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Mais l'énigme de ce roman est ailleurs que dans la seule recherche du coupable. Elle se situe dans le trouble portrait de la ville des miroirs au siècle des Lumières, une Venise aussi fantasque que dangereuse. Les toiles de Pietro Longhi, Francesco Guardi et Tiepolo le jeune sont les inspiratrices de ce drame étrange et cruel que donne Gabrielle Wittkop dans une langue baroque et superbe.
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9 internautes sur 9 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Poisons et miroirs,
Par nikola d "Nikola" (Lille, France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sérénissime assassinat (Broché)
On meurt beaucoup à Venise au XVIIIe siècle. Notamment dans la demeure d'Alvise Lanzi, dont les femmes successives décèdent inexplicablement, sans que nul s'en émeuve. Recréant la Venise à l'aide d'oeuvres picturales d'époque, Gabrielle Wittkop, habilement dissimulée sous les traits d'un joueur de bunraku masqué de noir, nous entraîne dans un récit où la plus grande prudence est requise de la part du lecteur. Pour démasquer le coupable de ces empoisonnements, le lecteur devra en effet parvenir à s'orienter dans ce labyrinthe touffu dont Venise n'est que l'expression architecturale et dont les multiples narrateurs de ce récit constituent le pendant narratif. Ville des miroirs, Venise désoriente le regard, tandis que Gabrielle Wittkop se plaît à nous mener par le bout du nez à travers les sombres pestilences de ces cadavres gonflés comme des outres par les poisons. Mais, si la fin nous révèle enfin le nom du criminel, ne nous laissons pas abuser par ce nouvel opus d'une écrivain qui, depuis la parution en 1972 du "Nécrophile", a toujours oeuvré au plus près de la mort, pour en dire les enchantements et les pièges. C'est un monde cruel que Wittkop fait revivre, où le fracas des corps qui s'effondrent ressemble bien souvent au déclic final d'un automate en fin de course, avant la tombée du rideau.
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1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5
Bof...,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Sérénissime assassinat (Broché)
Malgré un superbe titre, l'intrigue est maigrissime : Alvise Lanzi a enterré quatre femmes en trente ans, toutes mortes dans de longues souffrances qui n'ont pas l'air naturel. Y a-t-il eu meurtres ? Pas d'enquêtes, juste la description de ces femmes, comme autant de pantins et à la fin, la révélation. Une description de Venise telle qu'on se l'imagine : les moeurs légères, voire dépravées, les fêtes, les tractations...Gabrielle Wittkop affirme que ses personnages ne sont que des marionnettes, et c'est un fait : ils apparaissent et disparaissent comme sur une scène et sans que le lecteur ne comprenne leur rôle dans cette histoire puisque tout est dans la scène finale, venue tout expliquer. Sauf que cette histoire ne revêt que peu d'intérêt, tous ces gens évoluant trop superficiellement pour que l'on ait envie de savoir vraiment ce qui les motive. Loin dans le temps et dans l'espace, loin sur une scène de théâtre dont ils ignorent le public, masqués ils évoluent, obscurs ils demeurent. Et étrangers aux passions qu'ils sont censés incarner alors qu'une telle époque devrait donner lieu, selon moi, à un bouillonnement de sentiments, de conflits et de vie. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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