Fin 1977 Jackson Browne publie son « grand œuvre »,
Running On Empty, n°3 en 1978, sept millions de copies vendues rien qu’aux Etats-Unis, et succès international, son plus important. Jackson appela ce disque « le show qu'ils n'ont pas vu », car il contient des chansons inédites mais enregistrées sur scène, parfois dans le bus de tournée ou dans un hôtel, pendant une tournée entre août et septembre 1997 pour la promotion de
The Pretender.
Le ton en est nettement plus enjoué dès le morceau d’ouverture qui donne son titre à l’album : « tourner à vide », c’est le journal d’un orchestre en tournée, ses joies et ses petites peines, mettant en valeur David Lindley et son travail à la pedal steel guitar en particulier.
« Running On Empty » a été incluse dans le film Forrest Gump lors de la scène où Tom Hanks court à travers le pays, est ainsi devenue la favorite des « joggers » et inséparable du répertoire de scène de son auteur.
« Rosie », co-écrit avec son road manager et futur manager Donald Miller, a été adapté par Francis Cabrel dans
Sarbacane, mention très bien.
Les deux derniers titres, enchaînés, sont les points culminants de l’album.
« The Load-Out », ode aux roadies et vignette sur la vie sur la route, sa délicate introduction mélodique au piano suivie de la pedal steel de Lindley et un synthesizer aigrelet mais discret (ce qui ne sera malheureusement pas le cas sur les productions futures de Jackson Browne) donnent un ton mélancolique puis entraînant avec l’entrée de l’orchestre, lié avec bonheur à une superbe version de
« Stay » de Maurice Williams & The Zodiacs, à laquelle la voix de falsetto de David Lindley apporte un parfum fifties.
Une version DVD audio a été publiée le 15 novembre 2005, avec deux titres supplémentaires et une iconographie. Le premier est une version alternative du
« Cocaine » du Reverend Gary Davis, intitulée
« Cocaine Again », et le second un instrumental enregistré en public,
« Edwardsville Room 124 ».
Jean-Noël Ogouz - Copyright 2012 Music Story