L'Expansion
Le Capétien gestionnaire
Comme tous ses contemporains, Robert le Pieux passa l'an 1000 sans s'en apercevoir. Il régnait seul depuis quatre ans (couronné dès 987, son père, Hugues Capet, mourut en 996). Laurent Theis nous conte d'une plume alerte la vie tumultueuse de ce prince guerrier qui fut aussi un homme de passion amoureuse. Il sut même braver l'autorité du pape avant de devoir écarter sa deuxième femme, Berthe de Blois, au profit de la terrible Constance d'Arles. Profondément religieux, Robert poussa ensuite sa dévotion bien au-delà des limites exigées par sa fonction royale. Comme pour compenser sa relative faiblesse politique. Egalement musicien et bâtisseur, Robert le Pieux laissa à la tête du royaume des Francs - qui entrait dans une période d'expansion et de renouveau - une dynastie capétienne solidement installée. (Voir aussi en page 146.)
Comme tous ses contemporains, Robert le Pieux passa l'an 1000 sans s'en apercevoir. Il régnait seul depuis quatre ans (couronné dès 987, son père, Hugues Capet, mourut en 996). Laurent Theis nous conte d'une plume alerte la vie tumultueuse de ce prince guerrier qui fut aussi un homme de passion amoureuse. Il sut même braver l'autorité du pape avant de devoir écarter sa deuxième femme, Berthe de Blois, au profit de la terrible Constance d'Arles. Profondément religieux, Robert poussa ensuite sa dévotion bien au-delà des limites exigées par sa fonction royale. Comme pour compenser sa relative faiblesse politique. Egalement musicien et bâtisseur, Robert le Pieux laissa à la tête du royaume des Francs - qui entrait dans une période d'expansion et de renouveau - une dynastie capétienne solidement installée. (Voir aussi en page 146.)
Présentation de l'éditeur
Fils unique du roi Hugues, surnommé plus tard Capet, et de la reine Adélaïde de Poitiers, Robert, né vers 972, fut couronné dès 987, quelques mois après son père, et régna seul à partir de 996 jusqu'en 1031. Il avait reçu pour cela, auprès de Gerbert de Reims, la meilleure instruction du monde. Des abbés et des évêques, la plupart reconnus comme saints, lui donnèrent d'excellents conseils. Robert fut un prince guerrier, combattant ferme pour conserver la Bourgogne. Il fut un homme amoureux, bravant l'adversité, et même le pape, par passion pour sa seconde femme, Berthe de Blois, avant de devoir l'écarter au profit de la terrible Constance d'Arles, dont il eut six enfants. Il fut un esprit profondément religieux, poussant la dévotion au-delà de ce qu'exigeait sa fonction royale, façon peut-être de compenser par l'idéologie, face à l'autonomie agressive des seigneurs grands et moins grands, sa relative faiblesse politique et matérielle. Il fut aussi musicien et bâtisseur, et alluma en 1022 le premier bûcher d'hérétiques, afin de mieux servir la paix et la justice de Dieu. Comme ses contemporains, il passa l'an mil sans vraiment s'en apercevoir. Lorsqu'il mourut quatre ans après avoir fait sacrer et couronner son successeur Henri P, la dynastie capétienne était désormais solidement installée à la tête du royaume des Francs, qui entrait avec vigueur dans une période d'expansion et de renouveau. Entre Louis le Pieux et saint Louis, Robert le Pieux, malgré l'obscurité qui l'entoure, ne fait pas mauvaise figure.
--Ce texte fait référence à lédition
Broché
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