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Salvatore Adamo



Salvatore Adamo : top des titres
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Biographie

« Tendre jardinier de l'Amour...Je sais de plus grandes ambitions, je n'en sais pas de plus belles. » Jacques Brel.

Né le 1er novembre 1943 dans la ville de Comiso (Province de Raguse, Sicile), Salvatore Adamo est un élégant produit de l'importante immigration économique en provenance d'Italie que connaît alors la Belgique. L'après-Seconde guerre mondiale, qui laisse l'Italie ruinée et ravagée, conduit en 1947 la famille Adamo à émigrer en Wallonie, où le père de Salvatore travaille comme mineur.

Wallon de Sicile

La jeunesse du petit italien n'a rien de particulièrement folichon : désireux ... Lire la suite

« Tendre jardinier de l'Amour...Je sais de plus grandes ambitions, je n'en sais pas de plus belles. » Jacques Brel.

Né le 1er novembre 1943 dans la ville de Comiso (Province de Raguse, Sicile), Salvatore Adamo est un élégant produit de l'importante immigration économique en provenance d'Italie que connaît alors la Belgique. L'après-Seconde guerre mondiale, qui laisse l'Italie ruinée et ravagée, conduit en 1947 la famille Adamo à émigrer en Wallonie, où le père de Salvatore travaille comme mineur.

Wallon de Sicile

La jeunesse du petit italien n'a rien de particulièrement folichon : désireux de favoriser son intégration sociale, ses parents lui assurent une scolarité au sein d'une institution catholique des plus strictes. D'abord fils unique, ce qui renforce son caractère solitaire, Salvatore voit naître en Belgique sept frères et soeurs, son statut de fils aîné venant peser un peu plus sur ses épaules. C'est dans la chanson qu'il commence à s'évader, s'étant découvert un joli brin de voix et un goût pour les mélodies tendres et enjouées. Ses parents, immigrés sérieux et travailleurs, froncent tout d'abord les sourcils à l'idée de voir leur aîné choisir un métier de bon-à-rien.

La carrière du jeune aspirant chanteur va cependant vite bénéficier d'une série de coups de pouce : à la fin 1959, Radio Luxembourg organise un grand concours de chant, touchant également la Belgique. Salvatore s'y inscrit, et interprète une chanson de son cru, intitulée « Si j'osais ». Il échoue d'abord aux éliminatoires mais, repêché sur l'insistance d'un membre du jury, franchit ensuite toutes les étapes du concours, réalisant une sorte de spirale géographique qui, à chaque étape de la compétition, le rapproche de Paris. La phase finale du concours apporte le triomphe à Salvatore Adamo, qui remporte le droit de diffuser sa chanson sur les ondes de la radio, et décroche dans la foulée un contrat d'enregistrement.

Cependant, les radio-crochets des années 1960, pas plus que Star Academy quarante ans plus tard, ne garantissent pas forcément à leurs gagnants des carrières automatiques et fulgurantes : passée l'euphorie de la victoire sur les ondes, les ventes du premier 45 tours d'Adamo ne sont pas franchement bonnes, et le jeune homme, déstabilisé, envisage déjà de reprendre sagement sa scolarité en oubliant ses rêves de vedettariat.

C'est sans compter sur son père, Antonio Adamo, qui, initialement sceptique devant le choix carrière de Salvatore, est désormais convaincu du talent de son fils. Devenant de fait le manager de son fils, il l'accompagne à Paris pour décrocher cachets et contrats : après plusieurs 45 tours, Adamo commence enfin à émerger de la masse des jeunes artistes, grâce au titre « Sans toi ma mie ». Les radios, où les programmateurs trouvent la voix du chanteur trop grêle, ne se pressant pas pour passer le morceau sur les ondes, Adamo père a l'idée de la faire diffuser dans les juke-box. Au fil des semaines, « Sans toi ma mie » gagne en popularité, et les auditeurs commencent à réclamer la chanson à leurs stations de radio. Un effet boule de neige s'enclenche progressivement, et le morceau accède au sommet des hit-parades, où il demeure durant six mois.

Idole des copains

En janvier 1965, Adamo - qui oublie son prénom Salvatore pour n'utiliser que son nom de famille, supposé plus « américain » - donne un concert en vedette à l'Olympia ; huit mois plus tard, c'est pour un mois entier qu'il remonte sur la même scène. Les succès se multiplient : « Tombe la neige », « Mes mains sur tes hanches », « Les Filles du bord de mer » (qui sera repris par son compatriote Arno trente ans plus tard), ou « Vous permettez, Monsieur »... Chansons sentimentales et sympathiques, profil sage de garçon bien élevé, exotique mais pas trop, talent complet d'auteur-compositeur-interprète, Adamo remporte tous les suffrages du grand public, et se voit élu artiste n°1 par l'émission Salut les copains, alors principal baromètre du succès des jeunes chanteurs.

Certains amateurs de rock ou de chansons à textes font grise mine devant le succès de ce troubadour gentillet ; Eddy Mitchell dénoncera plus tard Adamo comme ayant été, dans les années 1960, la figure de proue de « tous ces types qui nous ramenaient à Tino Rossi ». Mais le jeune italien francophone plaît, et pas seulement en France ou en Belgique : au Japon, il se voit couronné idole des jeunes, grâce notamment à « Tombe la neige », dont le refrain en cinq syllabes est considéré comme ressemblant aux haïkus nationaux. Le titre reste 72 semaines en tête du hit-parade français.

Adamo multiplie les tournées, et enregistre des versions de ses chansons dans de multiples langues, y compris dans des idiomes dont il ignore tout : italien, néerlandais (pour les marchés flamands et hollandais), japonais, allemand, anglais, portugais, turc... Durant les premières années de sa carrière, Adamo est chaperonné par son père, qui s'occupe de tout. Mais, en août 1966, Antonio Adamo meurt de façon aussi stupide qu'accidentelle. Très durement touché, Salvatore doit apprendre à gérer tout seul sa carrière, ainsi qu'à s'occuper de ses nombreux frères et soeurs, les responsabilités d'aîné de la famille étant bien trop lourdes du fait de sa jeunesse et de son emploi du temps des plus chargés.

Au cours des années 1960-70, Adamo tourne sans arrêt sur les scènes mondiales, n'hésitant pas à aborder des sujets plus graves en dépit de son image de chanteur sentimental : la chanson « Inch'Allah », inspirée en 1967 par la Guerre des Six jours, lui ferme durant dix ans le marché des pays arabes en raison de sa tonalité jugée pro-israélienne. Jugé incurablement « ringard » par les tenants de la branchitude, Adamo ne s'en porte pas plus mal, bien que le mépris que lui témoignent certains de ses pairs le blesse parfois : multipliant les tubes (« J'avais oublié que les roses sont roses » en 1971, « C'est ma vie » en 1975...), le chanteur bénéficie son image de garçon sympathique, gérant sa notoriété avec dignité et ne laissant filtrer que le minimum de sa vie privée et familiale.

Il s'essaie également au cinéma, avec plus ou moins (plutôt moins) de bonheur, donnant notamment la réplique à Bourvil dans Les Arnaud (1967), mélodrame nunuche où il pousse la chansonnette de manière incongrue En 1970, il s'essaie même à la mise en scène, en réalisant le film L'île aux coquelicots, mais préfère ensuite renoncer à ses ambitions de comédien-cinéaste.

En 1976, Adamo écrit la chanson « Manuel » à propos du régime franquiste espagnol.

Suractif sur les scènes du monde entier, Adamo finit cependant par en payer le prix quand, en 1984, il est victime d'un accident cardiaque qui le contrait à l'inactivité durant de longs mois. Mais le chanteur est tout sauf mort et revient sur le devant de la scène avec un nouvel album dès 1987.

Réhabilitation

Le tournant des années 1980-90 permet à Adamo d'occuper le créneau de la nostalgie : le retour en force de la production des années 1970 lui permet de sortir un album Best of  (1989) qui devient Disque d'Or. En 1995 sort La Vie Comme Elle Vient qui inclut le commentaire social « Sans domicile » à propos des sans-abri.

En 1999-2000, il réalise sa première tournée française depuis dix ans, qui s'achève par une scène à l'Olympia. La voix devenue plus grave avec les années, Adamo vieillit superbement, sa constance lui valant la reconnaissance : en 2001, il est fait chevalier par le roi Albert II.

En 2003, le film Laisse tes mains sur mes hanches, réalisé et interprété par Chantal Lauby, rend un hommage semi-ironique à Adamo (qui y fait une apparition clin d'oeil), dont les chansons sont représentées comme le baume au coeur d'un groupe de femmes quadragénaires et nostalgiques. La même année, il fait un grand retour avec le très beau Zanzibar, suivi de La Part de l'Ange en 2007, assorti du duo « Ce George(s) » avec Olivia Ruiz.

Assumant sans problèmes son image d'icône un peu sucrée, artiste complet, Adamo a traversé les ans avec élégance et dignité, là où bien des chanteurs plus branchés ont sombré corps et biens. Ayant gardé toute sa vie - bien que « belge de coeur » - sa citoyenneté italienne à laquelle il ne voulait pas renoncer par respect pour son père, Adamo entame en 2004 les démarches pour obtenir la nationalité belge, l'évolution de la loi lui permettant désormais de cumuler les deux passeports.

Fin 2008, Salvatore Adamo publie l'album-hommage Le Bal des Gens Bien réunissant quelques grands noms et la nouvelle génération de la chanson chantant en duo avec l'artiste dix-huit de ses grands succès.

Indifférent aux modes mais attentif à l'actualité musicale, Salvatore Adamo n'en finit pas de surprendre. En novembre 2010, l'album De Toi à Moi produit par Dominique Blanc-Francard abrite des duos très différents avec Oxmo Puccino (« Rendez-vous sur Gliese »), Chantal Lauby («Tous mes mensonges»), Christophe (« Jours de lumière ») et la chanteuse soprano Anne-Catherine Gillet (« Pourquoi tu chantes »). Très en verve, le septuagénaire belge offre en novembre 2012 un nouveau bouquet de chansons originales au menu de La Grande Roue. Ce vingt-troisième album produit et arrangé par François Delabrière, Fred Pallem, Stanislas et Jean-François Berger comprend notamment l'extrait « Les Belles personnes » et un hommages au regretté Bernard Giraudeau. Copyright 2014 Music Story Nikita Malliarakis

« Tendre jardinier de l'Amour...Je sais de plus grandes ambitions, je n'en sais pas de plus belles. » Jacques Brel.

Né le 1er novembre 1943 dans la ville de Comiso (Province de Raguse, Sicile), Salvatore Adamo est un élégant produit de l'importante immigration économique en provenance d'Italie que connaît alors la Belgique. L'après-Seconde guerre mondiale, qui laisse l'Italie ruinée et ravagée, conduit en 1947 la famille Adamo à émigrer en Wallonie, où le père de Salvatore travaille comme mineur.

Wallon de Sicile

La jeunesse du petit italien n'a rien de particulièrement folichon : désireux de favoriser son intégration sociale, ses parents lui assurent une scolarité au sein d'une institution catholique des plus strictes. D'abord fils unique, ce qui renforce son caractère solitaire, Salvatore voit naître en Belgique sept frères et soeurs, son statut de fils aîné venant peser un peu plus sur ses épaules. C'est dans la chanson qu'il commence à s'évader, s'étant découvert un joli brin de voix et un goût pour les mélodies tendres et enjouées. Ses parents, immigrés sérieux et travailleurs, froncent tout d'abord les sourcils à l'idée de voir leur aîné choisir un métier de bon-à-rien.

La carrière du jeune aspirant chanteur va cependant vite bénéficier d'une série de coups de pouce : à la fin 1959, Radio Luxembourg organise un grand concours de chant, touchant également la Belgique. Salvatore s'y inscrit, et interprète une chanson de son cru, intitulée « Si j'osais ». Il échoue d'abord aux éliminatoires mais, repêché sur l'insistance d'un membre du jury, franchit ensuite toutes les étapes du concours, réalisant une sorte de spirale géographique qui, à chaque étape de la compétition, le rapproche de Paris. La phase finale du concours apporte le triomphe à Salvatore Adamo, qui remporte le droit de diffuser sa chanson sur les ondes de la radio, et décroche dans la foulée un contrat d'enregistrement.

Cependant, les radio-crochets des années 1960, pas plus que Star Academy quarante ans plus tard, ne garantissent pas forcément à leurs gagnants des carrières automatiques et fulgurantes : passée l'euphorie de la victoire sur les ondes, les ventes du premier 45 tours d'Adamo ne sont pas franchement bonnes, et le jeune homme, déstabilisé, envisage déjà de reprendre sagement sa scolarité en oubliant ses rêves de vedettariat.

C'est sans compter sur son père, Antonio Adamo, qui, initialement sceptique devant le choix carrière de Salvatore, est désormais convaincu du talent de son fils. Devenant de fait le manager de son fils, il l'accompagne à Paris pour décrocher cachets et contrats : après plusieurs 45 tours, Adamo commence enfin à émerger de la masse des jeunes artistes, grâce au titre « Sans toi ma mie ». Les radios, où les programmateurs trouvent la voix du chanteur trop grêle, ne se pressant pas pour passer le morceau sur les ondes, Adamo père a l'idée de la faire diffuser dans les juke-box. Au fil des semaines, « Sans toi ma mie » gagne en popularité, et les auditeurs commencent à réclamer la chanson à leurs stations de radio. Un effet boule de neige s'enclenche progressivement, et le morceau accède au sommet des hit-parades, où il demeure durant six mois.

Idole des copains

En janvier 1965, Adamo - qui oublie son prénom Salvatore pour n'utiliser que son nom de famille, supposé plus « américain » - donne un concert en vedette à l'Olympia ; huit mois plus tard, c'est pour un mois entier qu'il remonte sur la même scène. Les succès se multiplient : « Tombe la neige », « Mes mains sur tes hanches », « Les Filles du bord de mer » (qui sera repris par son compatriote Arno trente ans plus tard), ou « Vous permettez, Monsieur »... Chansons sentimentales et sympathiques, profil sage de garçon bien élevé, exotique mais pas trop, talent complet d'auteur-compositeur-interprète, Adamo remporte tous les suffrages du grand public, et se voit élu artiste n°1 par l'émission Salut les copains, alors principal baromètre du succès des jeunes chanteurs.

Certains amateurs de rock ou de chansons à textes font grise mine devant le succès de ce troubadour gentillet ; Eddy Mitchell dénoncera plus tard Adamo comme ayant été, dans les années 1960, la figure de proue de « tous ces types qui nous ramenaient à Tino Rossi ». Mais le jeune italien francophone plaît, et pas seulement en France ou en Belgique : au Japon, il se voit couronné idole des jeunes, grâce notamment à « Tombe la neige », dont le refrain en cinq syllabes est considéré comme ressemblant aux haïkus nationaux. Le titre reste 72 semaines en tête du hit-parade français.

Adamo multiplie les tournées, et enregistre des versions de ses chansons dans de multiples langues, y compris dans des idiomes dont il ignore tout : italien, néerlandais (pour les marchés flamands et hollandais), japonais, allemand, anglais, portugais, turc... Durant les premières années de sa carrière, Adamo est chaperonné par son père, qui s'occupe de tout. Mais, en août 1966, Antonio Adamo meurt de façon aussi stupide qu'accidentelle. Très durement touché, Salvatore doit apprendre à gérer tout seul sa carrière, ainsi qu'à s'occuper de ses nombreux frères et soeurs, les responsabilités d'aîné de la famille étant bien trop lourdes du fait de sa jeunesse et de son emploi du temps des plus chargés.

Au cours des années 1960-70, Adamo tourne sans arrêt sur les scènes mondiales, n'hésitant pas à aborder des sujets plus graves en dépit de son image de chanteur sentimental : la chanson « Inch'Allah », inspirée en 1967 par la Guerre des Six jours, lui ferme durant dix ans le marché des pays arabes en raison de sa tonalité jugée pro-israélienne. Jugé incurablement « ringard » par les tenants de la branchitude, Adamo ne s'en porte pas plus mal, bien que le mépris que lui témoignent certains de ses pairs le blesse parfois : multipliant les tubes (« J'avais oublié que les roses sont roses » en 1971, « C'est ma vie » en 1975...), le chanteur bénéficie son image de garçon sympathique, gérant sa notoriété avec dignité et ne laissant filtrer que le minimum de sa vie privée et familiale.

Il s'essaie également au cinéma, avec plus ou moins (plutôt moins) de bonheur, donnant notamment la réplique à Bourvil dans Les Arnaud (1967), mélodrame nunuche où il pousse la chansonnette de manière incongrue En 1970, il s'essaie même à la mise en scène, en réalisant le film L'île aux coquelicots, mais préfère ensuite renoncer à ses ambitions de comédien-cinéaste.

En 1976, Adamo écrit la chanson « Manuel » à propos du régime franquiste espagnol.

Suractif sur les scènes du monde entier, Adamo finit cependant par en payer le prix quand, en 1984, il est victime d'un accident cardiaque qui le contrait à l'inactivité durant de longs mois. Mais le chanteur est tout sauf mort et revient sur le devant de la scène avec un nouvel album dès 1987.

Réhabilitation

Le tournant des années 1980-90 permet à Adamo d'occuper le créneau de la nostalgie : le retour en force de la production des années 1970 lui permet de sortir un album Best of  (1989) qui devient Disque d'Or. En 1995 sort La Vie Comme Elle Vient qui inclut le commentaire social « Sans domicile » à propos des sans-abri.

En 1999-2000, il réalise sa première tournée française depuis dix ans, qui s'achève par une scène à l'Olympia. La voix devenue plus grave avec les années, Adamo vieillit superbement, sa constance lui valant la reconnaissance : en 2001, il est fait chevalier par le roi Albert II.

En 2003, le film Laisse tes mains sur mes hanches, réalisé et interprété par Chantal Lauby, rend un hommage semi-ironique à Adamo (qui y fait une apparition clin d'oeil), dont les chansons sont représentées comme le baume au coeur d'un groupe de femmes quadragénaires et nostalgiques. La même année, il fait un grand retour avec le très beau Zanzibar, suivi de La Part de l'Ange en 2007, assorti du duo « Ce George(s) » avec Olivia Ruiz.

Assumant sans problèmes son image d'icône un peu sucrée, artiste complet, Adamo a traversé les ans avec élégance et dignité, là où bien des chanteurs plus branchés ont sombré corps et biens. Ayant gardé toute sa vie - bien que « belge de coeur » - sa citoyenneté italienne à laquelle il ne voulait pas renoncer par respect pour son père, Adamo entame en 2004 les démarches pour obtenir la nationalité belge, l'évolution de la loi lui permettant désormais de cumuler les deux passeports.

Fin 2008, Salvatore Adamo publie l'album-hommage Le Bal des Gens Bien réunissant quelques grands noms et la nouvelle génération de la chanson chantant en duo avec l'artiste dix-huit de ses grands succès.

Indifférent aux modes mais attentif à l'actualité musicale, Salvatore Adamo n'en finit pas de surprendre. En novembre 2010, l'album De Toi à Moi produit par Dominique Blanc-Francard abrite des duos très différents avec Oxmo Puccino (« Rendez-vous sur Gliese »), Chantal Lauby («Tous mes mensonges»), Christophe (« Jours de lumière ») et la chanteuse soprano Anne-Catherine Gillet (« Pourquoi tu chantes »). Très en verve, le septuagénaire belge offre en novembre 2012 un nouveau bouquet de chansons originales au menu de La Grande Roue. Ce vingt-troisième album produit et arrangé par François Delabrière, Fred Pallem, Stanislas et Jean-François Berger comprend notamment l'extrait « Les Belles personnes » et un hommages au regretté Bernard Giraudeau. Copyright 2014 Music Story Nikita Malliarakis

« Tendre jardinier de l'Amour...Je sais de plus grandes ambitions, je n'en sais pas de plus belles. » Jacques Brel.

Né le 1er novembre 1943 dans la ville de Comiso (Province de Raguse, Sicile), Salvatore Adamo est un élégant produit de l'importante immigration économique en provenance d'Italie que connaît alors la Belgique. L'après-Seconde guerre mondiale, qui laisse l'Italie ruinée et ravagée, conduit en 1947 la famille Adamo à émigrer en Wallonie, où le père de Salvatore travaille comme mineur.

Wallon de Sicile

La jeunesse du petit italien n'a rien de particulièrement folichon : désireux de favoriser son intégration sociale, ses parents lui assurent une scolarité au sein d'une institution catholique des plus strictes. D'abord fils unique, ce qui renforce son caractère solitaire, Salvatore voit naître en Belgique sept frères et soeurs, son statut de fils aîné venant peser un peu plus sur ses épaules. C'est dans la chanson qu'il commence à s'évader, s'étant découvert un joli brin de voix et un goût pour les mélodies tendres et enjouées. Ses parents, immigrés sérieux et travailleurs, froncent tout d'abord les sourcils à l'idée de voir leur aîné choisir un métier de bon-à-rien.

La carrière du jeune aspirant chanteur va cependant vite bénéficier d'une série de coups de pouce : à la fin 1959, Radio Luxembourg organise un grand concours de chant, touchant également la Belgique. Salvatore s'y inscrit, et interprète une chanson de son cru, intitulée « Si j'osais ». Il échoue d'abord aux éliminatoires mais, repêché sur l'insistance d'un membre du jury, franchit ensuite toutes les étapes du concours, réalisant une sorte de spirale géographique qui, à chaque étape de la compétition, le rapproche de Paris. La phase finale du concours apporte le triomphe à Salvatore Adamo, qui remporte le droit de diffuser sa chanson sur les ondes de la radio, et décroche dans la foulée un contrat d'enregistrement.

Cependant, les radio-crochets des années 1960, pas plus que Star Academy quarante ans plus tard, ne garantissent pas forcément à leurs gagnants des carrières automatiques et fulgurantes : passée l'euphorie de la victoire sur les ondes, les ventes du premier 45 tours d'Adamo ne sont pas franchement bonnes, et le jeune homme, déstabilisé, envisage déjà de reprendre sagement sa scolarité en oubliant ses rêves de vedettariat.

C'est sans compter sur son père, Antonio Adamo, qui, initialement sceptique devant le choix carrière de Salvatore, est désormais convaincu du talent de son fils. Devenant de fait le manager de son fils, il l'accompagne à Paris pour décrocher cachets et contrats : après plusieurs 45 tours, Adamo commence enfin à émerger de la masse des jeunes artistes, grâce au titre « Sans toi ma mie ». Les radios, où les programmateurs trouvent la voix du chanteur trop grêle, ne se pressant pas pour passer le morceau sur les ondes, Adamo père a l'idée de la faire diffuser dans les juke-box. Au fil des semaines, « Sans toi ma mie » gagne en popularité, et les auditeurs commencent à réclamer la chanson à leurs stations de radio. Un effet boule de neige s'enclenche progressivement, et le morceau accède au sommet des hit-parades, où il demeure durant six mois.

Idole des copains

En janvier 1965, Adamo - qui oublie son prénom Salvatore pour n'utiliser que son nom de famille, supposé plus « américain » - donne un concert en vedette à l'Olympia ; huit mois plus tard, c'est pour un mois entier qu'il remonte sur la même scène. Les succès se multiplient : « Tombe la neige », « Mes mains sur tes hanches », « Les Filles du bord de mer » (qui sera repris par son compatriote Arno trente ans plus tard), ou « Vous permettez, Monsieur »... Chansons sentimentales et sympathiques, profil sage de garçon bien élevé, exotique mais pas trop, talent complet d'auteur-compositeur-interprète, Adamo remporte tous les suffrages du grand public, et se voit élu artiste n°1 par l'émission Salut les copains, alors principal baromètre du succès des jeunes chanteurs.

Certains amateurs de rock ou de chansons à textes font grise mine devant le succès de ce troubadour gentillet ; Eddy Mitchell dénoncera plus tard Adamo comme ayant été, dans les années 1960, la figure de proue de « tous ces types qui nous ramenaient à Tino Rossi ». Mais le jeune italien francophone plaît, et pas seulement en France ou en Belgique : au Japon, il se voit couronné idole des jeunes, grâce notamment à « Tombe la neige », dont le refrain en cinq syllabes est considéré comme ressemblant aux haïkus nationaux. Le titre reste 72 semaines en tête du hit-parade français.

Adamo multiplie les tournées, et enregistre des versions de ses chansons dans de multiples langues, y compris dans des idiomes dont il ignore tout : italien, néerlandais (pour les marchés flamands et hollandais), japonais, allemand, anglais, portugais, turc... Durant les premières années de sa carrière, Adamo est chaperonné par son père, qui s'occupe de tout. Mais, en août 1966, Antonio Adamo meurt de façon aussi stupide qu'accidentelle. Très durement touché, Salvatore doit apprendre à gérer tout seul sa carrière, ainsi qu'à s'occuper de ses nombreux frères et soeurs, les responsabilités d'aîné de la famille étant bien trop lourdes du fait de sa jeunesse et de son emploi du temps des plus chargés.

Au cours des années 1960-70, Adamo tourne sans arrêt sur les scènes mondiales, n'hésitant pas à aborder des sujets plus graves en dépit de son image de chanteur sentimental : la chanson « Inch'Allah », inspirée en 1967 par la Guerre des Six jours, lui ferme durant dix ans le marché des pays arabes en raison de sa tonalité jugée pro-israélienne. Jugé incurablement « ringard » par les tenants de la branchitude, Adamo ne s'en porte pas plus mal, bien que le mépris que lui témoignent certains de ses pairs le blesse parfois : multipliant les tubes (« J'avais oublié que les roses sont roses » en 1971, « C'est ma vie » en 1975...), le chanteur bénéficie son image de garçon sympathique, gérant sa notoriété avec dignité et ne laissant filtrer que le minimum de sa vie privée et familiale.

Il s'essaie également au cinéma, avec plus ou moins (plutôt moins) de bonheur, donnant notamment la réplique à Bourvil dans Les Arnaud (1967), mélodrame nunuche où il pousse la chansonnette de manière incongrue En 1970, il s'essaie même à la mise en scène, en réalisant le film L'île aux coquelicots, mais préfère ensuite renoncer à ses ambitions de comédien-cinéaste.

En 1976, Adamo écrit la chanson « Manuel » à propos du régime franquiste espagnol.

Suractif sur les scènes du monde entier, Adamo finit cependant par en payer le prix quand, en 1984, il est victime d'un accident cardiaque qui le contrait à l'inactivité durant de longs mois. Mais le chanteur est tout sauf mort et revient sur le devant de la scène avec un nouvel album dès 1987.

Réhabilitation

Le tournant des années 1980-90 permet à Adamo d'occuper le créneau de la nostalgie : le retour en force de la production des années 1970 lui permet de sortir un album Best of  (1989) qui devient Disque d'Or. En 1995 sort La Vie Comme Elle Vient qui inclut le commentaire social « Sans domicile » à propos des sans-abri.

En 1999-2000, il réalise sa première tournée française depuis dix ans, qui s'achève par une scène à l'Olympia. La voix devenue plus grave avec les années, Adamo vieillit superbement, sa constance lui valant la reconnaissance : en 2001, il est fait chevalier par le roi Albert II.

En 2003, le film Laisse tes mains sur mes hanches, réalisé et interprété par Chantal Lauby, rend un hommage semi-ironique à Adamo (qui y fait une apparition clin d'oeil), dont les chansons sont représentées comme le baume au coeur d'un groupe de femmes quadragénaires et nostalgiques. La même année, il fait un grand retour avec le très beau Zanzibar, suivi de La Part de l'Ange en 2007, assorti du duo « Ce George(s) » avec Olivia Ruiz.

Assumant sans problèmes son image d'icône un peu sucrée, artiste complet, Adamo a traversé les ans avec élégance et dignité, là où bien des chanteurs plus branchés ont sombré corps et biens. Ayant gardé toute sa vie - bien que « belge de coeur » - sa citoyenneté italienne à laquelle il ne voulait pas renoncer par respect pour son père, Adamo entame en 2004 les démarches pour obtenir la nationalité belge, l'évolution de la loi lui permettant désormais de cumuler les deux passeports.

Fin 2008, Salvatore Adamo publie l'album-hommage Le Bal des Gens Bien réunissant quelques grands noms et la nouvelle génération de la chanson chantant en duo avec l'artiste dix-huit de ses grands succès.

Indifférent aux modes mais attentif à l'actualité musicale, Salvatore Adamo n'en finit pas de surprendre. En novembre 2010, l'album De Toi à Moi produit par Dominique Blanc-Francard abrite des duos très différents avec Oxmo Puccino (« Rendez-vous sur Gliese »), Chantal Lauby («Tous mes mensonges»), Christophe (« Jours de lumière ») et la chanteuse soprano Anne-Catherine Gillet (« Pourquoi tu chantes »). Très en verve, le septuagénaire belge offre en novembre 2012 un nouveau bouquet de chansons originales au menu de La Grande Roue. Ce vingt-troisième album produit et arrangé par François Delabrière, Fred Pallem, Stanislas et Jean-François Berger comprend notamment l'extrait « Les Belles personnes » et un hommages au regretté Bernard Giraudeau. Copyright 2014 Music Story Nikita Malliarakis


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