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Cette série arrive bientôt à son terme, nous sommes à l’avant dernier tome, la conclusion se rapproche de plus en plus et par conséquent les évènements se précipitent : il ne reste plus qu’un seul ennemi à affronter avant Hadès et il ne reste plus qu’un seul chevalier d’or mis à part les deux qui doivent survivre…il paraît alors logique que ces deux guerriers s’affrontent dans un ultime combat qui les verra tomber tous les deux !
Les deux hommes en question sont en premier lieu Méphistophélès, personnage étrange qui ne semblait pas avoir sa place dans cette série, son coté cabotin ne collait pas spécialement à l’esprit, mais la surprise que nous gardait l’auteur pour le final vient ici tout changer, ce personnage se révèle enfin intéressant et même un peu plus. Il n’est pas celui qu’on croyait. L’auteur va même revisiter la mythologie en s’accordant quelques libertés pour donner corps à ce personnage, pour lui donner plus d’ampleur, et cela marche !
Le second n’est autre qu’Aspros des Gémeaux qui va revêtir l’armure de son frère pour faire brûler une dernière fois son cosmos mais cette fois pour le bien. Ses interventions sont plutôt épiques et fonctionnent plutôt bien, il est juste terriblement dommage que lui et son frère aient partagé le même sort que les jumeaux placés sous le signe des Gémeaux de la série originale. Ainsi Deuteros et Aspros ont le même destin que Saga et Kanon, les évènements sont malheureusement trop similaires pour créer la moindre surprise. Difficile de dire si il s’agit là d’une volonté de Teshirogi de faire un parallèle entre ces deux binômes de personnages ou si c’est une maladresse.
Une fois ce fameux combat passé, on revient aux bases de ce titre, on retrouve réunis les trois personnages par qui tout à commencé : Tenma ; Alone / Hades et enfin Sasha / Athéna. La boucle est désormais bouclée. Et pour cette réunion des plus symboliques l’auteur nous sort des planches absolument superbes à grands coups de double pages, de superbes gros plans…des plans très cinématographiques qui vont donner une autre ampleur à cet ultime affrontement qui marquera la fin de cette grande série ampli de qualités, qui aura su nous séduire pendant vingt quatre tomes…il ne reste qu’à attendre l’ultime volume qui, on n’en doute pas sera exceptionnel !
erkael
(Critique de www.manga-news.com )Il habite la belle ville portuaire de Yokohama.
Tout jeune, Masami Kurumada est passionné par le manga. Après plusieurs concours, à 21 ans, il commence sa carrière dans l’hebdomadaire Shônen Weekly Jump. Un style vigoureux et un découpage percutant collent parfaitement à Ring Ni Kakero, une série qui se déroule dans le monde de la boxe. Avant la série qui le propulsera dans le panthéon des mangakas-cultes, Masami Kurumada imagine aussi Fuuma no Kojiro, la quête d’un personnage autour d’une épée sacrée ; puis Otoko Zaka, la vie difficile d’un homme soumis à de terribles épreuves. Passionné de mythologie, Kurumada y introduit déjà des références aux dieux grecs. Pendant quelques années, ces différentes parutions abordent les éléments qui nourriront le monde de Saint Seiya-Les Chevaliers du Zodiaque.
Masami Kurumada situe son manga en Grèce. Il crée en fait un sentaï* (voir lexique) mythologique, chaque Chevalier étant défini par une des cinq couleurs (rouge, jaune, rose, noir, bleu). Son goût pour les effets spéciaux le pousse à imaginer ses héros combattant à mains nues en concentrant leur énergie vitale. Il leur ajoute des armures puissantes : les Surplis. Les héros franchiront trois étapes : guerriers sacrés, combattants sacrés et enfin Saints. Naît ensuite l’idée d’une protection assurée par les constellations zodiacales. Après avoir compulsé des dizaines d’ouvrages sur les mythologies grecque, nordique et chinoise, Masami Kurumada les mélange avec subtilité pour en extraire cette saga extraordinaire de Saint Seiya, plus connue sous le nom des Chevaliers du Zodiaque. Masami Kurumada installe avec talent des héros vivants, sensibles et mus par une force intérieure intense, reflet de leur âme.
C’est en 1974 qu’il a fait ses vrais débuts de mangaka : il a commencé par dessiner « Suke ban Arashi », manga avec lequel il a gagné à un concours de fanzines. C’est ainsi que Masami Kurumada a entamé sa longue carrière.
Au Japon, « Ring ni Kakero », son premier grand succès public, restera dans les mémoires des lecteurs de mangas , plus encore que St Seiya. L’intensité et l’hommage rendu au manga « Ashita no Joe » de Tetsuya Chiba ont laissé une empreinte considérable dans le cœur des jeunes Japonais de l’époque.
A époque différente, impact différent. La publication de Saint Seiya a débuté en 1986 dans le « Shônen Weekly Jump » désormais célèbre même en Europe. L’engouement fut immédiat et, touchant un public très large, la série connaîtra toutes les adaptations possibles : dessins animés, jeux vidéo et même une comédie musicale en 1993 où l’on verra, composé de cinq garçons, le boys-band local SMAP monter sur scène et endosser les armures des chevaliers.
Saint Seiya deviendra le symbole des thèmes traités dans le « Weekly Jump ». En d’autres termes, c’est avec St Seiya que s’est réellement affirmé le style de l’hebdomadaire. C’est vraiment grâce lui qu’il a trouvé son lectorat et qu’il dépasse chaque semaine, les 5 millions d’exemplaires vendus.
Masami Kurumada connaît déjà le succès au Japon. La renommée mondiale arrive grâce à Saint Seiya. Son manga est rapidement adapté pour la télévision. Régulièrement diffusée, cette série est l’objet de jouets et divers produits dérivés. Elle a même été jouée en comédie musicale par le groupe Smap, un célèbre Boys Band japonais ! Après Saint Seiya-Les Chevaliers du Zodiaque, Masami Kurumada enchaîne avec Silent Knight. Depuis, il poursuit une carrière heureuse avec BT’X.
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