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| 1. Il barbiere di siviglia/the barber of Séville overture |
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| 2. La gazza ladra/the thieving magpie overture |
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| 3. La cenerentola/cinderella overture |
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| 4. Il signor bruschino overture |
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| 5. La scala di seta/the silken ladder overture |
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| 6. Guglielmo tell/guillaume tell/william tell overture |
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5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Fritz Reiner, le "Commandeur", face à Rossini : une musique qui coule de source !,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Rossini : Ouvertures (CD)
Le 22 novembre 1958, dans l'Orchestra Hall de Chicago, le chef d'orchestre hongrois Fritz Reiner et sa phalange de musiciens de l'Orchestre Symphonique de Chicago gravèrent pour les micros de la RCA un lot des plus célèbres ouvertures de Rossini, enregistrées dans une magnifique stéréophonie qui nous donne l'impression d'être littéralement emportés dans le festival orchestral dont nous régale le grand chef hongrois : "de l'espérance pour les coeurs les plus endormis", comme dirait Balzac !Impossible de résister à l'énergie dévastatrice qui émane de ces grands classiques du répertoire, surtout quand ils sont dirigés avec autant de verve et de puissance que par la baguette de Reiner : à le regarder diriger, dans les vidéos d'archives qui sont parvenues jusqu'à nous, on croirait se trouver face à une statue du Commandeur, rivé à son pupitre, le visage fermé et sérieux, presque hiératique, dont seul le bras droit bouge... et pourtant, quelle vivacité et quelle technique dans cette direction de haut vol des oeuvres du compositeur de Pesaro ! Osons le dire tout de suite : Fritz Reiner a choisi une optique résolument grandiloquente de ces "sinfonie" rossiniennes : on a immédiatement à l'esprit cette célèbre caricature qui représente Rossini à la tête d'une gigantesque batterie de canons ; c'est un véritable festival, une débauche de moyens pour les percussions, omniprésentes d'un bout à l'autre de l'enregistrement. Mais parfois presque trop : les pièces de jeunesse, jouées à l'origine sur des effectifs très réduits semblent pâtir quelque peu de cette ligne d'interprétation rutilante ; la délicate "Echelle de soie" sort chiffonnée de ce raz-de-marée virtuose qui font, à l'inverse, des interprétations de la "Gazza Ladra" ou de "la Guillaume Tell" ( autrement dit les morceaux de type "Grand Opéra", caractéristiques de la fin de la production lyrique du Pesarais ) des vrais moments de plaisir ! Car mises à part ces réserves il faut avouer que ces interprétations ont tout d'une référence : il faut écouter avec quel confiance Reiner dirige ses musiciens d'une virtuosité époustouflante ; les vents solos sont magnifiques et les pupitres de cordes déjouent toutes les difficultés de la partition sans plus de problèmes que ça, malgré les cadences infernales imposées par Fritz Reiner. Et quel luxe de détails : on a l'impression de re-découvrir ces morceaux pourtant connus par coeur tant Reiner semble faire apparaître des sonorités nouvelles ! C'est une véritable leçon de direction que donne là le chef hongrois : la beauté du son, le mélange impeccable des couleurs des pupitres, l'art des transitions d'une phrase à une autre... Seulement trois quarts d'heure de musique : c'est bien peu tant Reiner nous régale avec ces grands classiques que l'on pourra trouver dans des versions peut-être un peu plus nuancées, mais rarement jouées avec autant de brio et de virtuosité qu'avec le CSO et son chef emblématique. Du Rossini comme on en rêve, pour un plaisir immédiat et sacrément roboratif ! Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Fritz Reiner n'enregistra jamais aucun opéra de Rossini...,
Par Mélomaniac (France) - Voir tous mes commentaires (#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR) (COMMENTATEUR N° 1)
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Rossini : Ouvertures (CD)
...mais se distingua le 22 novembre 1958 par cette anthologie d'Ouvertures qui jouit d'une excellente réputation.Les interprétations de Neville Marriner (Philips) me comblent par leur finesse, celles de Carlo-Maria Giulini (Emi) par leur lyrisme, celles d'Eduard van Beinum (Decca) par leur arôme... Reiner cherche-t-il ici à séduire, ou plutôt à impressionner ? Nonobstant les larges effectifs convoqués pour l'occasion, on peut admirer la transparence et l'implacable discipline de l'orchestre de Chicago, qui compte une équipe de musiciens à la hauteur de ces prétentions : dans "L'échelle de soie", admirons le hautboïste Ray Still dans son sinueux solo à 1'43 (mesure 37), puis son staccato incroyablement contrôlé à 2'32 (88) et 3'38 (151). "Il Signor Bruschino" se serait peut-être satisfaite d'une légèreté « da camera » mais ne laisse rien désirer en termes de vélocité et de cohésion : écoutez la synchronisation des archets à 3'44 (225) pour intensifier un éreintant crescendo. Cette "Cendrillon" n'a pas mis deux pieds dans le même soulier (le chef hongrois joue avec nos nerfs en accélérant sadiquement l'allure) et se conclut dans une ardeur décalvante (6'14) Dans le "Barbier de Séville", saccader le thème des violons en mi mineur à une telle frénésie, c'est un peu du vice... Ecoutez la fanfare de trompettes (8'53) qui lance le galop final de "Guillaume Tell" et vous comprendrez pourquoi les concurrents ont pu rester dans les starting-blocks depuis un demi-siècle... Pas vraiment Pégase : imaginez plutôt un massif palefroi qu'on cravache le mors aux dents... Noire à 168 au lieu de 152 : qui oserait ainsi surenchérir sur le furieux tempo de la partition ?! Dans ce répertoire, et sur le critère de la virtuosité, ce disque connaît-il d'autres rivaux que George Szell et Arturo Toscanini ? La prestation se montre puissante, même parfois un brin arrogante : si une vertu peut manquer à ces démonstrations, c'est bien le sourire. On peut aussi s'indisposer d'entrées trop fracassantes ("Barbier de Séville"), de crescendos qui insistent fâcheusement sur l'effet « tschin boum » ("La Pie voleuse") et caricaturent la mani(èr)e du compositeur. D'autant que la grosse caisse s'entend infatuée par les micros (écoutez à 4'22 le tonitruant orage de "Guillaume Tell"), dans une acoustique réverbérée et une stéréophonie large et opulente. Malgré un léger souffle, le relief instrumental et l'ampleur de la scène sonore s'avèrent en tout cas remarquables. Dernière indiscrétion : certains discographes allèguent que l'Ouverture de "L'Italienne à Alger" aurait été enregistrée lors des mêmes sessions, mais reste à ce jour impubliée... Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Fritz Reiner dirige quelques célèbres Ouvertures de Rossini : virtuose et surpuissant,
Par Mélomaniac (France) - Voir tous mes commentaires (#1 CRITIQUE au Tableau d'HONNEUR) (COMMENTATEUR N° 1)
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Rossini : Ouvertures de la Pie voleuse, Le Barbier de Séville, Guillaume Tell, L'échelle de soie etc (CD)
Gravées par Fritz Reiner le 22 novembre 1958, les interprétations que réédite le présent album jouissent d'une excellente réputation mais je trouve l'orchestre de Chicago parfois trop... puissant (notamment cette grosse caisse qui ne ménage pas son raffut).Et pourtant, l'approche du chef hongrois ne manque jamais de transparence en considération des importants effectifs qu'il dirige. "Il Signor Bruschino" et "L'échelle de soie" se seraient peut-être satisfaites d'une légèreté « da camera », mais ce sont bien les seules réserves qu'inspire ce disque (hormis sa brièveté ; on regrettera éternellement une "Semiramide" ou une "Italiana in Algeri" sous cette baguette...) Certains solos sont anthologiques (le hautbois de Ray Still !), la discipline des musiciens américains demeure insurpassable, cravachée avec une autorité qui impressionne durablement, à défaut de toujours séduire. Ecoutez le galop final de "Guillaume Tell" et vous comprendrez pourquoi la concurrence discographique est restée dans les starting-blocks depuis un demi-siècle. Sur le terrain de l'intimidante virtuosité, seuls Toscanini ou George Szell purent selon moi soutenir la comparaison. Les vénérables bandes transférées en CD présentent un peu de souffle mais le relief instrumental et l'ampleur de l'espace sonore s'avèrent remarquables. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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