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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Deux frères,
Par Poignant (Poitiers France) - Voir tous mes commentaires (TESTEURS) (TOP 500 COMMENTATEURS) (VRAI NOM)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Riviere du sixieme jour (la) (Poche)
Le narrateur et son frère Paul, fils d'un pasteur austère et exigeant, ont toujours vécu dans le Montana profond, près de Missoula. Tous petits, leur père les a initiés à l'art de la pêche à la mouche, activité familiale pratiquée avec une ferveur quasi religieuse.
En devenant adulte, Norman va se consacrer aux travaux de la forêt alors que Paul va se perdre dans l'alcool et une vie dissolue. Seule la pêche à la mouche, où Paul excelle, va continuer à unir les deux frères. Avec pour toile de fond une nature majestueuse, Norman Maclean décline dans ce récit autobiographique publié en 1976 une version pleine d'oxygène et de nostalgie du thème de l'amour fraternel. L'écriture belle, riche et agréable fait scintiller le soleil dans les tourbillons des rivières où se cachent les truites arc en ciel. Un des livres référence de l'école du Montana, dans le sillage de Wallace Stegner. Vrai et émouvant. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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5.0 étoiles sur 5
Et au milieu du Montana coule une rivière,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Riviere du sixieme jour (la) (Poche)
Au Montana, la pêche à la mouche est plus qu'une passion et aussi sacrée qu'une religion. Elle a ses codes, ses honneurs et ses cérémonies... et la sacralité de son silence. Elle exige patience et persévérance, elle nécessite d'être à l'écoute de soi, de la nature et des poissons. Et pour le roman de Norman Maclean, c'est tout pareil. Il a besoin de calme pour ressentir toute la beauté des lieux, pour contempler le cours de la rivière, pour apercevoir ces dos argentés ou multicolores. 147 pages dédiées uniquement à la pêche à la mouche ! Une simple histoire de famille et de fraternité dans les années 30, mais dans cette contrée proche de Missoula, cela devient tout simplement beau. Un roman zen et contemplatif où la seule action consiste dans le moulinet du poignet, les allers-et-retours de la ligne qui telle un lasso virevolte au-dessus de la rivière de façon à intriguer le poisson, à l'appâter avant de le faire mordre et le ramener dans sa besace... Des chapitres entiers consacrés au lancer, des paragraphes complets sur « comment choisir sa mouche », des réflexions philosophiques dans le style, « faut-il avoir une mouche générique, ou bien s'équiper de mouches spécifiques pour s'adapter à toutes les situations possibles et imaginables du poisson dans la rivière »... Et qu'est ce que cela fait du bien, dans notre vie speed et mouvementée, de se poser quelques instants au bord d'une rivière, de passer une journée à pécher à la mouche avec les deux frères Maclean, cela repose, cela calme et c'en est d'autant plus émouvant et magique. Un hommage à la lenteur et à la beauté.
« Ce qu'il y a de formidable avec la pêche à la mouche, c'est qu'au bout d'un moment plus rien au monde n'existe que des questions portant sur la pêche à la mouche. » Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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5.0 étoiles sur 5
Envoûtement ...,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Riviere du sixieme jour (la) (Poche)
La lecture c'est une sorte d'évasion qui finit par nous ramener à nous-mêmes. Alors on peut se laisser emporter par les superbes phrases de Norman MacLean, entrer lentement avec lui dans la Blackfoot River, jouer du poignet pour laisser sa mouche affleurer l'eau glacée, et écouter l'histoire de sa famille `qui n'était pas sans problèmes mais où l'on s'aimait infiniment'. Ici la pêche à la mouche c'est un art et c'est aussi une leçon de vie, une façon de participer à l'envoûtante beauté du monde.
Extrait :« A la fin toutes choses viennent se fondre en une seule, et au milieu coule une rivière. La rivière a creusé son lit au moment du grand déluge, elle recouvre les rochers d'un élan surgi de l'origine des temps. Sur certains des rochers, il y a la trace laissée par les gouttes d'une pluie immémoriale. Sous les rochers, il y a les paroles, parfois les paroles sont l'émanation des rochers eux-mêmes. Je suis hanté par les eaux. » (Norman MacLean). Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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