Rufus Wainwright

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Biographie

Il naît à Rhinnebeck, Canada, le 22 juillet 1973, avec la double nationalité canadienne et américaine. Son père est le chanteur-auteur-compositeur et acteur américain Loudon Wainwright III et sa mère la chanteuse canadienne Anna McGarrigle - les racines québécoises de cette dernière font que Rufus parle (très bien) le français, d'autant qu'il a grandi à Montréal, où il possède toujours une maison. Par son père, il descendrait en droite ligne de Pieter Stuyvesant, grande figure historique américaine en tant que dernier directeur général de la Nouvelle-Hollande. Sa venue au monde inspire à son ... Lire la suite

Il naît à Rhinnebeck, Canada, le 22 juillet 1973, avec la double nationalité canadienne et américaine. Son père est le chanteur-auteur-compositeur et acteur américain Loudon Wainwright III et sa mère la chanteuse canadienne Anna McGarrigle - les racines québécoises de cette dernière font que Rufus parle (très bien) le français, d'autant qu'il a grandi à Montréal, où il possède toujours une maison. Par son père, il descendrait en droite ligne de Pieter Stuyvesant, grande figure historique américaine en tant que dernier directeur général de la Nouvelle-Hollande. Sa venue au monde inspire à son père une chanson plutôt caustique, « Rufus Is a Tit-Man », sur son disque Unrequited, sa mère répondant par « First Born », sur l'album Dancer With the Bruised Knees. Trois ans plus tard, Rufus aura une soeur, Martha, mais, alors qu'ils sont encore enfants, leurs parents divorcent - ils auront une demi-soeur par leur père, qui poursuivra sa carrière à New York tandis qu'Anna McGarrigle ira s'installer avec Rufus et Martha à Montréal.

Evidemment, ses premières années sont baignées dans la musique, mais guère dans le rock'n'roll, plutôt le folk, le classique et aussi le music-hall de Broadway des années 30. A l'âge de six ans, il commence à apprendre le piano, qu'il maîtrise très vite. A treize ans, il publie « I'm A-Runnin' », sa première chanson enregistrée professionnellement (pour la bande originale du film Les Aventuriers du timbre perdu, dans lequel il apparaît) et il gagne grâce à elle un Genie Award, l'équivalent d'un Oscar au Canada. Trois ans plus tard, il fait ses premiers pas sur scène en tournant en tant que pianiste avec le groupe accompagnateur de sa mère et de sa tante, les soeurs Anna et Kate McGarrigle. Il se passionne aussi pour la guitare et commence à composer, jouant à l'occasion sur des enregistrements de sa mère. A peine entré dans l'adolescence, il découvre son homosexualité, qu'il affichera toujours fièrement, même si à quatorze ans, lors d'un séjour à Londres, il est victime d'un viol qui lui laissera de sérieuses séquelles psychologiques.

Sa scolarité n'en est pas perturbée et il suit ses études secondaires au très huppé établissement de Millbrook, New York, théâtre du film Le Cercle des poètes disparus et auquel il consacrera une chanson. Il flashe alors sur Edith Piaf, Nina Simone, Judy Garland et même les Lieder de Schubert (la musique classique aura une grande influence sur ses méthodes de composition). En 1992, il est le sujet d'une autre chanson de son père, « A Father And A Son », sur l'album History. Les années suivantes, il étudie (un peu en dilettante) à l'Université de McGhill de Montréal et écrit un grand nombre de chansons, dont il fait des maquettes avec son ami le producteur Pierre Marchand. Pour les faire connaître, il les interprète en public, ainsi à Montréal, où il se retrouve presque à demeure au Sarajevo Café, un endroit où la jeunesse branchée aime à se rencontrer.

Le nouveau génie de la pop ?

Tout bascule pour lui en 1998 lors qu'il déménage à New York puis à Los Angeles, Dreamworks, le label de Steven Spielberg et David Geffen, lui ayant fait signer un contrat : son père (avec lequel ses rapports ont pourtant souvent été tendus) avait donné une de ses démos à son ami Van Dyke Parks, ancien collaborateur de Brian Wilson et des Beach Boys, qui l'avait lui-même donnée à Lenny Waronker, un ponte de Dreamworks. Son premier album, Rufus Wainwright, lui vaut l'attention plus que bienveillante de la critique internationale (Rufus sera élu « révélation de l'année » par le magazine Rolling Stone), qui vante son originalité et la qualité de ses chansons et de ses orchestrations et voit en lui un génie, un nouveau Jeff Buckley, chanteur auquel il a souvent été comparé et avec lequel il avait des goûts musicaux en commun. Sur quelques titres, Van Dyke Parks signe même les arrangements. Son succès est tel qu'à 25 ans, il est déjà beaucoup plus célèbre que ses parents, ceux-ci n'ayant jamais dépassé le statut d'artistes-culte.

Maintenant lancé, il multiplie les rencontres et les collaborations et on le retrouve sur de très nombreux albums-hommages et bandes originales de films (I Am Sam, Shrek, Le Secret de Brokeback Mountain, Ma sorcière bien-aimée, etc.), où il chante quelquefois des compositions inédites et surtout des reprises, dont des chansons de ses propres parents et sa version de la « Complainte de la butte » de Georges Van Parys, enregistrée en français pour la production hollywoodienne Moulin Rouge, et qui rallie tous les suffrages. Son deuxième album, Poses, est également très bien accueilli, la critique voyant dans ses albums une vraie oeuvre à part, en train de se construire et susceptible d'évoluer en univers. Ses disques marchent beaucoup mieux en Europe qu'aux Etats-Unis et il chante aussi bien en tête d'affiche qu'en première partie de stars comme Tori Amos ou Sting.

Gay Icon

Cependant, en dépit des mises en garde de son père, il traîne beaucoup avec certains collègues pas très raisonnables et il n'échappe pas aux excès de la vie de rock star : c'est ainsi qu'au début des années 2000, il plonge dans la dépression et la drogue, plus précisément le crystal meth, substance qui le laisse presque aveugle. Sur les conseils de son ami et admirateur Elton John, il part alors en cure de désintoxication. Il en sort pleinement rétabli en 2003, se remet au travail et offre Want One, produit par Marius DeVries (Madonna, Björk) et pour lequel il passe à Paris en Black Session. Un an plus tard, paraît Want Two, écrit, composé et enregistré lors des mêmes séances. Il y aborde frontalement des sujets plus sérieux, comme la religion, la politique ou la condition homosexuelle, parfois dans une seule chanson comme « Gay Messiah ». Un DVD moitié live et moitié documentaire, All I Want, est réalisé en tournée et sa carrière est relancée pour de bon. Sur Want Two, Antony (d'Antony & The Johnsons) vient chanter avec lui, une sorte de retour d'ascenseur de la part d'Antony, puisque Rufus avait participé à son I Am a Bird Now.

En 2005, Rufus fait, tout comme son père, une petite apparition dans Aviator, le film de Martin Scorcese (lui, son père et sa soeur participent à la bande annonce), puis, ayant décidé de remettre un peu d'ordre dans sa vie sentimentale, il s'installe à Berlin, où vit son compagnon. Dans la presse, on le voit désormais comme une sorte d'héritier de Frank Sinatra et de Giuseppe Verdi - il cite les paroles d'un des opéras de Verdi dans une chanson, « Barcelona ». A son tour, il évoque à l'occasion dans ses textes - en termes plutôt aigres-doux - les relations au sein de sa famille, comme celui de « Dinner at Eight ». Pouvant désormais tout se permettre, il réalise un de ses rêves en recrééant en concert l'album live de Judy Garland (icône gay depuis toujours) au Carnegie Hall de 1961, considéré comme « le plus grand événement dans l'histoire du show-business » et dont il enregistre sa propre version en CD et en DVD. Dans le cadre de ce projet, il ne donne que quelques shows, dont un le 20 février 2007, à Paris, où sa prestation, en demi-teinte, est gâchée par des problèmes de voix mais rehaussée par la présence de sa soeur Martha et de Lorna Luft, la fille de Judy Garland.

Quelques mois plus tard, il offre du nouveau matériel de qualité avec l'excellent Release the Stars, auquel participent Richard Thompson et Neil Tennant, des Pet Shop Boys. Avec Gerry Leonard (ancien chef d'orchestre de David Bowie) aux commandes de son groupe de scène, il tourne sans relâche, ayant toujours eu le goût de la scène. Débordant d'activité, il enchaîne sur un opéra, Prima Donna, dont le livret est en français.

En septembre 2009, Rufus Wainwright sort un album extrait de sa dernière tournée mondiale. Le disque Milwaukee At Last!!! a été capté le 27 août 2007 au Pabst Theater de Milwaukee (Wisconsin). Il est accompagné d'un DVD de la prestation filmé par Albert Maysles. L'artiste passe ensuite à un autre projet studio avec l'album All Days Are Nights: Songs for Lulu. Ce sixième opus sorti en avril 2010 est un excercice piano/voix comprenant une douzaine de compositions dont trois textes sont empruntés à des sonnets de William Shakespeare. C'est le premier disque de Rufus Wainwright à paraître depuis la disparition de sa mère Kate McGarrigle en janvier 2010. Le souvenir de sa mère est évoqué plus largement dans l'album suivant Out Of The Game. Paru en avril 2012, ce septième opus produit par Mark Ronson et se voulant plus « dansant » réunit une pléiade de stars comprenant sa soeur Martha Wainwright, Sean Lennon, Wilco et The Dap-Kings. Une chanson, « Montauk », est dédiée à Katherine, la fille de Lorca Cohen adoptée en coparentalité en 2011. Copyright 2014 Music Story Frédéric Régent

Il naît à Rhinnebeck, Canada, le 22 juillet 1973, avec la double nationalité canadienne et américaine. Son père est le chanteur-auteur-compositeur et acteur américain Loudon Wainwright III et sa mère la chanteuse canadienne Anna McGarrigle - les racines québécoises de cette dernière font que Rufus parle (très bien) le français, d'autant qu'il a grandi à Montréal, où il possède toujours une maison. Par son père, il descendrait en droite ligne de Pieter Stuyvesant, grande figure historique américaine en tant que dernier directeur général de la Nouvelle-Hollande. Sa venue au monde inspire à son père une chanson plutôt caustique, « Rufus Is a Tit-Man », sur son disque Unrequited, sa mère répondant par « First Born », sur l'album Dancer With the Bruised Knees. Trois ans plus tard, Rufus aura une soeur, Martha, mais, alors qu'ils sont encore enfants, leurs parents divorcent - ils auront une demi-soeur par leur père, qui poursuivra sa carrière à New York tandis qu'Anna McGarrigle ira s'installer avec Rufus et Martha à Montréal.

Evidemment, ses premières années sont baignées dans la musique, mais guère dans le rock'n'roll, plutôt le folk, le classique et aussi le music-hall de Broadway des années 30. A l'âge de six ans, il commence à apprendre le piano, qu'il maîtrise très vite. A treize ans, il publie « I'm A-Runnin' », sa première chanson enregistrée professionnellement (pour la bande originale du film Les Aventuriers du timbre perdu, dans lequel il apparaît) et il gagne grâce à elle un Genie Award, l'équivalent d'un Oscar au Canada. Trois ans plus tard, il fait ses premiers pas sur scène en tournant en tant que pianiste avec le groupe accompagnateur de sa mère et de sa tante, les soeurs Anna et Kate McGarrigle. Il se passionne aussi pour la guitare et commence à composer, jouant à l'occasion sur des enregistrements de sa mère. A peine entré dans l'adolescence, il découvre son homosexualité, qu'il affichera toujours fièrement, même si à quatorze ans, lors d'un séjour à Londres, il est victime d'un viol qui lui laissera de sérieuses séquelles psychologiques.

Sa scolarité n'en est pas perturbée et il suit ses études secondaires au très huppé établissement de Millbrook, New York, théâtre du film Le Cercle des poètes disparus et auquel il consacrera une chanson. Il flashe alors sur Edith Piaf, Nina Simone, Judy Garland et même les Lieder de Schubert (la musique classique aura une grande influence sur ses méthodes de composition). En 1992, il est le sujet d'une autre chanson de son père, « A Father And A Son », sur l'album History. Les années suivantes, il étudie (un peu en dilettante) à l'Université de McGhill de Montréal et écrit un grand nombre de chansons, dont il fait des maquettes avec son ami le producteur Pierre Marchand. Pour les faire connaître, il les interprète en public, ainsi à Montréal, où il se retrouve presque à demeure au Sarajevo Café, un endroit où la jeunesse branchée aime à se rencontrer.

Le nouveau génie de la pop ?

Tout bascule pour lui en 1998 lors qu'il déménage à New York puis à Los Angeles, Dreamworks, le label de Steven Spielberg et David Geffen, lui ayant fait signer un contrat : son père (avec lequel ses rapports ont pourtant souvent été tendus) avait donné une de ses démos à son ami Van Dyke Parks, ancien collaborateur de Brian Wilson et des Beach Boys, qui l'avait lui-même donnée à Lenny Waronker, un ponte de Dreamworks. Son premier album, Rufus Wainwright, lui vaut l'attention plus que bienveillante de la critique internationale (Rufus sera élu « révélation de l'année » par le magazine Rolling Stone), qui vante son originalité et la qualité de ses chansons et de ses orchestrations et voit en lui un génie, un nouveau Jeff Buckley, chanteur auquel il a souvent été comparé et avec lequel il avait des goûts musicaux en commun. Sur quelques titres, Van Dyke Parks signe même les arrangements. Son succès est tel qu'à 25 ans, il est déjà beaucoup plus célèbre que ses parents, ceux-ci n'ayant jamais dépassé le statut d'artistes-culte.

Maintenant lancé, il multiplie les rencontres et les collaborations et on le retrouve sur de très nombreux albums-hommages et bandes originales de films (I Am Sam, Shrek, Le Secret de Brokeback Mountain, Ma sorcière bien-aimée, etc.), où il chante quelquefois des compositions inédites et surtout des reprises, dont des chansons de ses propres parents et sa version de la « Complainte de la butte » de Georges Van Parys, enregistrée en français pour la production hollywoodienne Moulin Rouge, et qui rallie tous les suffrages. Son deuxième album, Poses, est également très bien accueilli, la critique voyant dans ses albums une vraie oeuvre à part, en train de se construire et susceptible d'évoluer en univers. Ses disques marchent beaucoup mieux en Europe qu'aux Etats-Unis et il chante aussi bien en tête d'affiche qu'en première partie de stars comme Tori Amos ou Sting.

Gay Icon

Cependant, en dépit des mises en garde de son père, il traîne beaucoup avec certains collègues pas très raisonnables et il n'échappe pas aux excès de la vie de rock star : c'est ainsi qu'au début des années 2000, il plonge dans la dépression et la drogue, plus précisément le crystal meth, substance qui le laisse presque aveugle. Sur les conseils de son ami et admirateur Elton John, il part alors en cure de désintoxication. Il en sort pleinement rétabli en 2003, se remet au travail et offre Want One, produit par Marius DeVries (Madonna, Björk) et pour lequel il passe à Paris en Black Session. Un an plus tard, paraît Want Two, écrit, composé et enregistré lors des mêmes séances. Il y aborde frontalement des sujets plus sérieux, comme la religion, la politique ou la condition homosexuelle, parfois dans une seule chanson comme « Gay Messiah ». Un DVD moitié live et moitié documentaire, All I Want, est réalisé en tournée et sa carrière est relancée pour de bon. Sur Want Two, Antony (d'Antony & The Johnsons) vient chanter avec lui, une sorte de retour d'ascenseur de la part d'Antony, puisque Rufus avait participé à son I Am a Bird Now.

En 2005, Rufus fait, tout comme son père, une petite apparition dans Aviator, le film de Martin Scorcese (lui, son père et sa soeur participent à la bande annonce), puis, ayant décidé de remettre un peu d'ordre dans sa vie sentimentale, il s'installe à Berlin, où vit son compagnon. Dans la presse, on le voit désormais comme une sorte d'héritier de Frank Sinatra et de Giuseppe Verdi - il cite les paroles d'un des opéras de Verdi dans une chanson, « Barcelona ». A son tour, il évoque à l'occasion dans ses textes - en termes plutôt aigres-doux - les relations au sein de sa famille, comme celui de « Dinner at Eight ». Pouvant désormais tout se permettre, il réalise un de ses rêves en recrééant en concert l'album live de Judy Garland (icône gay depuis toujours) au Carnegie Hall de 1961, considéré comme « le plus grand événement dans l'histoire du show-business » et dont il enregistre sa propre version en CD et en DVD. Dans le cadre de ce projet, il ne donne que quelques shows, dont un le 20 février 2007, à Paris, où sa prestation, en demi-teinte, est gâchée par des problèmes de voix mais rehaussée par la présence de sa soeur Martha et de Lorna Luft, la fille de Judy Garland.

Quelques mois plus tard, il offre du nouveau matériel de qualité avec l'excellent Release the Stars, auquel participent Richard Thompson et Neil Tennant, des Pet Shop Boys. Avec Gerry Leonard (ancien chef d'orchestre de David Bowie) aux commandes de son groupe de scène, il tourne sans relâche, ayant toujours eu le goût de la scène. Débordant d'activité, il enchaîne sur un opéra, Prima Donna, dont le livret est en français.

En septembre 2009, Rufus Wainwright sort un album extrait de sa dernière tournée mondiale. Le disque Milwaukee At Last!!! a été capté le 27 août 2007 au Pabst Theater de Milwaukee (Wisconsin). Il est accompagné d'un DVD de la prestation filmé par Albert Maysles. L'artiste passe ensuite à un autre projet studio avec l'album All Days Are Nights: Songs for Lulu. Ce sixième opus sorti en avril 2010 est un excercice piano/voix comprenant une douzaine de compositions dont trois textes sont empruntés à des sonnets de William Shakespeare. C'est le premier disque de Rufus Wainwright à paraître depuis la disparition de sa mère Kate McGarrigle en janvier 2010. Le souvenir de sa mère est évoqué plus largement dans l'album suivant Out Of The Game. Paru en avril 2012, ce septième opus produit par Mark Ronson et se voulant plus « dansant » réunit une pléiade de stars comprenant sa soeur Martha Wainwright, Sean Lennon, Wilco et The Dap-Kings. Une chanson, « Montauk », est dédiée à Katherine, la fille de Lorca Cohen adoptée en coparentalité en 2011. Copyright 2014 Music Story Frédéric Régent

Il naît à Rhinnebeck, Canada, le 22 juillet 1973, avec la double nationalité canadienne et américaine. Son père est le chanteur-auteur-compositeur et acteur américain Loudon Wainwright III et sa mère la chanteuse canadienne Anna McGarrigle - les racines québécoises de cette dernière font que Rufus parle (très bien) le français, d'autant qu'il a grandi à Montréal, où il possède toujours une maison. Par son père, il descendrait en droite ligne de Pieter Stuyvesant, grande figure historique américaine en tant que dernier directeur général de la Nouvelle-Hollande. Sa venue au monde inspire à son père une chanson plutôt caustique, « Rufus Is a Tit-Man », sur son disque Unrequited, sa mère répondant par « First Born », sur l'album Dancer With the Bruised Knees. Trois ans plus tard, Rufus aura une soeur, Martha, mais, alors qu'ils sont encore enfants, leurs parents divorcent - ils auront une demi-soeur par leur père, qui poursuivra sa carrière à New York tandis qu'Anna McGarrigle ira s'installer avec Rufus et Martha à Montréal.

Evidemment, ses premières années sont baignées dans la musique, mais guère dans le rock'n'roll, plutôt le folk, le classique et aussi le music-hall de Broadway des années 30. A l'âge de six ans, il commence à apprendre le piano, qu'il maîtrise très vite. A treize ans, il publie « I'm A-Runnin' », sa première chanson enregistrée professionnellement (pour la bande originale du film Les Aventuriers du timbre perdu, dans lequel il apparaît) et il gagne grâce à elle un Genie Award, l'équivalent d'un Oscar au Canada. Trois ans plus tard, il fait ses premiers pas sur scène en tournant en tant que pianiste avec le groupe accompagnateur de sa mère et de sa tante, les soeurs Anna et Kate McGarrigle. Il se passionne aussi pour la guitare et commence à composer, jouant à l'occasion sur des enregistrements de sa mère. A peine entré dans l'adolescence, il découvre son homosexualité, qu'il affichera toujours fièrement, même si à quatorze ans, lors d'un séjour à Londres, il est victime d'un viol qui lui laissera de sérieuses séquelles psychologiques.

Sa scolarité n'en est pas perturbée et il suit ses études secondaires au très huppé établissement de Millbrook, New York, théâtre du film Le Cercle des poètes disparus et auquel il consacrera une chanson. Il flashe alors sur Edith Piaf, Nina Simone, Judy Garland et même les Lieder de Schubert (la musique classique aura une grande influence sur ses méthodes de composition). En 1992, il est le sujet d'une autre chanson de son père, « A Father And A Son », sur l'album History. Les années suivantes, il étudie (un peu en dilettante) à l'Université de McGhill de Montréal et écrit un grand nombre de chansons, dont il fait des maquettes avec son ami le producteur Pierre Marchand. Pour les faire connaître, il les interprète en public, ainsi à Montréal, où il se retrouve presque à demeure au Sarajevo Café, un endroit où la jeunesse branchée aime à se rencontrer.

Le nouveau génie de la pop ?

Tout bascule pour lui en 1998 lors qu'il déménage à New York puis à Los Angeles, Dreamworks, le label de Steven Spielberg et David Geffen, lui ayant fait signer un contrat : son père (avec lequel ses rapports ont pourtant souvent été tendus) avait donné une de ses démos à son ami Van Dyke Parks, ancien collaborateur de Brian Wilson et des Beach Boys, qui l'avait lui-même donnée à Lenny Waronker, un ponte de Dreamworks. Son premier album, Rufus Wainwright, lui vaut l'attention plus que bienveillante de la critique internationale (Rufus sera élu « révélation de l'année » par le magazine Rolling Stone), qui vante son originalité et la qualité de ses chansons et de ses orchestrations et voit en lui un génie, un nouveau Jeff Buckley, chanteur auquel il a souvent été comparé et avec lequel il avait des goûts musicaux en commun. Sur quelques titres, Van Dyke Parks signe même les arrangements. Son succès est tel qu'à 25 ans, il est déjà beaucoup plus célèbre que ses parents, ceux-ci n'ayant jamais dépassé le statut d'artistes-culte.

Maintenant lancé, il multiplie les rencontres et les collaborations et on le retrouve sur de très nombreux albums-hommages et bandes originales de films (I Am Sam, Shrek, Le Secret de Brokeback Mountain, Ma sorcière bien-aimée, etc.), où il chante quelquefois des compositions inédites et surtout des reprises, dont des chansons de ses propres parents et sa version de la « Complainte de la butte » de Georges Van Parys, enregistrée en français pour la production hollywoodienne Moulin Rouge, et qui rallie tous les suffrages. Son deuxième album, Poses, est également très bien accueilli, la critique voyant dans ses albums une vraie oeuvre à part, en train de se construire et susceptible d'évoluer en univers. Ses disques marchent beaucoup mieux en Europe qu'aux Etats-Unis et il chante aussi bien en tête d'affiche qu'en première partie de stars comme Tori Amos ou Sting.

Gay Icon

Cependant, en dépit des mises en garde de son père, il traîne beaucoup avec certains collègues pas très raisonnables et il n'échappe pas aux excès de la vie de rock star : c'est ainsi qu'au début des années 2000, il plonge dans la dépression et la drogue, plus précisément le crystal meth, substance qui le laisse presque aveugle. Sur les conseils de son ami et admirateur Elton John, il part alors en cure de désintoxication. Il en sort pleinement rétabli en 2003, se remet au travail et offre Want One, produit par Marius DeVries (Madonna, Björk) et pour lequel il passe à Paris en Black Session. Un an plus tard, paraît Want Two, écrit, composé et enregistré lors des mêmes séances. Il y aborde frontalement des sujets plus sérieux, comme la religion, la politique ou la condition homosexuelle, parfois dans une seule chanson comme « Gay Messiah ». Un DVD moitié live et moitié documentaire, All I Want, est réalisé en tournée et sa carrière est relancée pour de bon. Sur Want Two, Antony (d'Antony & The Johnsons) vient chanter avec lui, une sorte de retour d'ascenseur de la part d'Antony, puisque Rufus avait participé à son I Am a Bird Now.

En 2005, Rufus fait, tout comme son père, une petite apparition dans Aviator, le film de Martin Scorcese (lui, son père et sa soeur participent à la bande annonce), puis, ayant décidé de remettre un peu d'ordre dans sa vie sentimentale, il s'installe à Berlin, où vit son compagnon. Dans la presse, on le voit désormais comme une sorte d'héritier de Frank Sinatra et de Giuseppe Verdi - il cite les paroles d'un des opéras de Verdi dans une chanson, « Barcelona ». A son tour, il évoque à l'occasion dans ses textes - en termes plutôt aigres-doux - les relations au sein de sa famille, comme celui de « Dinner at Eight ». Pouvant désormais tout se permettre, il réalise un de ses rêves en recrééant en concert l'album live de Judy Garland (icône gay depuis toujours) au Carnegie Hall de 1961, considéré comme « le plus grand événement dans l'histoire du show-business » et dont il enregistre sa propre version en CD et en DVD. Dans le cadre de ce projet, il ne donne que quelques shows, dont un le 20 février 2007, à Paris, où sa prestation, en demi-teinte, est gâchée par des problèmes de voix mais rehaussée par la présence de sa soeur Martha et de Lorna Luft, la fille de Judy Garland.

Quelques mois plus tard, il offre du nouveau matériel de qualité avec l'excellent Release the Stars, auquel participent Richard Thompson et Neil Tennant, des Pet Shop Boys. Avec Gerry Leonard (ancien chef d'orchestre de David Bowie) aux commandes de son groupe de scène, il tourne sans relâche, ayant toujours eu le goût de la scène. Débordant d'activité, il enchaîne sur un opéra, Prima Donna, dont le livret est en français.

En septembre 2009, Rufus Wainwright sort un album extrait de sa dernière tournée mondiale. Le disque Milwaukee At Last!!! a été capté le 27 août 2007 au Pabst Theater de Milwaukee (Wisconsin). Il est accompagné d'un DVD de la prestation filmé par Albert Maysles. L'artiste passe ensuite à un autre projet studio avec l'album All Days Are Nights: Songs for Lulu. Ce sixième opus sorti en avril 2010 est un excercice piano/voix comprenant une douzaine de compositions dont trois textes sont empruntés à des sonnets de William Shakespeare. C'est le premier disque de Rufus Wainwright à paraître depuis la disparition de sa mère Kate McGarrigle en janvier 2010. Le souvenir de sa mère est évoqué plus largement dans l'album suivant Out Of The Game. Paru en avril 2012, ce septième opus produit par Mark Ronson et se voulant plus « dansant » réunit une pléiade de stars comprenant sa soeur Martha Wainwright, Sean Lennon, Wilco et The Dap-Kings. Une chanson, « Montauk », est dédiée à Katherine, la fille de Lorca Cohen adoptée en coparentalité en 2011. Copyright 2014 Music Story Frédéric Régent


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