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5.0 étoiles sur 5
un début incroyable pour un des paroliers d'Henri Salvador, 15 décembre 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rose Kennedy (CD)
Pour moi son meilleur album, dans un style débutant presque hésitant. Benjamin Biolay dépeind avec les tons fanés très typiques l'Amérique des années 60, celle de Cape Cod et des grandes maisons bourgoises des familles légendaires. Lorsqu'il chante les Kennedy, on visualise facilement John et Jackie courant sur la plage à travers l'oeil d'une caméra super 8. Epoque fanée des tailleurs Chanel, des grosses Chevrolet et de cette gloire passée et désormais perdue. Toute cette nostalgie désuète est mise en musique de façon intime et interprétée de sa voix un peu trainante, pour un peu on aurait un petit coup de spleen !
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5.0 étoiles sur 5
Mélancolique, 27 juillet 2010
S'il ne s'agissait du premier album d'un jeune chanteur au début d'une longue carrière prometteuse, on pourrait croire qu'il s'agit à l'inverse du dernier album d'un chanteur ancien, qui arrive dans la dernière étape d'une carrière et de sa vie.
Cet album me paraît, en effet, emprunt d'une nostalgie douce amer qui pourrait être celle d'une personne plus âgée, ayant perdu ses illusions ou observant la vie avec un recul distant dont toute critique inhérente ne saurait être absente.
Je ne suis pas un spécialiste des paroles. Mais, à première vue, il semble être beaucoup question de temps qui passe, qui défile incontrôlable, nous enchaînant de manière irréversible, tandis que par moments au contraire il semble interminable, lorsqu'on est pris par la monotonie... des dimanche de pluie.
Il semble aussi question de routine, de promesses illusoires, de "vie presque belle", d'amours éphémères et sans grands espoirs.
L'ensemble paraît bien pessimiste et extrêmement mélancolique, voire sombre.
Néanmoins, la composition est originale, calme, créative, mesurée, nullement à la recherche de poursuite d'un quelconque effet de mode.
Si la voix est tout en finesse, fragile et presque incertaine par moments, le charme est certainement présent (je ne suis pas une femme, mais j'imagine) et la nostalgie jamais loin.
La musique est belle, douce, faisant appel à des sonorités diversifiées, alternant consonances ici vaguement jazzy, là plutôt classique, avec le violon en arrière-fond, ou le violoncelle, tandis que guitare, percussions et bien sûr, piano, avec tout le caractère qu'il imprime par moments à la composition, assurent l'essentiel, entrecoupé parfois d'extraits de chansons des années 1930, tel cet extrait de "River of no return", interprété par Marilyn Monroe, dans "Les cerfs volants", qui renforce le côté nostalgique.
Un album, au total, extrêmement mélancolique, sombre, assez triste, mais beau, poétique, travaillé, original, créatif. Qui finit sur une note plus positive, même si l'on est toujours dans le registre de la nostalgie et des années 1930.
Alors, premier ou dernier album ?
Je m'étais arrêté là en 2001 et ne l'avais d'ailleurs jamais réécouté depuis. Je m'en vais à présent découvrir le nouvel album, de 2010...
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