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le 4 mai 2012
Abbado et Rossini : quelle histoire !

Ce coffret très économique, en effet, a évidemment de quoi séduire pour (re)découvrir un moment essentiel dans l'histoire du disque et de l'interprétation rossinienne.

Entre les excès d'un histrionisme bouffe qui trahissait alors la musique de Rossini et l'arrivée d'une génération exceptionnelle d'interprètes capables d'assumer toutes les difficultés virtuoses des partitions écrites -je pense surtout aux ténors, car si Luigi Alva ne démérite pas autant qu'on l'a dit, son chant falsetto paraît désormais bien daté- le Barbier et la Cenerentola par Abbado ont surtout replacé Rossini dans une lignée mozartienne dont le grand gagnant est incontestablement l'orchestre.

Cette rupture est évidemment évidente avec Le Barbier, écho si proche des "Noces" avec un Figaro auquel Herman Prey apporte une malice sans doute trop peu italienne, mais tellement cohérente dans une filiation aussi bien assumée. Trop sage ? Sans doute, à l'image d'une Berganza impeccable musicienne mais assez peu finaude, quand même. Et Alva, bien sûr, qui omet le grand air d'Almaviva au dernier acte, morceau de bravoure alors traditionnellement coupé et que Rockwell Blake sera le 1er à refaire triompher.

Même remarque pour une Cenerentola assez sage, partition cependant beaucoup plus ambivalente que celle du Barbier. Berganza est "corsetée" par Abbado qui la prive de sa note aiguë à la fin de son rondeau : elle le regrette encore... En revanche, les basses bouffes resteront pour jamais de véritables bêtes de scène, avec une vis comica impayable : Dara et Montarsolo, inoubliables !

Le point faible du coffret ? Sans doute l'Italienne, et pour les mêmes raisons. L'orchestre est toujours aussi somptueux, sans doute inégalée, même, mais la distribution n'est vraiment pas sans faille : l'usure vocale de Raimondi, surtout, et Balsa, très honorable mais un cran bien au-dessous de "la" Horne...

Des alternatives existent donc bel et bien pour ces 3 chefs d'oeuvre, oui, et parfois même préférables, me semble-t-il, mais quant à des versions idéales incontestables, cela reste à trouver, surtout pour le Barbier et l'Italienne.

Incontestable, en revanche, est le sommet du coffret avec « Il Viaggio a Reims », résurrection historique et version toujours inégalée (malgré un remake pour Sony) précisément parce qu'Abbado dispose alors d'une équipe vocale idéale qui symbolise l'apogée du Festival de Pesaro. Et cette fois, c'est un vrai feu d'artifice, et dans la fosse, et sur la scène ! Imbattable !!!

Après Abbado, Riccardo Chailly, notamment, prit la relève mais comment ne pas regretter qu'Abbado (et Chailly) ait laissé tout le répertoire seria rossinien à des chefs beaucoup moins inspirés (Scimone, Ferro..) tandis que le 3ème larron de la fête, Ricardo Muti, a contrario, dédaignait le répertoire bouffe pour en rester à Guillaume Tell et La Donna del Lago.

Foin de ces regrets éternels : le legs rossinien d'Abbado reste un étalon auquel toute autre interprétation se doit d'être comparée. C'est dire son importance discographique.

Le coffret se termine d'ailleurs avec les ouvertures par Abbado enregistrées avec l'English Chamber Orchestra, supérieures à mon goût aux versions un peu plus sages des années 1970. Ce choix particulièrement pertinent (et le rapport qualité-prix !) finit par me convaincre de donner les 5 étoiles.
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