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Commentaires client les plus utiles
18 internautes sur 19 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Un nouveau Grand Talent,
Par Etienne Leclercq "Musicfan56" (Lorient) - Voir tous mes commentaires (TOP 500 COMMENTATEURS) (VRAI NOM)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Russian Violin Concertos (SACD hybride) (CD)
Premier disque enthousiasmant de la jeune violoniste Julia Fischer. Techniquement irréprochable, son jeu offre une palette de nuances et d'affects extraordinaire et reste irrésistiblement musical d'un bout à l'autre du disque. A la fois brillante et éloquente, nous restons suspendus à son archet et la baguette de Yakov Kreizberg n'est pas moins aboutie.Le disque débute par une fougueuse version du concerto de Khachaturian, vif argent, surtout du point de vue de l'orchestre, quasi idéal. Le jeu de Fischer est parfois un peu en retrait dans les grands tutti, mais, dans les passages les plus lyriques, quelle beauté ! quelle musicalité ! Et quelles vibrati ons dans son jeu, allant de pair avec une exquise sensualité n'excluant pas un bel engagement. Le mouvement lent, au vibrato généreux (constante de son jeu) est envoûtant par ses couleurs et son onirisme. Quant au preste finale, tous se lancent dans un bel élan d'ensemble, aboutissant sur une folle course poursuite dans les dernières mesures qui n'appelle aucune réserve tant l'engagement des musiciens est intense. Le concerto de Prokofiev montre Fischer plus inspiré encore. La sensualité, la plénitude du son, la virtuosité, la finesse de son jeu et son raffinement sont intacts mais plus en situation. Les climats sont remarquablement différenciés par la violoniste, nous faisant goûter les plus imperceptibles changements d'atmosphères, lesquelles demeurent souvent oniriques. Le travail génial de Fischer et Kreizberg sur les nuances porte particulièrement ses fruits dans les dernières minutes du premier mouvement, où l'osmose est parfaite entre tous les musiciens, rivalisant tous d'éloquence. On savoure plus que jamais la subtilité d'écriture de ce concerto. Le Scherzo suivant montre la Munichoise dans sa veine la plus malicieuse et bondissante. Elle saisit la veine la plus ironique du mouvement , faisant grincer avec beaucoup de spiritualité son violon. La réponse de Kreizberg est parfaite. Quant au finale, Fischer insiste sur son côté visionnaire s'ouvrant sur des cieux plus oppressants mais pas moins oniriques. Une interprétation parfaite ! Le concert de Glazunov (dont je ne raffole pas particulièrement) vient clore avec finesse un programme sortant des sentiers battus, lequel met en lumière les qualités musicales extraordinaires du jeu de Fischer. Qu'elle se préserve au mieux de l'abattage médiatique dont elle est l'objet. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
12 internautes sur 16 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
UN MUST,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Russian Violin Concertos (SACD hybride) (CD)
Ce disque est une merveille. Le violon de julia Fischer sonne comme du cristal. A acheter les yeux fermes.
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3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Trois concertos russes,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Russian Violin Concertos (SACD hybride) (CD)
Cet album de la violoniste allemande, sorti en 2004 alors qu'elle avait à peine 21 ans, est un véritable petit chef-d'½uvre. Réunissant trois superbes partitions concertantes de musique russe, à laquelle Julia Fischer est manifestement très attachée, elle y fait la preuve d'un talent éblouissant. Je ne le connais pour ma part que depuis peu et j'en avais fait l'acquisition pour le concerto n°1 de Prokofiev que j'ai écouté en premier.A peine le disque est-il installé dans le lecteur que l'on tend immédiatement l'oreille, qu'on relève les yeux du livret que l'on avait commencé à feuilleter par curiosité, et que le c½ur se soulève. C'est un émerveillement, dès les toutes premières notes, qui ne nous quittera plus jusqu'à la fin. Elle y fait preuve d'une telle finesse, d'une telle clarté, d'un tel sens mélodique, d'un tel goût pour les détails (écouter la coda du premier mouvement) ! Il faut entendre comment elle commence le premier mouvement avec ce tempo mesuré pour monter progressivement en puissance et en vitesse jusqu'à lâcher la bride à son archet à la culminance quasi sauvage qui précède immédiatement la longue coda. Le court mouvement central rapide est mené avec une aisance brillante, une virtuosité qui n'est jamais démonstrative. Et puis le troisième mouvement, plus lent, apparemment plus apaisé, est mené avec toute sa puissance contenue qui se dévoile juste avant l'apaisement (relatif) final. On trouve ici, de cette partition magnifique, pleine d'originalité (la structure inversée des mouvements, lent, rapide, lent ; les harmonies audacieuses, les rythmes effervescents), l'une des plus belles interprétations, en tout cas parmi celles que je connais. Mais l'écoute intégrale de l'album nous révèle que sa réussite n'est pas limitée au seul concerto de Prokofiev. Julia Fischer montre les mêmes qualités stylistiques dans les deux autres compositions. Elle nous fait découvrir ainsi, en première partie, le très beau concerto d'Aram Khachaturian que la jeune violoniste, selon le livret, a longtemps eu du mal à faire accepter dans les programmes de concerts, considéré sans doute comme une partition peu intéressante. Il s'agit pourtant d'une ½uvre réjouissante, pleine de vitalité et de rythme, imprégné d'influences de musique populaire arménienne, tout particulièrement le finale, festif et d'une vivacité exubérante. Ce concerto réunit un matériau mélodique d'une très grande richesse et d'un accès presqu'immédiat et l'on s'étonne vraiment qu'il ne soit pas plus connu. Quoi qu'il en soit, même en l'absence de point de comparaison, on se rend bien compte que Julia Fischer y est tout à fait dans son élément et qu'elle lui rend parfaitement justice. Tout autant qu'au concerto de Glazounov, plus classique, mais de très belle facture. La jeune violoniste nous le fait redécouvrir en lui donnant l'aspect étincelant de ces objets qui ont terni avec le temps mais qui retrouvent tout leur lustre après qu'on leur a prêté toute son attention. Glazounov n'est évidemment ni Prokofiev, ni Khachaturian. Pourtant, son concerto est une musique que l'on écoute avec le plus grand plaisir, à la fin de cet album, grâce à la magie de la violoniste. Il faut ajouter que, d'une part, Julia Fischer, est parfaitement accompagnée par l'Orchestre national russe (l'album a été capté à Moscou), sous la baguette de Yakov Kreisberg, d'autre part, que l'enregistrement bénéficie d'une excellente prise de son, ample et pleine de relief, même si on n'est pas équipé en SACD. Si seulement on pouvait mettre plus de cinq étoiles... Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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