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Roulette Russe
 
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Roulette Russe

Alain Bashung CD
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Page Artiste Alain Bashung

Discographie

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Biographie

Claude Alain Baschung (avec un « c ») est né le 1er décembre 1947 à l'hôpital du Val-de-Grâce à Paris, dans le XIVème arrondissement. Un père absent et une mère bretonne ouvrière chez Renault qui ne parvient guère à finir les mois, et l'enfant Baschung est envoyé dans la ferme de sa grand-mère adoptive à Wingersheim, en Alsace, où il chante dans la chorale de l'église, apprend l'harmonica, et fait… Plus de détails sur la Page Artiste Alain Bashung

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Détails sur le produit

  • CD (29 novembre 2010)
  • Nombre de disques: 1
  • Label: Barclay
  • ASIN : B002BKWH58
  • Autres éditions : CD  |  Album vinyle  |  Téléchargement MP3
  • Moyenne des commentaires client : 3.8 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (5 commentaires client)
  • Classement des meilleures ventes d'Amazon: 442.986 en Musique (Voir les 100 premiers en Musique)
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1. Je fume pour oublier que tu bois Écouter
2. Station service Écouter
3. Elsass blues Écouter
4. Y'a un yeti Écouter
5. Guru tu es mon fuhrer de vivre Écouter
6. Milliards de nuits dans le frigo Écouter
7. Pas question que j'perde le feeling Écouter
8. Bijou bijou Écouter
9. Les petits enfants Écouter
10. Toujours sur la ligne blanche Écouter
11. Squeeze Écouter
12. C'est la faute a dylan Écouter

Descriptions du produit

Un Essentiel amazon.fr

Ancien accompagnateur de Dick Rivers dont les tentatives de carrière solo ont souvent tourné court, Alain Bashung se retrouve star du jour au lendemain grâce à "Gaby oh Gaby", chanson loufoque qui, à sa sortie en 1979, squatte les ondes radio. Coécrit avec son complice de l'époque, le parolier Boris Bergman, Roulette russe doit beaucoup au rock, un peu au blues et surtout à la personnalité énigmatique de son interprète, homme en noir aux allures de cow-boy solitaire mâtiné de dur dans sa coquille de cuir. Les textes, à l'écriture desquels Bashung participe, sont alambiqués, pétris de jeux de mots et de doubles sens, grinçants parfois, empreints d'une poésie sèche et sans fioritures quand il faut se faire tendre, comme sur le fragile "Bijou, bijou". Mais ils demeurent toujours hermétiques, comme si Alain Bashung désirait protéger avant tout son univers intérieur, ne livrant qu'une infime partie de sa psyché en pâture au public. --Ruby Wednesday

Critique

Ce deuxième opus est l’occasion pour Bashung d’opérer la mue du chanteur pop-rock commun représenté par les vignettes du vécu (« Station service » et « Elsass blues ») à l’interprète détaché d’expériences plus surréalistes qui domine dans la deuxième partie, de « Guru tu es mon führer de vivre » et « Milliard de nuits dans le frigo ».

Récit intégral à la première personne, cette Roulette Russe porte bien son nom qui place le sujet en situation périlleuse, risquant la perte d’une large audience contre une frange plus restreinte d’amateurs de bons mots, second degré et rock dépressif. La voix plaintive de Bashung raconte les déboires d’un artiste en proie au doute créatif et à l’attente entre deux feux (« Milliard de nuits dans le frigo »).

Le registre musical traditionnel fait de ballades électriques où pointe un orgue ou un clavier, loin des ambitions futures, laisse toute latitude aux textes ciselés de Bergman dont les intentions se font plus précises. Deux perles émergent du lot, « Bijou bijou » (modèle-patron du « Vertige de l’amour »), et la descente aux enfers de « Toujours sur la ligne blanche ». En bonus, « C’est la faute à Dylan » réchappe du sacrifice précédent.



Loïc Picaud - Copyright 2012 Music Story

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11 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 Facultatif, 11 février 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Roulette russe (CD)
En 1979, Alain Bashung a 32 ans et englobe sa vie professionnelle de musique et de rares succès. "Roulette Russe" est le second album de l'alsacien et déjà, pour lui, c'était les premiers pas d'une descendence. Rock, blues, voici, le style qui l'interresse et qu'il ne va cesser de repousser ses limites en plus de 20 ans. "Roulette Russe" c'était 1 an avant le triomphe de 'Gaby Oh Gaby'. Un disque désordonné malheureusement mais qui trouve son sens avec cet réédition de 1980 (soit 1 an après la sortie de Gaby). Les moments forts de l'albums sont bien sure 'Je fume pour oublier que tu bois' premier extrait, 'station service' et cette petite perle 'squeeze'. En plus d'un essaie facultatif, Bashung signe avec ce disque 2 de ses plus grands succès scéniques avec 'Toujours sur la ligne blanche' qui trouvera une autre dimension en concert et 'Bijou, Bijou'.
Un album qu'il ne faut tout de même pas négliger de nos jours. C'était les pas d'un géant du rock français.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
3.0 étoiles sur 5 En Sursis, 7 avril 2009
Par 
StarChild - Destination Rock (France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Roulette Russe (CD)
Plus qu'un titre, Roulette Russe est la dernière chance pour Bashung d'accéder au statut de valeur montante. Le scénario est simple : ça passe ou ça casse. En l'occurrence, ça va passer. Mais aux forceps. Plus précisément, sur le long terme. Grâce notamment à l'intervention, d'ici quelques mois, d'un singulier personnage répondant au doux nom de Gaby. Gaby oh Gaby, la providentielle. Chanson dont le genre et le texte feront naturellement date auprès du public français, tandis que sa proximité avec les minorités sera plus longue à assimiler. En attendant, sans savoir encore que ce titre le libèrera sur paroles, Bashung tente le contrat de confiance. Maladroitement. Pas encore avec l'encéphalo qu'il faut, mais juste le minimum syndical pour ne pas passer dans la rubrique frais divers. Par conséquent, un disque en demi-teinte, qui sans se révéler nous donne déjà quelques indications sur une future inclinaison à la révolte lexicale.

Effectivement, si pour le moment on ne note pas vraiment de ligne directrice. Quelque chose se passe au niveau de plusieurs textes. Tout d'abord avec les mots de Tardieu, lorsque les petits enfants tombent du balcon et qu'Alain nous entraîne dans leur chute. Bien sur, on pensera, revue et corrigée, à la nouvelle de Dino Buzzati (La Jeune Fille Qui Tombe) mais le frisson passe vraiment. Un peu comme avec Bijou Bijou, dans un tout autre registre. Cependant, délaissant de plus en plus son ancienne doublure, c'est surtout avec Bergman que Bashung s'essaie dans de nouvelles directions. Ainsi, cédant à la tentation de faire du Gainsbarre ou sujet à amnésie autoroutière, si le binôme parvient à retenir l'attention, voire nous persuader d'un réel potentiel, on regrettera qu'une certaine mise au point en matière de feeling ne mérite que la mention passable. En résumé, si globalement Alain Bashung s'offre un sursis, le voilà condamné à réussir.

Alors que Roman Photos manquait singulièrement de souffle, confondant artifice verbal avec graphie des maux, Roulette Russe s'emploie à relever le défi. Pas encore de véritable vertige de l'amer, soit. Mais Bashung se hasarde, amorce, se risque. Aussi, dans la perspective que d'ici peu se multiplient les occasions de dérouter le verbe, laissons nous prendre au jeu de ces morceaux de petites vies, coups de pied dans l'instantané et autres milliards de nuits passées dans le frigo.
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1 internaute sur 1 a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5 un Bijou , Bijou..., 16 février 2012
Par 
Bruce Tringale (France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)    (VRAI NOM)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Roulette Russe (CD)
Premier album officiel reconnu par Bashung , Roulette Russe reste près de 35 ans après sa sortie un objet fascinant .
On commence avec " Je fume pour oublier que tu bois " qui dès les premières notes évoque le Sultan of Swings de Dire Straits . Épaulé par Bergman, Bashung commence très fort : "c est pas facile de se foutre en l'air / c'est pour les riches les somnifères / la vie c'est comme une overdose / Tu prends tout de suite / Tu en crèves et vite". . Boite à rythme , Slide guitar , solo Cristalin , Voix aux abois , Bashung est pas là pour se faire emmerder , ni pour voir le défilé . Déclaration d'amour suicide entrecoupé par une recette de tarte aux pommes (!) récitée comme une oraison funèbre et capable de vous flanquer la chair de poule, on appelle cela du talent . L'ironie voudra que cette chanson et le titre de l'album accompagnera le destin du Bash' terrassé par le sinistre Crabe .

On continue avec "Station Service " dans la joie et la bonne humeur . Comme sur tout l'album , Bashung chante dans un registre qu'il abandonnera par la suite . Pas la voix rocailleuse de Gaby caricaturée par l'absurde Gerard Blanchard , ni de déclamations grandiloquente en Talk Over dont il abusa en fin de carrière , mais ici une voix claire , sensible , presque féminine dans la gestion des aigus . Bashung chante une étrange ballade Lenonesque où le Working Class Hero se révolte contre ce qui l'opprime et retrouve son honneur : "J'ai plaqué mon Job à la station service / Aujourd'hui j'ai plus les mains sales / J'ai plus personne pour me faire du mal" .
Porté par une section Rythmique irréprochable , on veut bien le croire ! Et ces arrangements ! Une ligne de chant à tomber , des Chorus de guitares Wagnerien ( Alice Cooper , Lou Reed etc) sur le refrain , final violon country façon Rolling Stones . Du Grand Art !

Et c'est pas fini ! sur "Elsass' Blues " Bashung chante pour les fils de personne la tristesse et la haine de soi : " C'est pas facile d'être de nulle part / d'être le bébé de Von Den Hasard/ Hey Gipsy / t'as plus de veine que moi / le blues , il sent bon dans ta voix ." Mais de quoi parle Bashung ? Mais de lui bien sûr ! et sans détours ! "Je suis né tout seul près de la frontière / celle qui vous faisait si peur hier " . Pour les néophytes , rendez vous sur Wikipedia pour la bio de l'artiste . Pour ma part , je suis incapable de résister à cette sensibilité . Le genre de titre qu'aurait pu interpréter Christophe , l'idole du Bash .
Après cette trilogie somptueuse , Bashung pourrait se permettre de chanter l'intégrale de Tino Rossi sans qu'on lui en veuille , mais c'est pas fini !

"Le Yeti du monoprix" avec son titre génial et son humour un peu lourd décontracte un peu l'ambiance . Vraiment ? Il y est question de ratonnades policières et le Yeti en question n'est autre qu'un africain passé à tabac par des fachos: " Pour un étranger / j'dois dire qu'il sait encaisser " . On aimerait se dire que le thème est complétement démodé au pays de Marine ...

On continue sur le too much avec "Guru , tu es mon fuhrer de vivre " . Le jeu de mot est amusant , prise de voix intéressante mais très anecdotique quand on sait ce qui vient après .
Et l'après , c'est maintenant , l'acte 2 du disque avec pas moins de trois manifestes : "Bijou , Bijou" Arpèges en flanger proche d'Elsass Blues , Bashung autopsie un amour finissant . Elle restera jusqu'à la fin de sa carrière, un must de son répertoire. Le genre de titre que Jagger aurait pu chanter . Rien que ça !

" Les Petits enfants " : Piano façon Kurt Weill ; Bashung y raconte d'une voix blanche la mort des enfants qui tombent par la fenêtre . Humour glacé et glacial , le genre de truc impossible à sortir aujourd'hui . Un orfèvre d'écriture désespéré mais jamais désespérant .

Survient enfin "Toujours sur la ligne blanche " ode la vie Borderline que mène Bashung à l'époque . Sex ,Drug , Rnroll , on rigole beaucoup moins que chez Ian Dury . La voix de Bashung est désincarnée . Terrifiant ! Une vraie fatalité ! Il livrera en live une version façon crooner destroy cocainné passionnante de cette chanson .

"La faute à Dylan qui clôt l'album parait bien fade après cet ultime chef d'oeuvre . Qu'importe le mal est déjà fait ! Quelle claque ! le Ko debout ! Ecouté au casque le plaisir de cette galette est décuplé ! La voix est admirablement bien mixée , humble , proche de l'auditeur , l'impression d'écouter un ami cher salement déprimé . Comme les plus grands , Bashung avait l'art d'universaliser ses névroses et faire vibrer la corde sensible de son auditeur .
Un objet précieux à la fois beau et sombre où le chanteur souffre sans pleurnicher . Un voyage au sommet de l'art rock qui rappelle la fascinante catharsis que propose cette musique . Il prouve que contrairement aux clichés , le rock existait encore brillamment dans les années 80's. Contrairement à ce que j'ai pu lire , Roulette Russe est un disque profondément humain , chaleureux dans sa noirceur , et plutôt accessible . Bashung s'y exprime clairement et n' a pas encore enfilé sa carapace de Sphinx énigmatique . Bergman ne pense pas encore à faire le mariole à chaque Strophe , la musique est splendide . L'envie , l'urgence , le danger sont là à l'inverse des imbuvables " Mme Rêve" et "Ma petite entreprise" ! Un vieux truc fauché , irremplaçable que je n'échangerai pas pour un camion entier de Pizza .

Ps Amazon associe ce produit à l'immonde Florent Pagny ....Je m'en vais le signaler de suite . Celui-là , c'est pas la roulette russe qu'il lui faut , mais le peloton d'exécution....
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