Quelle bonne idée a eu La Péiade de proposer ce volume autour de la "Princesse de Clèves" de Madame de La Fayette. Les autres oeuvres, souvent peu connues, auraient sans doute eu du mal à se "vendre" sans la présence du "best-seller" que notre président de la République n'aime pas mais tant mieux. "Francion" (Sorel), "Le roman comique" (Scarron) et "Le roman bourgeois" (Furetière) marquent chacun une étape dans l'établissement de notre littérature romanesque dans ce qu'elle allait devenir un siècle plus tard.
L'appareil critique date un peu (l'édition a 50 ans) mais c'est un inconvénient si mineur...
"La magnificence et la galanterie n'ont jamais paru en France avec autant d'éclat que dans les dernières années du règne de Henry second". C'est la première phrase de la "Princesse de Clèves" et c'est l'une des plus charmantes entrées en la matière de toute notre littérature.