache. C'est très vivant et tout à fait justifié pour cette histoire qui évoque les mésaventures du Prince Calendar, en réalité un noble qui se fait passer pour un "Kalender", personnage mi magicien mi fakir, un peu baratineur. L'orchestre sautille, plaisante, Reiner fait preuve d'un humour insoupçonnable dans ce passage où le magicien travesti narre des évènements à venir par motifs musicaux interposés. La coda est brillantissime d'habilité et de dramatisme. 3 - Le chef adopte un tempo assez lent pour accompagner les élans amoureux du prince et de la princesse. L'absence de pathos évite à ce passage sensuel de sombrer dans un érotisme de pacotille, tout en conservant un discours touchant de fraîcheur. La sonorité des cordes reste tendue, sans vibrato, élégiaque sans débordement. Tout semble ludique, un jeu d'adolescents avec des couleurs irisées apportées par les bois. Le développement central évoque une fête dans un palais, mais une fête intime. Jamais Reiner ne se laisse tenter par une débauche digne d'un péplum. La jeunesse, la joie et le crépuscule de l'orient en une douzaine de minutes, les jeunes nobles s'assoupissent guidés par un fébrile solo de violon. Magnifique ! 4 - Les réputées énergie et transparence de l'orchestre de Chicago ne se démentent pas dans la fête à Bagdad. Les trompettes brillent au sein d'un orchestre enjoué et discipliné à l'extrême par la battue cinglante de son chef. On se prend à déambuler parmi les bazars et les magiciens de rue dans une ivresse sonore résolue, une ivresse de soleil où l'âme russe devient palpable. Reiner n'escamote aucun trait soliste de la flûte piccolo à la caisse claire. La fête s'efface pour nous transporter de nouveau sur le bateau de Sinbad. La mer est démontée, la mer se déchaîne, dans un cataclysme symphonique dramatisé par les trilles des contrebasses et un ultime coup de cymbale : le bateau se fracasse. Mais le tendre leitmotiv réapparait pour conduire à une conclusion à la fois sereine et nostalgique. Fritz Reiner ne fait pas durer inutilement les notes, l'équilibre et l'élégance de ces phrases sont magiques. L'album est complété par le chant du Rossignol de Stravinski capté en 1956. Mais cela est une autre histoire comme aurait dit Shéhérazade... Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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