Disque passionnant et inhabituel : 1 Sibelius ; on ne serait pas attendu à entendre Sibelius enregistré par Jochum et DG en 1955 . J'aime à penser que le grand compositeur finlandais , mort en 1957 soit quelques années après les premiers enregistrements de ce disque , a pu les entendre . Autre étonnement il ne s'agit pas des oeuvres les plus fréquemment jouées ou enregistées ( type Finlandia ou cygne de Tuonela ) ce qui rend ce disque très curieux et attachant . 2 Wagner : Lohengrin / Parsifal .Il est curieux que le disque officiel n'ait pas plus documenté Jochum dans Wagner ( juste les maitres chanteurs / DG ) ou ce grand Brucknerien fait merveille . Enfin que ces enregistrements mono du début des années 50 sont beaux .
ParMélomaniac1ER COMMENTATEUR DU HALL D'HONNEURTOP 10 COMMENTATEURS
Format:CD
Cette réédition anthologique où se croisent Wagner et Sibelius illustre voire explique l'obédience très germanique qui nourrit l'interprétation des trois opus du compositeur finlandais que nous offre ici Eugen Jochum.
L'ouverture de « La Tempête » connaît une lecture oppressante qui me fait songer à l'oeuvre quasi homonyme (« Meer der Stürme ») de Paul Dessau, pilier de l'avant-garde musicale de l'ex Allemagne de l'Est.
Les cordes denses et effilées de la « Chevauchée Nocturne » nous plongent dans le climat délétère de quelque fantasmagorie post-schumanienne, romantisée par les soupirs apeurés des clarinettes, hautbois et flûtes, et incendiée par l'incandescence des cuivres qui enflamment l'aube rougeoyante dans le lever du jour !
Les souffleurs bavarois sont tout aussi délectables quant il s'agit d'évoquer les jeux de nymphes des « Océanides ».
Rappelons pour mémoire que « Le Festin de Belshazar » fut aussi enregistré lors de ces sessions de novembre 1955 à la Herkulessaal, mais non repris sur le présent album.
On ne perd rien au change, puisque nous sont proposés de magnifiques extraits de « Lohengrin » et « Parsifal », captés à la Jesus Christus Kirche de Berlin.
La direction châtiée et pourtant intense de Jochum (quel feu sacré dans le Vendredi Saint !) nous rappelle qu'il fut un wagnérien émérite.