La perfection ? La perfection en jeans slim et Converses sans âge ? ... Peut être, peut être les Strokes l'ont-ils atteinte avec la seconde chanson de leur second album, urgence, mélodie, spontanéité sans se perdre en route, une certaine idée du rock'n'roll, une idée certaine surement du rock'n'roll! Blousons en cuir portés a même la basket en toile (automatic stop).
Poseurs les Strokes ? Fakes? A voir...tout le monde n'a pas eu l'honneur de porter les Marshall d'Hendrix, tout le monde n'est pas né assez tôt pour porter sur son dos 35 lourdes années de carrière comme un...Lemmy au hasard..mais, parmi les plus jeunes tout le monde n'a pas non plus le talent de garder sous le coude des cartouches du calibre de 12:51, Reptilia ou The end has no end pour son second album, et on ne parlera pas ici, car ce n'est pas le sujet qui nous occupe aujourd'hui, des merveilles qui parsèment le 3eme album.
Oui le premier effort de nos jeunes new yorkais avait fait forte impression a sa sortie, mais ils sont rares ceux qui, a la sortie du second, peuvent se targuer de ne pas sombrer dans la redite besogneuse et fastidieuse. Et oui, le "toujours difficile second album" ne semble pas avoir posé plus de problèmes que ça à nos jeunes Strokes.
Tout n'est pas parfait et certains titres (que l'on ne dénoncera pas ici) sont un peu en deca de ce que le groupe nous a livré de mieux, mais franchement, ne faisons pas la fine bouche et ne boudons pas notre plaisir, même si le meilleur reste encore a venir, les Strokes franchissent comme peu avant eux, brillamment, l'obstacle de la seconde fournée.
Rien que pour cela ils méritent amplement d'être sortis une bonne fois pour toute de la catégorie nouveau rock et de faire une entrée fracassante par la grande porte du rock tout court. Et croyez moi défoncer une grande porte a coups de Converses, ce n'est pas un mince exploit !
CREW.KOOS