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5.0 étoiles sur 5
Du rock'n'roll, du vrai !, 25 juillet 2003
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rocket to Russia (CD)
A une époque où le rock se perd dans d'étranges prétentions, ça fait drôlement du bien à la tête d'écouter les Ramones.
Groupe phare, punk avant la lettre, il y a dans leur musique minimaliste mais immédiate toute l'urgence du vrai rock'n'roll. Pas de militantisme, de prise de tête... Juste deux accords qui vous vrillent l'estomac et des mélodies qui vous font bouger les pieds. C'est tripal et bigrement bon.
Leurs trois premiers albums sont parait-il les meilleurs. celui ci est le troisième et tiens, selon la critique qui sait de quoi elle parle, le haut du pavé par rapport aux deux premiers. Qui a raison, qui a tort ? A mon avis, il vaut mieux acheter les trois et se faire sa propre opinion. Et puis après, il faudra bien acheter tous les autres... Pour pouvoir comparer :-) Mais je vous le dis : cet album est fait pour être jouer en boucle. Un pur joyaux, limpide et transparent. A l'écouter, tout semble si évident.
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10 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Sheena is a punk rocker !, 7 août 2002
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Le 3ème album et déjà des stars ! De rockaway beach à surfin' bird ( cover ) pas un temps mort; ça saute, ça tourne, ça bop. Les rois du riff qui tue à 2 accords...Un vrai classique à redécouvrir d'urgence.
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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
Adrenaline, 20 mai 2009
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Les Ramones ne sont pas des crétins. Loin de là. Aussi, pour confirmer l'entreprise tumultueuse lancée depuis plusieurs mois, c'est à grand renfort de missiles teintés d'ironie que le groupe décide d'aborder l'été 77. A l'époque, Elvis Presley vient de mourir à l'âge de 42 ans et le monde est en pleine guerre froide. Qu'à cela ne tienne, tant qu'il y a du second degré, il y a de l'espoir. Par conséquent, faisant fi de l'agitation de Londres, tout en ignorant les états d'âme d'une concurrence en pleine mutation, le groupe ne s'embarre pas de fioriture et préserve à nouveau son rock'n'roll de toute pollution métaphysique. Comme d'habitude, la formule est simple, binaire : ce sera fougue plus gaîté, sinon rien. Encore une fois, pas grand-chose de nouveau sous la distorsion. Les textes sont obstinément égaux à eux-mêmes et la guitare de Johnny Ramone toujours aussi speedée. Non, ce qui ressort le plus ici, c'est avant tout la subtile variété de rythmes qui nous est proposée.
Bien que leurs deux premiers albums en subissent discrètement les effets, c'est avec ce Rocket To Russia que les Ramones confirment leurs influences sixties. Ainsi, si la démarche, comme l'exécution, conservent la même vérité punk sur la totalité des titres - le timing des « pas plus de trois minutes » est scrupuleusement respecté - ce qui surprend agréablement ce sont les condiments soul, surf, pop ou rock stonien qui en relèvent l'efficacité. A l'évidence, les quatre lascars du Queens ont souhaité se faire plaisir. Par conséquent, on soulignera avec quelle facilité se retrouvent dans le même bain d'énergie le standard de Bobby Freeman et quelques grands moments d'extase intellectuelle, tel Teenage Lobotomy. Cependant, comme indiqué précédemment, le groupe n'en oublie pas pour autant de cultiver sa réputation. De fait, se sont Sheena Is A Punk Rocker, We're A Happy Familly ou Cretin Hop qui assurent pour la postérité.
En deux accords ramonés sans limitation de vitesse, Rocket To Russia est l'album que l'on peut désigner comme celui de la consécration. A la fois sauvage, festif, ironique et sarcastique, c'est en quelque sorte, en concentré, toute l'histoire du rock qui tente de s'y réinventer. Pour un temps seulement. Car d'ici peu, quelques errances spectoriennes auront vite fait d'assagir le groupe, comme de lui faire porter des tee-shirts colorés. Cela dit, bad boys aux cheveux longs, les Ramones n'ont jamais eu les idées courtes, si ce n'est celles qu'ils ont bien voulu nous faire croire. I wanna be well !
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