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Commentaires client les plus utiles
26 internautes sur 26 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Belle édition, mais des choix décevants,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Saint-Simon : Mémoires, tome 4 1711-1714 (Relié)
Une édition indispensable pour tous ceux qui aiment Saint-Simon, évidemment, mais celle-ci n'est pas parfaite (les commentaires ci-dessous s'appliquent également aux autres volumes de la série).Le bon point, ce sont les notes, beaucoup plus intéressantes que celles de l'édition Pléiade précédente de Gonzague Truc, même si elles ne répondent pas à toutes les questions que l'on se pose à la lecture du texte. Les mauvais points sont: - l'absence d'index par volume (il faut attendre le 8ème pour trouver un énorme index général). Autrement dit, si on n'a pas pris de notes, impossible de retrouver un portrait que l'on a aimé. - les notes qui se réfèrent à d'autres notes dans d'autres volumes, autrement dit: inutiles (à moins de se promener avec les 8 volumes dans son sac à dos). - l'absence de table des matières. Ce défaut tient d'abord à l'auteur, dont le texte est d'une seule coulée. On aurait pourtant pu imaginer, pour chaque volume, un tableau des principaux évènements des années qu'il couvre, avec les pages correspondantes du texte. Cela aurait permis de s'y retrouver beaucoup plus facilement. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
11 internautes sur 11 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
The Third Best Piece of Writing,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Saint-Simon : Mémoires, tome I 1691-1701 (Belle reliure)
May the Duke's shadow forgive me for writing this in English but my computer cannot handle accents.They made me read bits and pieces of Saint-Simon at school and I was not enchanted because we see nothing unless we already know a lot about whatever it is we are looking at. Many years later, when I started reading Volume I of the Pleiade edition of the Memoires, I could not understand how anyone as intelligent as the Duke could possibly bother with the microbes he described. When I was through with Volume III, I understood he was not writing about the microbes but about the putrid court of Louis XIV. When I finished Volume IV, I understood he was not writing about the court of Louis but about France. After Volume V, I understood he was not writing about France but about Europe. After Volume VI, I understood he was not writing about Europe but about humanity. Finally, when I read the incredible last paragraph on page 666 of Volume VIII, I understood he had not written about humanity but about me. So far, I have read the Memoires three times, from start to finish. I have also read twice the Pleiade edition of Saint-Simon's Traites Politiques et Autres Ecrits, and I have even managed to acquire a copy of the Pleiade Album Saint-Simon, surely not an easy accomplishment. Naturally, I curse on a daily basis the Quai d'Orsay for still keeping under lock and key so much of what the Duke has written. After the Iliad and the Odyssey, the Memoires are the third best piece of writing so far produced on this planet. The chances that anybody can do better than Homer and Saint-Simon are awfully slim. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
28 internautes sur 30 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Le meilleur témoignage sur le siècle de Louis XIV (et du Régent),
Par
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Saint-Simon : Mémoires, tome I 1691-1701 (Belle reliure)
Je me suis longtemps demandé pourquoi Saint-Simon dont je n'avais lu que certains passages me fascinait autant : certes, c'était bien écrit (sa langue est admirable) mais après tout, on avait parfois l'impression de regarder l'Histoire par le trou de la serrure... Et puis j'ai compris en le lisant en entier que c'était bien plus que ça. Parce qu'il n'écrit pas pour être lu (et il a d'ailleurs bien failli ne jamais l'être si l'on en croit les péripéties de son texte racontées dans les notes). Saint-Simon nous ressemble, il a des qualités (droiture, fidélité, capacité d'introspection) et des défauts (jugements à l'emporte-pièce, snobisme poussé à l'extrême) qui le rendent profondément humain. Et sa pudeur en un siècle qui fut si exhibitionniste (comme le nôtre) l'attache à nous. Comme Proust, on se demande d'abord si l'homme était sympathique (pas forcément) mais plus on le lit plus on pénètre son âme et plus on l'aime en dépit de - ou pour ? - ses limites.Son témoignage reste le plus profond et le meilleur sur son siècle, plus que les romans ou le théâtre de l'époque, avec ceux de Madame de Sévigné (également en Pléiade) et La Palatine (à quand une édition pour elle ?). Louis XIV ou Le Régent ne seront plus jamais les mêmes pour vous quand vous les aurez lus chez Saint-Simon. Le petit duc était un grand ! Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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