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SEEDIQ BALE - LES GUERRIERS DE L'ARC EN CIEL Cartonné – 12 septembre 2013


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Descriptions du produit

Revue de presse

Porté par des valeurs militantes convaincues, Akata, pendant ses nombreuses années de collaboration avec les éditions Delcourt, a amené en France bon nombre d'oeuvres engagées, allant du récit social choc comme Ki-Itchi à des oeuvres revenant aux valeurs fondamentales via des titres comme Tajikarao ou Inugami. Dès lors, il est logique de voir le nouvel éditeur sortir, en guise de tout premier titre, un ouvrage dont l'engagement apparaît essentiel et sans égal : Seediq Bale, premier roman graphique taïwanais à sortir dans nos contrées, qui revient sur la plus courageuse et mémorable des révoltes de l'île, celle entre octobre et décembre 1930 des Seediq, peuple aborigène (le plus ancien de l'île) qui a vaillamment résisté pendant plus de 50 jours à l'armée japonaise pourtant beaucoup plus nombreuse et perfectionnée.
Pour fêter la sortie de l'album, le tout jeune éditeur a mis les bouchés doubles, avec organisation de concours, expositions en France et en Belgique, et venue de l'auteur Row-Long Chiu dans ces deux pays pour des conférences et séances de dédicaces !

Revenons d'abord aux faits de base : à la fin de la guerre en 1895, l'île de Taïwan est cédée par les Chinois aux Japonais. Brisant alors une cohabitation pacifique entre les peuples ancestraux de l'île et les Chinois, le nouvel occupant nippon dévoile au fil des décennies une envie de plus en plus profonde d'exploiter les richesses naturelles de l'île, au point de faire reculer les aborigènes et de les exploiter en permanence. En 1930, las de cette oppression qui les empêche de vivre librement, le peuple Seediq, emmené par Rudo Mouna, organise sa révolte, décidé à récupérer les terres de ses ancêtres ainsi que sa fierté.

Si la révolte des Seediq, Révolte de Wushe de son nom historique, est longtemps restée un événement peu connu, sa mise en lumière doit énormément à un homme, Row-Long Chiu, qui n'est autre que l'auteur de Seediq Bale. Marqués dès sa jeunesse par un père et un grand-père illustrateurs, son frère cadet et lui s'engagent à leur tour dans cette voie, devenant dessinateurs de bande dessinée. C'est sa rencontre avec la tribu des Seediq, puis son mariage avec une femme Seediq, qui donne à l'art de Row-Long Chiu un tournant capital. Désireux de mieux cerner le peuple de son épouse, il commence à recueillir dans les années 1980 de nombreux documents et témoignages autour du peuple Seediq, puis se lance dans l'élaboration d'une bande dessinée qui leur est consacrée, et qui revient plus particulièrement sur la révolte de 1930. Après plus de cinq années de travail, l'ouvrage, Seediq Bale, paraît en 1990.
Poursuivant ensuite son travail autour des aborigènes de Taïwan, l'artiste signe de ses propres mains en 1998 un film documentaire sur les Seediq et la révolte de Wushe, qui remporte l'année suivante le prix du meilleur documentaire au Golden Horse Film Festival de Taïwan. Après un film d'animation sur les mythes aborigènes en 2005, Row-Long Chiu s'investit beaucoup en 2011 en tant que consultant dans l'adaptation cinématographique de Seediq Bale, une fresque de plus de 4 heures produite par John Woo, à son tour récompensée, et également nominée en 2012 à l'Oscar du meilleur film en langue étrangère. Toujours en 2011, l'auteur retravaille sa bande dessinée en l'agrémentant de nombreuses pages bonus, et reçoit au Festival International de la BD d'Angoulême le prix du meilleur dessin. Du côté de l'édition française qui nous concerne, c'est évidemment l'édition de 2011 que nous offre Akata.

Seediq Bale s'ouvre sur une galerie de 15 pages de dessins en couleur présentant dans les grandes lignes le territoire Seediq et celui de l'occupant japonais, le mode de vie ancestral du peuple aborigène porté par la notion d'"homme véritable", et les raisons qui ont amené ce peuple à se révolter. Nous trouvons ensuite une préface du président de Survival International France, une carte de la révolte de Wushe très utile pour localiser les différents lieux, une présentation des principaux acteurs de l'événement, puis débute ensuite véritablement le récit de Row-Long Chiu.

Pour se faire, l'auteur adopte une alternance entre une narration extérieure typique des romans graphiques et des dialogues entre personnages comme dans une véritable BD, et change beaucoup d'époques et de focus d'un chapitre à l'autre.
Dans certains chapitres il s'applique donc à dépeindre le mode de vie ancestral du peuple Seediq, en expliquant la philosophie Gaya, le principe d'"homme véritable" (traduction de "Seediq Bale"), les croyances liées à leur origine et à la mort, l'importance des têtes coupées et des tatouages, l'organisation des villages, le partage des tâches entre hommes et femmes, les différentes branches du peuple... L'ensemble est d'une richesse incroyable, véritable invitation à la découverte d'une civilisation méconnue, et c'est d'autant plus passionnant et immersif que l'auteur s'applique énormément dans ses dessins, qui reproduisent avec un souci du détail et de véracité les vêtements traditionnels, les tatouages, les villages, mais aussi les imposants décors montagneux. A chaque page tournée, on ressent bien l'énorme travail de documentation.
Dans d'autres chapitres, l'auteur revient sur l'occupation japonaise depuis 1895, sur les premiers conflits qui arrivent dès 1897 et qui ne font que marquer le commencement d'une oppression japonaise devenant de plus en plus forte au fil des années. Exploitation forestière, pillage des cultures, esclavagisme, humiliations sur les femmes... Row-Long Chiu n'oublie rien des différentes facettes de l'oppression, pas même de décrire les réactions des Seediq. Car là aussi, les comportements sont divers. Certains semblent plutôt résignés. D'autres, comme Daqisi/Ichiro Hanaoka, s'intègrent au peuple japonais au point d'être présentés comme des modèles d'assimilation japonaise et d'être considérés avec dédain par leurs camarades Seediq, et dès qu'ils se rendent compte de la condescendance que les Japonais conservent envers eux en les discriminant malgré tout, ils ont tout le loisir de se demander où est réellement leur place. D'autres encore ont vite fait de s'opposer à l'oppression, mais les représailles sont souvent terribles : familles innocentes massacrées, maisons brûlées...
Face à un peuple japonais qui se pense supérieur, ne cherche tout simplement pas à comprendre le peuple qu'il a en face de lui et ne le respecte absolument pas, le peuple Seediq voit sa haine de l'occupant s'attiser, mais pour une révolte aboutie et marquante, il faut patienter, endurer, prendre le temps de s'organiser.

C'est par le biais du chef Rudo Mouna que sonne enfin le vent de la révolte, révolte qui arrive à peu près à la moitié du récit, et qui, à son tour, bénéficie d'un énorme travail de documentation. Organisation de la révolte, alliances et travail de communication entre les villages, assauts... Tout est décortiqué avec précision par l'auteur, avec en point d'orgue la stratégie liée à la récupération du village de Wushe. L'ensemble est croqué avec densité et une certaine brutalité, et à vrai dire, entre la narration mi roman graphique mi BD, le dessin dense et réaliste avec quelques caricatures, et la mise en scène sans détour, on pense volontiers à ce que peut faire un auteur comme Hiroshi Hirata. Avis aux amateurs !
Après la révolte, l'heure de la réponse japonaise arrive, et là aussi l'ensemble est brillant de par sa minutie. A nouveau, Row-Long Chiu offre de nombreux détails, comme le choix peu courageux des villageois de Taoze, et accentue la bravoure des Seediq, qui dans une guerre de harcèlement résistent avec vaillance à l'opposant japonais pourtant bien plus nombreux et s'adonnant à des méthodes de plus en plus extrêmes : massacres des vieillards femmes et enfants, argent proposé à des Seediq non-révoltés en échange des têtes de Seediq révoltés, utilisation d'armes chimiques, bombardements... Les choses deviennent de plus en plus effrayantes et témoignent de la bassesse de Japonais humiliés par la résistance persistance des révoltés, ces derniers exploitant parfaitement leur territoire, et montrant un tel sens du sacrifice et de la dignité que les preuves de détermination, d'admiration de de soutien envers eux se multiplient sur le sol taïwanais.

Avec Seediq Bale, c'est donc un récit extrêmement riche et captivant qui vous attend, levant bien haut l'étendard de la révolte d'un peuple opprimé et à l'honneur rétabli, sans que Row-Long Chiu n'ait pour autant besoin d'en faire trop, de montrer trop de parti pris, sa façon de raconter les choses restant, de manière très habile, assez distanciée. Un bel exemple de bravoure porté par un peuple dont le cas n'est pas isolé, de nombreux peuples mineurs étant plus que jamais, de nos jours, victimes de ce genre d'oppression. Le seul défaut pourrait venir de la discontinuité chronologique entre les chapitres, qui pourrait déstabiliser certains lecteurs. En effet, l'ensemble paraît avoir été construit au gré des différents témoignages et recherches, d'où sûrement cette impression de discontinuité, mais généralement l'auteur parvient toujours à trouver des points de rattache, et l'ensemble est tellement riche qu'on oublie très vite ce petit souci.

Après les 280 pages qui composent le récit, la fin de l'album nous offre une grosse vingtaine de pages bonus (dont encore une quinzaine en couleur) proposant divers textes sur les Seediq écrits par différentes personnalités, et revenant sur la culture Seediq (habillement, habitat, alimentation, tatouages...) et sur l'auteur via un bel entretien et une biographie. Un tout véritablement passionnant, qui apporte un point d'orgue à une édition aux petits oignons (couverture en carton rigide, reliure, papier et impression d'excellente qualité, traduction riche et claire).


www.manga-news.com)

Présentation de l'éditeur

En 1895, suite à une longue guerre, la Chine cède au Japon l'île de Taïwan. Si la cohabi-tation entre chinois et peuples autochtones de l'archipel se faisait jusqu'alors de manière à peu près pacifique, ce faible équilibre sera rompu par l'arrivée de l'armée nippone. Exploitation forestière intensive, spoliation des peuples aborigènes, dans le déni le plus total de leurs traditions... Après plusieurs dizaines d'années d'oppression, une tribu, celle des Seediq, va prendre la tête de la révolte. Mené par Roudo Mouna, leur chef, ces guerriers coupeurs de tête vont se lever, pour retrouver leur fierté, honorer leurs ancêtres et la philosophie Gaya ! Comment un modeste peuple d'autochtones pourra-t-il lutter contre une armée aussi sophistiquée que celle du peuple du pays du Soleil Levant ? Bien plus qu'une simple bande-dessinée, Seediq Bale, les guerriers de l'Arc-en-Ciel s'impose comme un véritable pamphlet en faveur des peuples opprimés et du respect des cultures premières. - Prix du meilleur dessin au FIBDA 2011. - Prix de la meilleure BD asiatique à Chambéry 2012.


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Détails sur le produit

  • Cartonné: 200 pages
  • Editeur : Akata (12 septembre 2013)
  • Collection : Seediq Bale - Les guerriers de l'Arc-en-Ciel
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2369740000
  • ISBN-13: 978-2369740001
  • Dimensions du produit: 23,6 x 2,7 x 17,2 cm
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile  Par Toshiko Hasahara le 27 janvier 2014
Format: Cartonné
J'ai acheté ce livre à l'occasion des fêtes de Noël, alors que j'effectuais mes achats pour la famille. J'ai d'abord pensé qu'il s'agissait d'une BD sur un thème africain, trompée par la couverture... Mais en le parcourant rapidement j'ai vite compris mon erreur, et j'ai surtout vu que le sujet traité m'était pour le moins inconnu. Pour ceux qui comme moi croyait encore que Taiwan (et Formose avant) n'était peuplé que de Chinois de souche, il découvriront que l'île avait (a, pour encore quelques temps !) ses populations autochtones, aborigènes, et que leur assimilation n'est pas terminée.
Le livre raconte un épisode de l'occupation japonaise de l'île, cédée un temps par la Chine, pendant lequel un des peuples (les Seediq) se révolte contre l'occupant à l'occasion d'un évènement sportif sensé promouvoir la suprématie de la nation japonaise. Le côté historique de la narration m'a particulièrement attirée, comblant de ce fait une lacune dont j'ai un peu honte désormais...

A l'inverse du commentaire ci-dessus, j'ai trouvé les croquis très vivants et travaillés. Chose voulue ou non, j'ai noté que les personnages japonais sont souvent plutôt dessinés en forme simplifiée et très "mangaesque", ce que j'interprète comme une volonté de les dévaloriser par rapport aux fiers guerriers Seediq qui eux sont affinés.
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Par Sanchez le 29 avril 2015
Format: Cartonné Achat vérifié
Ce roman graphique est une invitation à la découverte des cultures autochtones de Taïwan, mais également une invitation à la découverte de la bande dessinée taïwanaise. Cet ouvrage est aussi un témoignage historique poignant sur la révolte des aborigènes de Taïwan qui luttèrent en 1930 contre l'envahisseur japonais. L'auteur, Row-long Chiu, y adopte un regard d'ethnologue/anthropologue, dont le style graphique rappelle les croquis des récits de voyage du XIX ème siècle, tels ceux de Maurice Rollet de l'Isle. Un ouvrage intéressant qui participe à la diversité de la bande dessinée asiatique. Enfin, je tiens à souligner le très bon travail réalisé par les Éditions Akata qui ont fait de ce roman graphique, un objet livre de qualité qui siéra très bien dans votre bibliothèque.
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3 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile  Par ndeparis le 29 novembre 2013
Format: Cartonné
Amoureux de l'histoire taïwanaise, j'attendais beaucoup de cet album (manhua ?), vu son prix de meilleure bd au festival de Chambéry et au regard du dessin de couverture, je pensais ne pas être déçu. Malheureusement je trouve que le contenu n'est pas à la hauteur : graphismes mettant peu en valeur les personnages, croqués pour la plupart sous des traits grossiers (très différents de la couverture), l'histoire et les dialogues sont assez redondants dans toute la moitié du livre et j'ai quelque doute sur la traduction qui a été faite... Par exemple quand un soldat japonais se défend d'un seediq par une technique de judo (la fameuse "planchette") et le dialogue précise "tu as oublié que j'étais champion de taekwondo !". Déjà, le dialogue en lui-même n'amène pas grand chose au dessin, mais qu'un soldat japonais puisse dire, à cette époque, qu'il est champion d'un art martial coréen, j'ai quelques doutes.... Autre point qui m'étonne, le sens de lecture : l'éditeur a choisi un sens "à la japonaise" pour l'histoire et le sens classique pour les planches complémentaires, on s'y perd un peu, et il me semblait que le manhua (manga à la chinoise) utilisait le sens de lecture classique ? je serais curieux de savoir comment a été édité cet album à Taïwan et si les dialogues retranscrivent vraiment les mêmes choses...Lire la suite ›
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