Présentation de l'éditeur
Un vieux Japonais est mort à lhôpital dEvreux, roué de coups par des mystérieux agresseurs. Sa petite-fille, Yôko Hino, gît, grièvement blessée, dans le même hôpital. Le Poulpe, apprenant par un entrefilet de journal, quIsamu Hino était un des derniers pilotes survivants des groupes dassaut Kamikaze, découvre les mémoires de guerre du pilote à la bibliothèque de la Maison de la Culture du Japon à Paris ; le week-end suivant il se rend avec Chéryl en Haute-Normandie, visite le musée de l¹escadrille Normandie-Niémen, interroge un officier de gendarmerie, examine dans un garage les restes de la Citroën louée par les deux Japonais, explore la masure en lisière de forêt où lon a retrouvé la victime, et passe une nuit débats amoureux dans la chambre dhôtel où ont dormi Isamu et Yôko Hino. Là il retrouve une pochette dallumettes provenant dun club privé japonais à Bruxelles. Le lendemain Chéryl conduit Gabriel au Centre Hospitalier dEvreux, où le Poulpe, empruntant une blouse blanche parvient à interroger la blessée. Quittant lhôpital, Gabriel constate que Chéryl, énervée et jalouse, est partie sans lattendre et quil na plus quà rentrer à Paris en train. Dans sa chambre dhôtel rue de Charonne, Gabriel se passionne pour le récit des premiers combats aériens de Hino aux Philippines et en Nouvelle-Guinée, découvre lhistoire de son amour pour une lycéenne prénommée elle aussi Yôko, ainsi que celle de ses liens intimes avec un pilote à lhabileté quasisurnaturelle, Kiyoshiro Murata, surnommé " Satan " par les autres pilotes. Dans la nuit du 21 avril, Gabriel choqué par les résultats du 1er tour des présidentielles, a rejoint les manifestants de République rassemblés contre le Front National, il y retrouve par hasard Yôko Hino, laccidentée dEvreux. Reprenant lenquête, le Poulpe et Yôko prennent ensemble le train pour Bruxelles, ville visitée par Isamu Hino juste avant sa venue en France, et où il avait un ami américain, ancien pilote de la guerre du Pacifique. Ce dernier a longtemps été agent de la CIA en Europe et, dans un bar belge sous lempire de la bière trappiste, en dit trop long sur les dessous de lattentat du 11 septembre, complot organisé par des éléments dextrême-droite de larmée US
L'auteur vu par l'éditeur
Né en 1953 à Paris. Après des études aux Beaux-Arts de Paris où il rencontre les futurs membres du groupe graphique Bazooka, Romain Slocombe débute dans l¹llustration et la bande dessinée. A partir de 1977, de nombreux voyages au Japon font de ce pays une de ses principales sources dinspiration. La guerre du Vietnam lui inspire son premier roman, Phuong-Dinh Express (1983, réédité aux PUF en 2002), et un récit pour enfants, Les évadés du bout du monde (Syros, 1987).
Slocombe passe à la photo en 1992, avec ses images de jeunes femmes asiatiques prisonnières de fantasmes médicaux. Puis à la vidéo, à partir de 1995, avec deux documentaires personnels tournés à Tokyo ("Un monde flottant" et "Tokyo love"), et plus tard des courts métrages (co-réalisés avec Pierre Tasso) primés dans de nombreux festivals, et diffusés sur Canal + et Arte. En 2000 paraît Un été japonais, le point de départ dune tétralogie publiée dans la Série Noire chez Gallimard : le deuxième volume, Brume de printemps (2001) sera suivi dun Poulpe aux éditions Baleine fin 2002, et de la sortie aux PUF des Carnets du Japon.
Slocombe passe à la photo en 1992, avec ses images de jeunes femmes asiatiques prisonnières de fantasmes médicaux. Puis à la vidéo, à partir de 1995, avec deux documentaires personnels tournés à Tokyo ("Un monde flottant" et "Tokyo love"), et plus tard des courts métrages (co-réalisés avec Pierre Tasso) primés dans de nombreux festivals, et diffusés sur Canal + et Arte. En 2000 paraît Un été japonais, le point de départ dune tétralogie publiée dans la Série Noire chez Gallimard : le deuxième volume, Brume de printemps (2001) sera suivi dun Poulpe aux éditions Baleine fin 2002, et de la sortie aux PUF des Carnets du Japon.