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Commentaires client les plus utiles
6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Uchronie de grande qualité.,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Roma Aeterna (Poche)
Ce roman est vraiment très agréable à lire, pas de doute là-dessus !Il s'agit d'une des meilleurs uchronies que je connaisse (c'est cela qui permet de classer ce roman dans le domaine de la science-fiction, je pense) L'extrapolation des possibles évènements que le monde aurait connu si l'empire romain ne s'était pas effondré est fine et très bien pensée. J'ai lu ce roman comme un joli jeu mental où l'on s'amuse à imaginer les interactions entre la religion, la politique, la démographie, la géographie, la sociologie, etc. dans un monde où seuls quelques éléments clés différent au commencement de la création de l'Empire Romain. Un peu comme le fameux effet papillon appliqué dans le domaine de l'Histoire. L'amateur d'Histoire antique que je suis a bu du petit lait... De plus, j'ai vraiment aimé le fait que chaque chapitre soit l'occasion de rencontrer un nouveau narrateur, proposant un point de vue totalement différent (scribe romain, touriste britannique, concubine vénitienne, enfants teutons, etc.) Bien sûr, il y a par-ci par-là quelques erreurs, et des lourdeurs : - L'évolution culturelle et technique de l'Imperium suit à peu de chose près le même parcours que celle de l'Europe chrétienne, ; ce qui est tout à fait improbable. - Le dernier chapitre tombe un peu comme un cheveu dans la soupe, et m'a franchement gâché la fin du roman (je lui enlève 1 point pour cela). Quel dommage ! Mais globalement, c'est très très bien fait. On peut y aller les yeux fermés. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
12 internautes sur 13 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Une très bonne uchronie,
Par Laurent "Laurent Royer" (Orléans, France.) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Roma Aeterna (Broché)
Et si l'Empire romain n'avait jamais disparu ? Avec des "Si", l'on met Paris en bouteille. Robert Silverberg lui nous entraîne, à travers onze chapitres qui constituent autant de repères chronologiques datés "ab urbe condita" (depuis la fondation de Rome en 753 av.JC) dans un monde parallèle qui diffère essentiellement du nôtre par quelques modifications événementielles à l'origine mais qui changent radicalement le sens de l'histoire : Non développement des trois religions monothéistes, tentatives désastreuses pour conquérir l'Amérique... Byzance et Rome se livrent une guerre sans merci, une monarchie décadente laisse place à une Terreur sanglante, puis à la République, une langue "romaine" (italienne) se développe à partir du latin. Le progrès technique est un peu plus lent.Excellente construction dans laquelle l'auteur greffe intelligemment des éléments imaginaires à partir de situations réelles pour créer un ensemble crédible. Roman clair et bien écrit qui pourrait ravir les amateurs d'histoire antique romancée (ou non), au sortir duquel on ne peut pas ne pas se poser la question : "Et si ?" Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Urbs,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Roma Aeterna (Poche)
Le principe de ce séduisant et attachant essai d'uchronie du vétéran de la SF Robert Silberberg est de nous présenter une histoire du monde réécrite à l'aune d'un seul et unique paradigme: Rome a survécu à toutes les crises rencontrées par l'Occident et est demeurée la capitale du monde civilisé. Sont donc successivement analysés comment l'Empire ne s'est pas converti au christianisme, comment l'Empire d'Orient a aidé l'Empire d'Occident à soumettre définitivement les Barbares du Vè/VIè siècle, comment l'Islam a été tué dans l'oeuf et l'Hégire n'est pas intervenue... Viennent ensuite des variantes : ce n'est plus l'Occident qui saccage Byzance en 1214 mais l'Orient qui prend temporairement le dessus; la conquête du Nouveau-Monde est plus difficile aux Romains qu'aux Espagnols; la Terreur des contemporains parallèles de Robespierre et Saint-Juste se conclut par une restauration impériale. Et ainsi de suite jusqu'à la liquidation définitive de l'Empire ...L'amusant est évidemment la variété des registres et situations dans ce genre ultra balisé qu'est l'uchronie. Silverberg est un écrivain qui a du métier et si aucune de ces nouvelles ne bouleverse par son originalité, elles sont toutes bien construites et très agréables à lire. Silverberg n'en rajoute pas non plus dans l'érudition et si les passionnés de L'antiquité gréco-romaine en seront de ce point de vue pour leurs frais, les amateurs d'une littérature simple et bien contruite y trouveront leur compte. Le plus troublant est le message implicite de l'auteur : il fallait que Rome tuât ses concurrents potentiels pour prospérer (concurrence symbolique des monothéismes, concurrence concrète de ce qu'on appellerait aujourd'hui les émergents comme les Grecs, les Germains, les Arabes) et ses vrais talents résidaient dans son manque d'ambition territoriale (guère au-delà de la Méditerrannée), sa capacité à administrer et la cohésion sociale et culturelle produite par la langue et l'Empereur. On reste un peu déçu que la problématique du mode de gouvernement n'apparaisse que dans les chapitres finaux. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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