Dans ce cinquième album solo, Ringo Starr bénéficie une fois de plus de compositions de ses amis (Paul McCartney, John Lennon, Eric Clapton, George Harrison). L’album, pour pas mal de fans, est supérieur à Goodnight Vienna, qui avait été tout de même un peu décevant. Il ne s’en dégage pas une musique transcendante, mais les chansons sont entraînantes ; Rotogravure est réellement agréable à l’écoute. Il contient de bons petits morceaux : Pure Gold (de McCartney, très belle mélodie, sans doute le meilleur morceau de l’album), Cryin’ (un country-blues de qualité du binôme Starkey / Poncia), You don’t me at all, et surtout l’émouvant I still love you composé par Harrison. Le reste fait un peu office de remplissage ; rien n’est réellement mauvais, mais ça reste inférieur aux morceaux sus-nommés. Signalons la présence, d’un amusant collage appelé Spooky Weirdness a écouter seul dans le noir, par une nuit d’orage… En conclusion, cet album est loin d’un chef d’œuvre de Pop (ça se saurait !) mais sera sans aucun doute apprécié de ceux qui aiment la voix et la musique du batteur des Beatles.