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Commentaires client les plus utiles
8 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
hélas trop méconnu,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rock around The Bunker (CD)
Pour moi, l'âge de Serge Gainsbourg se situe dans les années 70 entre l'histoire de Melody Nelson et jusqu'aux 2 albums reggae au début des années 80.Ici, on est en présence d'un album concept ironique, drôle et osé dans les paroles. Quant on sait que l'artiste était juif et a porté l'étoile de David durant l'occupation, on se dit que l'homme avait beaucoup d'humour. L'instrumentation de l'album est efficace et originale. Bref, je ne comprends pas pourquoi cet album n'a pas marché à l'époque. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
5 internautes sur 7 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
on va danser le.....,
Par derek (paris, france) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rock around The Bunker (CD)
voici un super album dans lequel gainsbourg evoque d'une maniere tres sarcastique ses origines. les paroles sont denses et voici, français ou pas, du bon rock'n'roll. a ecouter: j'entends des voix off....
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2 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Rock Haine Roll Suicide,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rock around The Bunker (CD)
Enregistré en moins d'une semaine en fin d'année 1975 , Bunker est un disque à part dans la discographie de Gainsbourg .Il s'agit pour Lucien Ginzburg d'aborder le spectre du nazisme à une époque encore taboue. Gainsbourg a porté l'étoile jaune et pour échapper aux rafles avait adopté un faux nom Guimbar (précurseur de Gainsbarre ! Gainsbourg derrière ses fausses provocations et ses vraies blessures étaient un pudique. Il aurait pu écrire "les Nazis m'ont tout pris», hurler " Le racisme c'est pourri», pleurer "la guerre m'a tué " et être dans son beau droit. Il pratique au contraire un humour juif too much et en avant la deconnade ! Sans rentrer dans les concepts album comme Histoire De Melody Nelsonet L'Homme A Tête De Chou (Vinyl Replica), les 10 titres de Bunker parlent de la deuxième guerre Mondiale . Nazi Rock ouvre l'album et pourrait faire figure de single, même si , nous y reviendrons , Bunker ne brille pas par sa richesse mélodique . Nazi Rock est une référence directe au film de Visconti Les damnés où , lors de la nuit des longs couteaux , Les SA étaient représentés en travelos dépravés . A partir de "Tata Teutonne", Gainsbourg entame un jeu tout en assonances qu'il poursuit sur "Zig Zig avec toi" pour conclure sur "Est ce est ce si bon" ? Le Tatata des mitraillettes, le zig des couteaux, le s des nazis qui poursuivent les juifs et cette phrase magnifique de pudeur ironique sur les camps de la mort : "encore eut-il fallu que ces processus se sussent "! Sur "J'entends des voix Off" , l'humour de Serge fait des merveilles en imaginant Hitler en plein délire paranoïaque : " J'entends des voix off / qui me disent Adolf ! / Tu coures à la catastrophe" ; puis sur "Eva" où il est fait état des problèmes érectiles du dictateur du fait que celle-ci écoute "Smoke gets in your eyes", chanson dont Hitler craint que cet air américain l'envahisse ! Comme toujours la lecture du poète doit se faire à double, voire à triple sens : Smoke = fumée = guerre=fours crématoires. Le Petit Juif fumeur de gitane la reprend à son compte cette fumée là en interpretant façon Crooner " Smoke Gets in Your Eyes" . Sur Yellow Star , Gaisnbourg en 1 minute 30 livre un texte très autobiographique sur l'étoile jaune : " J'ai gagné la Yellow Star / y'a un curieux Hiéroglyphe / y'a peut être écrit Sherif ou Big Chief " ! Encore une fois, plutôt que de jouer le pathos façon Brel , Gainsbourg se rappelle de ses émotions d'enfants sans parler de ses colères adultes . La classe ! La guerre se termine sur Rock Around The Bunker où "tout flambe, les tombes, les temples s'abiment" , puis sur un rock décalé "SS In Uruguay" où un ex Nazi finit sa carrière sous un chapeau de paille "je n'étais qu'un homme de paille / mais pour moi pas question de payer l'addition" . Et voilà ! À peine 26 minutes et c'est tout ! J'aime beaucoup cet album mais ce qui m'empêche de rajouter une cinquième étoile (jaune !) à Bunker c'est le manque des variétés des compositions. Si les textes font sûrement partie des plus acérés de Gainsbourg, les mélodies sont, à de rares exceptions, identiques, construites sur des rythmes Rock'n'roll identiques et surtout, fait rarissime chez Gainsbourg sans aucun arrangeur ! Gainsbourg, d'Alain Goraguer à Jean Claude Vannier , a toujours su faire appel à des arrangeurs de talent qui, moyennant finances confortables ,se retiraient des crédits pour laisser à Serge le mérite des morceaux . Ici, les limites mélodiques de Gainsbourg sont clairement délimitées. Notons enfin la présence dans les choeurs de Claire Torry , qui deux ans auparavant chantait sur "The Great Gig in The Sky " de Dark Side Of The Moon du Floyd . Naturellement en pleine France Giscardienne, ce disque est un véritable suicide commercial et Serge n'en assurera la promotion que deux ou trois fois à la TV avant de sombrer dans l'amertume qui engendrera Gainsbarre . Aujourd'hui encore, lorsque les beaufs veulent se rappeler de Gainsbourg le poil à gratter, c'est toujours à Whitney Houston que l'on pense et jamais à Bunker . A cette époque , Gainsbourg avait encore des ambitions artistiques et celà s'entend . Plus encore qu'ailleurs sa diction est impeccable. Il enchainera avec un autre bide avec le cultissime L'Homme à tête de chou avant de pondre des conneries monumentales ( Sea, Sex and Sun, l'ami cahuette ) histoire de renflouer les caisses . C'est en tout cas grâce à ce disque que la génération Punk de 77 se reconnaitra en Gainsbourg ! Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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