Pour Ringo Starr, l’album Ringo était son véritable premier travail en solo. D’où le titre Ringo the 4th, troisième disque après Ringo, mais sixième de Starr si l’on compte, comme l’on devrait Sentimental Journey et Beaucoups of Blues (‘faut suivre…) Sinon, Ringo the 4th peut aussi être un sous-entendu de Ringo the 4th Beatle… Bon parlons enfin du contenu de ce bien mauvais album (autant être honnête). Il démarre par l’intéressant Drowning in the Sea of Love, intéressant par la manière dont il est chanté par un Ringo qui a vocalement fait des progrès depuis le temps où il chantait I wanna be your man avec les Beatles ! La seconde chanson est anecdotique mais ça va encore… Mais alors les morceaux de 4 à 10 (donc jusqu'à la fin) sont fort peu brillants, voire laids pour certains (Out on the streets, Sneaking Sally through the alley). D’autres s’écoutent(It’s no secret, Simple love song) mais il faut se rendre à l’évidence ; ce sont des compositions faciles, de la mauvaise musique… Il nous reste une véritable perle sur cet album, c’est la chanson 3, Wings : un petit chef d’œuvre signé par Ringo et Vini Poncia. Une fort belle réussite qui vaut presque It don’t come easy, et qui reste inconnue, car elle a eut le malheur de se retrouver sur le plus gros ratage de la carrière de Ringo Starr. Signalons pour l’anecdote que Ringo the 4th est le premier album où Starr n’est pas aidé par les autres Beatles… On n’en tirera les conclusions que l’on voudra ! (Je plaisante : Ringo à su faire de très bonnes choses tout seul !).