Ministry continue la guerre sainte contre G.W.Bush dans ce nouvel opus qui s'inscrit dans la lignée de "Houses of the Mole", âmes sensibles s'abstenir... le célébrissime "Sexe, drogue (surtout) et rock'n'roll" ont bien failli perdre le cowboy junky roi de l'indus-métal en la personne d'Al Jourgensen, qui depuis quelques temps faisait douter tout le monde de son inspiration notamment dans un "Animositisomina" pas novateur pour un sou et tout sauf passionnant...
Mais le bonhomme a repris du poil de La Bête, tant au niveau composition que mixage... Alors bien sûr comme dans "houses of the mole" on commence par un petit discours trafiqué de George deubeule you pour se prendre une guitare explosive en pleine face... Riffs très rapides et rythmique lourde et mécanique imposent encore une fois le style si particulier du ministère le moins politiquement correct des USA. Le peu de paroles compréhensibles en dit déjà long. Mais pourquoi tant de haine? parce que les sujets abordés avec une bonne dose de fun ne sont pas roses eux non plus...
Au niveau son, cet album lorgne du coté du trash//hard core extrème, en tout cas ce genre de métal adepte des doubles grosses caisses survoltées façon mitraillette et des guitares hyper-saturées, mais tout ça bien sûr avec une touche toujours très ministryesque (?!?).
Le premier titre "Rio Grande Blood" met déjà tout le monde dans l'ambiance, mais ce n'est que pour mieux se prendre "Senor Peligro" en pleine poire. S'en suis un "Gangreen" légèrement plus calme, histoire de ne pas entrainer l'auditeur vers la syncope immédiate."Fear is big business" semble plus calme, mais ce n'est qu'une impression... "Lies lies lies" lorgne du coté du heavy, quelque part plus old school que les autres morceaux. Et mis à part le plus calme "Khyber pass" l'ensemble reste très loin des standards métal édulcorés du moment (Metallica, Fear Factory et consorts vous avez vendu votre âme!) pour finir par une petite marche militaire...
Qu'est ce qu'on dit? Un grand merci à Sir Jourgensen qui a bien fait d'arrêter le poison en seringue, il en arrivait à oublier d'haïr certaines personnalités très prolifiques à son inspiration, qui depuis le milieu des années 80 donne naissance à un univers sonore totalement barré en constante évolution.