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Rosa Candida Broché – 9 février 2012


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Descriptions du produit

Extrait

Comme je vais quitter le pays et qu'il est difficile de dire quand je reviendrai, mon vieux père de soixante-dix-sept ans veut rendre notre dernier repas mémorable. Il va préparer quelque chose à partir des recettes manuscrites de maman - quelque chose qu'elle aurait pu cuisiner en pareille occasion.
«J'ai pensé, dit-il, à de l'églefin pané à la poêle et ensuite une soupe au cacao avec de la crème fouettée.» Pendant que papa essaie de trouver comment s'y prendre pour la soupe au cacao, je vais chercher mon frère à son foyer dans la vieille Saab qui va sur ses dix-huit ans. Jósef m'attend depuis un moment, planté sur le trottoir et visiblement content de me voir. Il est sapé à bloc parce que c'est ma soirée d'adieu, il porte la chemise que maman lui a achetée en dernier, violette à motifs de papillons. Pendant que papa fait revenir l'oignon alors que les morceaux de poisson attendent, tout prêts, sur leur lit de chapelure, je vais dans la serre chercher les boutures de rosier que je vais emporter. Papa m'emboîte le pas, ciseaux à la main, pour couper de la ciboulette destinée à l'églefin et Jósef, silencieux, le suit comme son ombre. Il n'entre plus dans la serre depuis qu'il a vu les débris de verre causés par la tempête de février qui a réduit en miettes beaucoup de vitres. Il reste dehors, près de la congère, et nous suit du regard. Papa et lui portent le même gilet noisette avec des losanges jaunes.
«Ta mère mettait toujours de la ciboulette avec l'églefin», dit papa, tandis que je lui prends les ciseaux des mains et m'étire pour atteindre dans le coin de la serre la touffe toujours verte dont je lui tends une poignée. C'est moi le seul héritier de la serre de maman, comme papa me le rappelle régulièrement. Ce n'est pas qu'il s'agisse d'une culture de grande envergure comme trois cent cinquante pieds de tomate et cinquante plants de concombre qui se transmettraient de mère en fils; il ne s'agit en fait que de roses qui poussent toutes seules, sans qu'on ait besoin de s'en occuper spécialement, et peut-être de la dizaine de plants de tomate qui restent. Papa se chargera d'arroser en mon absence.
«Je n'ai jamais été porté sur les légumes, mon petit Lobbi, c'était le dada de ta mère. Moi, je pourrais tout au plus manger une tomate par semaine. À ton avis, à la récolte, ça va donner combien de fruits par plant ?
- Tâche de les donner, alors.
- Je ne peux tout de même pas frapper à tout bout de champ chez les voisins avec mes tomates.
- Et Bogga ?» --Ce texte fait référence à l'édition Broché .

Revue de presse

En quelques chapitres, Rosa candida se révèle un roman de la félicité et de l'amertume, de l'évidence et de l'indécision. Plongé dans un environnement qui lui est tout à fait étranger, les oreilles pleines d'un patois qu'il ne comprend pas, incompétent à tous égards, Arnljótur se laisse guider à la fois par une contemplation épurée des choses, et par le bouillonnement de ses angoisses, de sa sexualité et de sa solitude...
Son cheminement poétique, spirituel et charnel, entre les couches de Flora Sol, le désir d'Anna, le jardin d'un monastère sous le soleil et le lent écoulement des souvenirs est aussi délicat que fragile. Incontestable réussite littéraire, Rosa candida démontre qu'une grande subtilité s'énonce parfois simplement. Sa gourmandise de détails et de petits événements, dont la beauté aussitôt fanée nourrit la mémoire des personnages comme du lecteur, est contagieuse. (Nils C. Ahl - Le Monde du 8 octobre 2010 )

Rosa candida est une rose à huit pétales que le jeune Arnljotur, dit Lobbi, a cueillie dans sa serre islandaise pour la repiquer dans le jardin d'un monastère européen. La manière dont il transporte les trois boutures de sa précieuse plante à travers l'Europe et les rencontres qu'il fait en chemin font de la première partie du roman un road-movie poétique...
Ce roman très inhabituel a un charme rare. Les moments, les sentiments, les idées, existent d'abord par une couleur, un parfum, une sensation...
Contrairement à ce que le lecteur a pu croire, la mythique roseraie existe et Lobbi la trouve dans un village perché. Commence alors la deuxième partie du roman, et une nouvelle vie pour le jeune jardinier, avec une chambre aux murs mauves, des dîners où on lui sert des anneaux d'encornet dorés et des flans à la vanille, et une amitié avec l'abbé Thomas, polyglotte et cinéphile, qui ne connaît de la vie et des femmes que ce que lui en a appris le cinéma. (Natalie Levisalles - Libération du 7 octobre 2010 )

Une rose à huit pétales et «Rosa candida» sans épines, telles sont les obsessions de Lobbi. Aller en Italie où, dans un vieux monastère, s'étend une roseraie qu'il a repérée dans d'antiques livres de botanique, ses livres de chevet. Cette roseraie est unique par son ampleur, sa beauté, et il veut en devenir l'architecte contemporain, celui qui redonnera vie à ce jardin des délices...
Ce livre que l'on croyait dévolu à la volupté des roses se transforme en roman initiatique, puisque le héros va apprendre à devenir père. «Les femmes sont comme ça. Elles surgissent tout à coup devant vous, au seuil d'une nouvelle vie, un marmot sur les bras pour vous signaler que c'est à votre tour d'endosser la responsabilité d'une conception intempestive, d'un enfant-accident.» Un roman magnétique sur l'existence, le doute et les roses, la jeunesse qui un jour s'interrompt afin qu'un homme se déclare tel, face au monde. (Yves Simon - Paris-Match du 27 octobre 2010 )

Un humour baroque et léger irradie tout au long de cette histoire où rien décidément ne se passe comme il faut, ni comme on s'y attend. Ce que ce livre dit joliment, c'est que dans la vie on se fait peur plus que de raison et qu'à trop s'en faire on se désole en vain. Nos deux jeunes héros prennent les choses comme elles se présentent et leur fatalisme paisible fait toute la saveur de ce conte nordique qui connaît, en France, un étonnant succès : prix Page des Libraires, en lice pour le Femina étranger, il s'en est vendu 40.000 exemplaires, et ça n'est pas fini... (Anne Crignon - Le Nouvel Observateur du 28 octobre 2010 )

Le voyage quasi initiatique d'un jeune homme féru de botanique qui vient de perdre sa mère. Un magnifique conte nordique...
Ce roman de la rose aurait pu tourner à la bluette mysticoïde, façon Coelho, mais on y découvre au contraire un hymne panthéiste à la vie, un cantique embaumé par une prose gourmande. Joliment décalé. Et lumineux. Comme ce rayon de soleil qui, à la fin, transperce le vitrail d'une église pour aller caresser la joue d'une petite fille au nom prédestiné - Flora Sol. (André Clavel - L'Express, novembre 2010 ) --Ce texte fait référence à l'édition Broché .


Détails sur le produit

  • Broché: 332 pages
  • Editeur : Points (9 février 2012)
  • Collection : Points
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2757822594
  • ISBN-13: 978-2757822593
  • Dimensions du produit: 17,8 x 1,5 x 10,8 cm
  • Moyenne des commentaires client : 3.9 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (81 commentaires client)
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En savoir plus sur l'auteur

Audur Ava Ólafsdóttir est née en 1958. Elle a fait des études d'histoire de l'art à Paris et est actuellement maître-assistante d'histoire de l'art à l'Université d'Islande. Directrice du Musée de l'Université d'Islande, elle est très active dans la promotion de l'art. À ce titre, elle a donné de nombreuses conférences et organisé plusieurs expositions d'artistes.

Rosa candida, traduit pour la première fois en français, est son troisième roman après Upphækkuð jörð (Terre relevée) en 1998, et Rigning í nóvember (Pluie de novembre) en 2004, qui a été couronné par le Prix de Littérature de la Ville de Reykjavík.

Rosa candida a reçu deux prix littéraires en Islande : le Prix culturel DV de littérature 2008 et le Prix littéraire des femmes (Fjöruverðlaun). Le roman a été traduit de l'islandais en anglais, danois et allemand.

Audur Ava Ólafsdóttir vit à Reykjavík. Le Théâtre national islandais vient d'acquérir les droits de sa première pièce de théâtre, qui sera jouée dès l'automne 2011.

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Commentaires client les plus utiles

46 internautes sur 47 ont trouvé ce commentaire utile  Par cathulu TOP 500 COMMENTATEURS sur 21 août 2010
Format: Broché
"Le corps, la mort et les roses, comme s'il me citait le titre d'un vieux roman de gare.", tels sont en effet les thèmes du premier roman d'Audur Ava Olafsdottir.Un très jeune homme, devenu père accidentellement, part à la fois pour remettre ses idées confuses en place et pour restaurer une roseraie renommée quasiment retournée en friche, au sein d'un monastère sur le continent. Commence alors un voyage initiatique où notre héros, candide et ne sachant comment se comporter avec les femmes, fera de nombreuses rencontres, y compris celles de la mort et de la résurrection. Sans le savoir également, il vivra les prémisses d'une histoire d'amour à rebours.
Tout sort de l'ordinaire dans Rosa candida, mais tout s'inscrit néanmoins dans une normalité paisible .Le subtil décalage qui s'établit entre Arnljotur et le monde qui l'entoure fait surgir une poésie lumineuse qui crée une atmosphère à nulle autre pareille.
L'absence de références géographiques précises, la roseraie est située "En un lieu où les courants des mers du sud caressent des rivages exotiques." laissent toute latitude à l'imagination du lecteur. Libre à lui aussi de compléter les références cinématographiques du moine féru de vidéo qui assiste le jeune homme dans sa prise de conscience , ou de se laisser séduire par toutes ces mentions de plantes qui scandent le roman, la nature jouant bien plus qu'un rôle de décor dans ce texte.
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39 internautes sur 40 ont trouvé ce commentaire utile  Par martin sur 18 octobre 2010
Format: Broché
Il y a une phrase du roman qui le décrit très bien : « Je ne regarde, de préférence, que les films qui sont plus grands que la vie » : c'est un livre plus beau que la vie. On commence à lire et on se retrouve en état de grâce. Le contraire absolu des livres que l'on souhaite vite finir, soit par ce que l'on s'ennuie, soit parce qu'il y a un suspense. Là, nulle tension, chaque phrase se savoure ; les personnages ne sont pas moraux, ils sont surtout tendres, dépourvus de malveillance. On pourrait dire que c'est un conte. Un délice, en tout cas.
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24 internautes sur 25 ont trouvé ce commentaire utile  Par traversay TOP 50 COMMENTATEURSVOIX VINE sur 2 septembre 2010
Format: Broché
Portrait rapide d'Arnjoltur, 22 ans : un garçon nonchalant et naïf, que les circonstances de la vie ont fait évoluer sans que le mûrissement soit complet. La finesse psychologique, c'est l'un des talents d'Audur Ava Olafsdottir, cette romancière que l'on découvre avec Rosa candida, un livre absolument délicieux qui conte comment, en passant du nord au sud de l'Europe, cet islandais candide d'Arnjoltur va devenir un homme, un amant, un père et un fils. Le livre, un temps road-movie, se fixe dans un pays indéterminé (la Grèce, la Macédoine, l'Albanie ?), plus précisément dans le jardin d'un monastère où notre héros va exercer son art, et apprendre bien des choses de la vie, notamment au contact d'un moine fou de cinéma et conseiller conjugal à l'occasion. C'est un roman où l'horticulture a une grande place, avec cette fameuse rose à 8 pétales, mais aussi la cuisine (ah, les conversations téléphoniques entre le père et le fils où l'évocation de recettes est une façon détournée de parler de la mère défunte et de se dire leur amour réciproque). Rosa candida est aussi, et surtout, une histoire d'amour à l'envers : on passe d'abord un 1/4 de nuit ensemble puis, bien plus tard, on se parle et on envisage, peut-être, une vie à deux (à trois puisqu'une adorable petite fille est née). Audur Ava Olafsdottir a écrit un roman drôlement délicat et délicatement drôle, qui ne perd jamais les pétales et ne lâche pas son héros d'une semelle. Celui-ci sort grandi du livre et le lecteur pareillement.
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30 internautes sur 32 ont trouvé ce commentaire utile  Par Mamy VOIX VINE sur 27 août 2010
Format: Broché Achat vérifié
Ce Rosa Candida, est un superbe livre. Ce jeune homme qui part avec ses boutures refaire une roseraie, cette maman perdue toujours omniprésente, cette petite-fille qu'il n'a pas désiré.
Tout cela fait un roman tendre et attachant.
Je l'ai dévoré !!
Si vous aimez les romans nordiques, foncez.............
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9 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile  Par montoya35 sur 4 janvier 2011
Format: Broché
Dans un lieu retiré du monde, un jeune homme prend conscience de sa paternité ; cela pourrait être banal mais les personnages sont tout autant insolites qu'attachants, le cheminement psychologique des acteurs est finement décrit. Il y a un côté "décalé" dans ce livre et il faut aller jusqu'au bout de sa lecture pour découvrir la personnalité profonde de tous les personnages qui l'animent. Un livre profond et léger à la fois d'où l'amour - maternel, paternel, de la nature... - transpire de façon insidieuse à chaque page sans que l'on s'en rende compte et qui laisse une impression de plénitude et de force malgré la fragilité apparente des personnages dont aucun n'est secondaire. Un livre prenant et la découverte d'un très bon auteur.
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